vendredi 21 juin 2013

L'avionneur Dassault présente le premier drone de combat européen

L'avionneur Dassault présente le premier drone de combat européen
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Ses airs d’Ovni se devinent derrière la bulle qui protège ses secrets de fabrication des regards trop curieux. Le nEUROn, premier démonstrateur technologique d’avion de combat sans pilote développé en Europe, est l’une des stars du cinquantième Salon de l’aéronautique du Bourget qui a ouvert ses portes lundi. Tel un VIP, il est impossible de s’en approcher, des barrières et des gendarmes veillant à tenir le public à une distance raisonnable.
Ses airs d’Ovni se devinent derrière la bulle qui protège ses secrets de fabrication des regards trop curieux. Le nEUROn, premier démonstrateur technologique d’avion de combat sans pilote développé en Europe, est l’une des stars du cinquantième Salon de l’aéronautique du Bourget qui a ouvert ses portes lundi. Tel un VIP, il est impossible de s’en approcher, des barrières et des gendarmes veillant à tenir le public à une distance raisonnable.
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Le nEUROn est directement sorti des BD de Blake et Mortimer, rendant visuellement le Rafale obsolète tant ses lignes font penser à un engin venu de l’espace. Dassault mise beaucoup sur ce drone furtif, distillant depuis quelques courtes années un marketing puissant autour de l’arrivée sur le marché de ce nouvel avion sans pilote. Eurosatory présentait une maquette réduite, l’une des dernières éditions du salon du Bourget montrait une maquette grandeur nature. Cette année, juin 2013, l’avion s’approche quasiment du modèle définitif, mais observable seulement à distance, dôme de protection dessus, barrières et gardes autour. Forcément cela attire l’attention et toutes les spéculations sont ouvertes sur ses capacités et sa technologie. Les spécialistes d’avionique vont être ravis, la fiction se fait dépasser par la réalité.
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Photos : J.P.T
Développé par Dassault, Saab (Suède), Ruag (Suisse), EADS Casa (Espagne), EAB (Grèce) et Alenia Aermacchi (Italie) pour 400 millions d’euros, son rôle est de tester les technologies de demain, notamment en termes de furtivité et d’automatisme de très haut niveau. Le nEUROn a effectué son premier vol à la fin de l’année dernière et poursuivra ses campagnes d’essai pendant une année en France, sur la base d’Istres, puis en Suède.
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Le démonstrateur d'avion sans pilote nEUROn au Salon du Bourget, le 17 juin 2003 V. WARTNER/20 MINUTES
Un retard industriel à rattraper
« C’est le projet les plus avancé technologiquement », indique-t-on chez Dassault Aviation, où l’on prend soin de préciser que les drones en série ne voleront pas « avant 10 ou 25 ans ». Si tant est qu’un programme industriel soit bel et bien lancé. Car en matière d’avion sans pilote, la France a pris un sacré retard, au point que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient de commander 12 Reaper américains pour des missions d’observation, dont deux doivent être utilisés dès cette année au Mali.
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Reaper américain
Un vrai drone de combat
Mais, pour Dassault, le Reaper américain, même dans sa version armée tel qu’il est utilisé au Pakistan ou au Yémen, n’a rien d’un vrai drone de combat. « Il n’intervient pas dans une zone hostile, équipée de défense aérienne, explique-t-on chez l’avionneur français. Un vrai drone de combat doit se déplacer très vite dans une zone défendue et trouver lui-même sa cible, sans intervention humaine. » Et sans même émettre d’images auprès d’un centre de commandement car cela atténuerait sa furtivité. « Un des points essentiels est donc de déterminer à quel point le drone est autonome dans sa prise de décision. » (YH : autrement dit : faut-il contrevenir sciemment aux principales lois de la robotique ?...)
S’il correspond aux besoins de la guerre du futur, le drone de combat est-il adapté aux budgets fragilisés des Etats européens ? Car un prototype coûterait beaucoup plus cher que le simple démonstrateur industriel. « C’est pour le rendre abordable que plusieurs partenaires européens se sont justement associés », répond-on chez Dassault.
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SFH-06-2013

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