samedi 5 mars 2016

Légendes de la cité disparue de Taricum

Légendes de la cité disparue de Taricum, ou de la Fille du Roi Arthur...

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Sarcophage d'un premier chrétien, Toulx Sainte Croix (wikipedia)


Au cours des jours et des semaines à venir, vous lirez beaucoup d'articles présentant des légendes des régions du Bourbonnais et de l'Auvergne... ce n'est pas pour rien, je suis arrivé dans ces contrées qui, comme la plupart des régions de France, recèlent encore de nombreuses légendes et contes nous provenant des lointains âges pour beaucoup, et dont la tradition orale se perd malheureusement de plus en plus. Les origines celtiques de notre ethnie bien répandue dans toute la France font que nos légendes, du Nord de la France à la Provence, possèdent toutes un tronc commun au niveau des mythes très anciens liés notamment aux menhirs, dolmens ou autres Pierres Levées que l'on découvre encore (bien que des milliers aient disparues au fil des âges) dans pratiquement toutes des régions françaises... c'est donc tout naturellement que je commence cette série d'articles par des légendes liées à ces Anciennes Pierres Sacrées, à l'aide d'ouvrages déjà anciens eux-mêmes, découverts dans des bibliothèques locales (comme celle de Dompierre-sur-Besbre par exemple pour aujourd'hui)...


Ces histoires et références sont issues des archives du Chateau de la Garde, sis à la Celle-sous-Montaigut, où elles ont été découvertes par Octave-Louis Aubert en 1944 et décrites dans son ouvrage "Légendes traditionnelles du Bourbonnais - Tome 1" paru en 1946 et réédité en 1998 par la SEPEC.


D'après cet ouvrage, trois centres mégalithiques existaient encore dans le Bourbonnais à l'époque de sa rédaction. Le premier se situe au sud-est, dans le canton de Mayet-de-Montagne, aux abords du village de la Chabanne. Il s'agit des Pierres-Courtines, mais en fait tout l'environnement et ses appellations font appel aux souvenirs des cultes druidiques, que l'on parle du Bois-Noir ou des Monts de la Madeleine, où l'on trouve encore les pierres à bassins et des dolmens. Sur Saint-Nicolas-des-Biefs, le Ré-des-Dieux et le Ré-de-Mussi ont pour voisin le menhir de la Pierre du Charbonnier. Situé sur le hameau de Gaulourdier, cette Pierre Levée se nomme ainsi à cause de ses sombres reflets. Sur la commune de Lavoine, au village de Malichard, existe le Champ-des-Rocs, qui se nomme ainsi car rien n'y pousse : il est couvert de petits menhirs et de grosses pierres, que la légende affirme avoir été jetées ici par le dieu romain géant Tanaris Lithobole (lithos : pierre, bolos : lancer), à moins que ce ne soit par le géant Gargantua. Il y a plusieurs Pierres sur Saint-Clément, avec la Pierre du Barde, la Pierre Maligne, les Pierres Folles, la Palle ou Pallus. Des alignements (un peu comme à Carnac en Bretagne, sans être aussi importants, ont longtemps été visibles à côté du village de Cressanges, mais ont totalement disparu vers la moitié du 19ème siècle, malheureusement. Une légende tenace est reliée à la Pierre qui Danse, à Saint-Léon : elle serait une fée transformée en menhir, et des histoires racontent qu'elle tourne et danse à minuit, les soirs de pleine Lune...Seulement, même si de nombreux jeunes garçons et filles se sont cachés pour la surprendre, comme elle est toujours fée, elle sait qu'on la regarde et ne bouge pas tant que c'est le cas...


Sans que l'on en sache vraiment la raison, un gros dolmen est surnommé le Dolmen de la Femme, près d'Arfeuilles. Il y a aussi les monolithes de Hyds, sur la route de Saint-Pourçain-sur-Sioule, qui ne sont plus que des vestiges usés... la légende dit que le plus gros ne serait en fait qu'un caillou que Gargantua aurait retiré de son soulier, quand il traversait le pays à grandes enjambées pour se rendre au village cité. Pour finir avec ce premier groupe, nous trouvons encore les menhirs d'Estivareilles, qui ont été christianisés, et qui se nomment maintenant la Croix Brousseau et la Croix de la Grenouillère...



03 venas la croix de pierre menhir christianise

Un exemple de menhir christianisé à Venas


Les autres noms des lieux où se situent le deuxième groupe de monolithes ont incontestablement une étymologie celtique également : ils se trouvent tous deux en Combraille (Combe, vallée étroite et profonde). Avec l'un qui se dresse sur les flancs de la colline de Toul-Sainte-Croix (Creuse) ou plutôt Toulx (Vallon  dans sa racine celtique) et l'autre sur le sommet du Mont Burlot, avec les Pierres Jaumâtres qui regroupent la Pierre du Jugement, ou des Oracles, dénommée encore Teutatès, ou encore les Pierres Dep-Nell, ou "sans chef". Notons que la Pierre des Oracles ne tient sur son bloc de base que par miracle d'équilibre et que l'on assure qu'elle oscille et vibre lorsque le vent d'ouest (provenant de la Bretagne Armoricaine) souffle dans les forêts voisines...

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Les Pierres Dep-Nell, George Sand s'est inspirée de ce lieu pour l'une de ses nouvelles trouvable dans "Légendes Rustiques"...


Le troisième groupe, qui n'est pas très très loin du second, se trouve sur les landes de la Tanière, entre le village de Fontanat et le hameau des Jarges, plus précisément à l'endroit où la route de Saint-Martinien à Treignat croise celle d'Archigniat : ce sont les Pierres-Giraud ou Girods. Et ces deux groupes proches l'un de l'autre font d'ailleurs l'objet d'une très ancienne légende liée à l'existence de deux très anciennes villes, qui y auraient existé il y a plus de vingt siècles. Ces monolithes sont dispercés sur de vastes étendues incultes et d'ailleurs incultivables tant il sont encombrés de cailloux et de pierres qui percent de partout les genêts, bruyères et herbes folles, et qui donnent l'impression d'une multitudes de pierres résultant d'une formidable explosion ayant disloqué les murailles d'anciennes et importantes cités. La première, dont les Romains s'emparèrent lors de la conquête des Gaules, reçut de ses envahisseurs le nom de Taricum, disent les uns, de Tullum, disent les autres. Ce qui est certain, c'est qu'on a retrouvé à cet endroit les substructions de camps établis par les occupants. De la seconde cité on ignore l'ancien nom.


Des légendes celtiques (ou en ayant l'âme) s'attachent à la disparition de ces deux villes. Un peu comme le furent Is ou Occismor chez les Armoricains, ces deux villes auraient été anéanties en punition de leur débauche, voire des crimes de leurs habitants. Mais au lieu d'être englouties par les flots de la mer, elles furent, comme Sodome et Gomorrhe, dévorées par le feu et englouties par la terre. D'ailleurs, tout comme Is et les autres "Atlantides" bretonnes, ces villes ne sont pas réellement mortes : elles continuent de subsister dans les profondeurs, avec leurs maisons, leurs temples ou leurs églises, leurs marchands et leurs habitants, en attendant le jour où elles reviendront à la lumière et reprendront le cours interrompu de leur existence...


D'autres récits font état de la possibilité que ces villes antiques aient en fait succombées sous les coups de barbares venus de l'est, bien avant l'ère chrétienne, lors des invasions, aux premiers siècle de l'Histoire. Une seule chose de certaine pour les spécialistes : les mégalithes de Toulx-Saintes-Croix et de Fontanat sont bien les vestiges d'anciens temples druidiques. Leur disposition évoque celle des cromlechs. Au milieu se voit la pierre des sacrifices, creusée de cavités à la forme du corps humain, de rigoles par lesquelles s'écoulait le sang et de bassins où les sacrificateurs déposaient les entrailles de la victime pour en tirer des oracles. L'enceinte de ces sanctuaires est délimitée par des Pierres Levées ou menhirs de hauteurs différentes, placés de distance en distance. Les pierres sur lesquelles s'accomplissaient les sacrifices sont plus élevées que les autres et dominent une grande étendue du pays. 


Sur place, on s'imagine sans peine une foule se pressant debout, tout autour, sur le flanc des collines, assistant aux assemblées culturelles des solstices et des équinoxes, à l'égorgement de l'homme, de la femme, ou de l'animal offert en holocauste aux manes de Teutatès, Père du monde ou encore de Belem, dieu du Soleil, et lançant vers le ciel des " évohés " d'acclamations triomphales... Les branches des chênes très nombreux à l'époque étendaient leurs rameaux verts et dentelés sur l'autel ou dolmen, d'où s'élevait la voix des druidesses, virginales sujettes de Tad, pour invoquer les dieux, avant de procéder avec leurs faucilles d'or à la coupe du gui...


Les noms des Pierres sont assez parlants en eux-mêmes, et sont parvenus jusqu'à nous : la Pierre du Plaid paraît indiquer que les druides rendaient devant elle leurs sentences de justice ; l'autre se nomme la Pierre de l'Oracle et ses oscillations, comme celles des rolers de Grande et de Petite Bretagne, fixaient les destinées humaines de l'époque. Même la vallée où coule un ruisseau qui descend de Fontanat vers la Majeure, est appelée le "vallon des tombeaux" : l'emplacement probable d'une ancienne nécropole celtique...


Mais revenons à cette mystérieuse cité disparue, nommée Taricum ou Tullum par les Romains de Jules César. Avant de vous conter la légende de cette ville, étroitement liée à celle de la fille du Roi Arthur (et oui !), je vais parler des vraies recherches archéologiques, étymologiques et géographiques qui ont été faites par J. F. Baraillon, ancien député de la Creuse, membre du Corp législatif, correspondant de l'Institut de France, de la Société galvanique de Paris, associé regnicole de la Société de médecine de la même ville, associé de celle de Bordeaux, membre non résident de l Académie celtique, etc, etc... dans son ouvrage paru en 1806 "Recherches sur plusieurs monuments céltiques et romains" (éditions Dentu à Paris).


Ainsi, pour Mr. Baraillon, la ville antique de Taricum est assimilable aux ruines de la ville de Toull (Toulx Sainte-Croix dans la Creuse)... qu'il étudie dans son ouvrage, dont voici un large extrait (mais rappelons que ce qui était encore visible en 1806 ne l'est plus probablement de nos jours, malheureusement... et aussi que le texte est en vieux français : il ne s'agit pas de fautes d'orthographe donc, mais d'une autre époque...) :


" Il existe dans le second arrondissement de la Creuse, une montagne appelée "de Toull" : elle domine sur une grande étendue de plaines et de coteaux du département , et même des départements environans, tels que le Puy-de-Dôme, l'Allier, le Cher : son élévation au-dessus du niveau de la mer est d'environ 670 mètres, d'après M. Delambré. C'est sur le sommet de cette montagne, qu'une immense quantité de pierres, les unes amoncelées, les autres éparses, fixent l'oeil du voyageur et provoquent nécessairement son attention, en excitant son étonnement.

Si on parcourt l'espace qu'elles couvrent, on s'aperçoit bientôt qu'elles suivent le contour de la montagne, qu'elles forment plusieurs enceintes circulaires, et que toutes ont été lancées du dedans au dehors.

Pour peu que l'on s'y connaisse, on demeure également convaincu qu'elles ont servi à des murailles, à des bâtimens. Toutes présentent un parement très uni : la plupart sont cependant d'une telle grosseur, que nos ouvriers refuseraient de les employer. Avec du travail et de la patience, on trouve, sous ces amas, les restes des murs dont ils ont fait partie. Ils excèdent souvent d'un quart de mètre la superficie du sol, et on peut aisément voir la forme, l'étendue, la structure des édifices. Ces murs ont, en général, un mètre et jusqu'à un mètre et quart d'épaisseur. Plusieurs, pour parler avec les ouvriers, sont tirés à la sible : c'est-à-dire que les pierres de chaque rang sont échantillonnées, d'égale hauteur et bien ajustées. Il en est qui forment les deux paremens, et rendent de la sorte l'ouvrage très-solide. Il est aussi des murailles à.pierres mêlées, où l'on ne distingue point les assises, ni l'existence d'aucun mortier. Il est constant que les interstices et les vides des pierres ne sont remplis, en certains bâtimens, que de terre végétale, en quelques autres de tuf, et en beaucoup d'argile non gâchée. Les constructeurs ne s'occupaient qu'à bien asseoir, à bien engraîner les moellons, si l'on peut parler ainsi, sans soupçonner combien le mortier, surtout d'une terre glaise très graveleuse, ajoute à la solidité...

Ce fait, je l'avoue, m'a paru d'autant plus extraordinaire, qu'ils connaissaient et savaient employer le mortier de chaux ; j'ai donc dû m'en assurer ; mais toutes mes recherches n'ont servi qu'à me convaincre qu'ils ne gâchaient pas la terre à maçonnerie. Peut-être pourrait-on penser, en considérant la haute antiquité des murs, que le tems a dénaturé le mortier, a détruit le liant, le gluten qui en unissait et soutenait toutes les parties.

Les édifices varient peu entre eux : les uns sont ronds, ainsi que l'énonce Strabon (1), en parlant de ceux des Gaulois ; les autres sont carrés. Il en existe aussi d'oblongs, même d'ovales à une extrémité, tandis qu'ils sont étroits et angulaires à l'autre. Quant aux matériaux de construction, il ne faut pas s'étonner si, dans une ville et un pays où les pierres abondent, on n'a pas bâti en bois, ainsi que l'assurent Vitruve et l'auteur ci-dessus cité (2). II faut nécessairement rapporter, ce qu'ils avancent à ce sujet, aux campagnes et aux parties de la Celtique moins bien favorisées. D'ailleurs Toull avoisine la Marche, et je ne doute pas que cette partie des Gaules ne fût autrefois, comme aujourd'hui, le pays des maçons. Il en existait bien évidemment, puisque César rencontrait chez chaque peuple, des villes populeuses, et bien fortifiées : Plutarque en fixe le nombre à 800. Le plus grand nombre des maisons n'allait pas au-delà de trois ou quatre mètres en oeuvre ; quelques-unes cependant en offrent jusqu'à six. C'était un grand luxe, sans doute, que de pareils abris, si on les compare aux cachettes souterraines dont on parlera dans la suite.


Nous avons découvert l'entrée de quelques-unes de ces maisons. De grosses et longues pierres debout, sans feuillures, sans traces de gonds, ni de crapaudines, formaient les montans des portes; d'autres, que l'on voit à côté, servaient sans doute de linteaux. L'impôt des fenêtres eût été très mal assis sur une pareille ville ; car on peut raisonnablement douter s'il en existait. Nos fouilles ne nous ont procuré que deux seuls assemblages qui formaient une sorte d’œil de bœuf d'un double décimètre, dans sa plus grande ouverture. Le marteau ne parait y avoir concouru que pour très peu : un bloc ayant une échancrure naturelle dans son milieu, fendu, ajusté par ses extrémités, semble en avoir fourni l'idée et fait tous les frais. Nous n'avons aperçu aucune trace de cheminée ; là, comme en certaines chaumières de la Suisse, de la Souabe, le feu se faisait au milieu de l'habitation, et la fumée s'échappait par le toit.

Mais, en parlant de toit, nous nous sommes assurés que les bâtimens n'étaient point couverts de tuiles. On n'en a jamais trouvé, et nous n'en avons nous-mêmes découvert quelques vestiges, à la suite de recherches très minutieuses et très suivies, que dans deux endroits que nous indiquerons : tandis que dans la ville romaine de Néris, également ruinée, et qui fait partie de ces recherches, on marche de toutes parts sur des débris de cette espèce. On peut donc assurer que les édifices étaient couverts de chaume, ainsi que le prononce César à l'égard des Gaulois, et Diodore de Sicile à l'égard des Bretons. Alors, cette toiture pouvait être très élevée, comme le dit Strabon (3), respectivement à celles des Romains qui étaient presque plates, ainsi que l'atteste l'espèce de tuiles dont ils se servaient. Tout porte à croire que les cases, car c'est le nom que méritent ces tristes demeures, étaient très basses, attendu leur construction, la fréquence des orages et l'impétuosité du vent qui désolent cette montagne. Elles étaient d'ailleurs contiguës, entassées sans ordre et très serrées. Les rues, dont on peut apercevoir quelques marques, avaient au plus trois ou quatre mètres de large. Un puits carré, presque comblé, qui se voit au midi, porte avec lui l'empreinte d'une très grande ancienneté. Son contour de granit est usé : il serait difficile d'en indiquer la profondeur.


On rencontre, au centre et au nord de la ville, deux bâtimens aussi remarquables par leurs formes que par leur construction. Celui du nord présente un carré au milieu d'un autre. L'enceinte extérieure du premier est de soixante-neuf mètres et demi, l'intérieur de dix-huit trois quarts. L'interstice vide entre les deux carrés est d'environ sept mètres. Ici on a employé le mortier de chaux, et, à défaut de sable, de la pierre grossièrement écrasée. Cette pierre tendre est commune dans les environs, et très différente de celle qui a servi aux murailles. On ne trouve dans les décombres aucun reste de tuiles, de briques ou de carreaux : tout porte à croire qu'il n'a jamais été couvert. Celui du centre en comprenait plusieurs autres, dont le plus marquant était une tour ronde. Ce bâtiment, éloigné de 16o mètres du précédent, avait des murs de deux mètres d'épaisseur, construits avec des mortiers de différentes espèces. On y a trouvé d'anciennes armes, mais détruites par la rouille ; et une longue barre de fer, terminée en gond par l'un de ses bouts, du poids d'environ deux myriagrammes et demi. Le premier de ces édifices me rappelle le vestibule ou Porche de l'Autel, près de Pontrieux (Bretagne), dont parle Caylus (4). Il n'en diffère que par sa forme carrée, tandis que le porche de l'Autel est rond. Notre tour ayant été rasée près de terre, ne laisse apercevoir aucune de ses entrées ; nous ne pouvons donc prononcer ni sur le nombre de ses portes, ni sur sa hauteur. Cependant, si l'on en juge par l'étonnante quantité de ses débris, on pourra assurer qu'elle était très élevée et construite des plus grosses pierres. Ses murailles avaient deux mètres d'épaisseur. Elle était située sur le sommet de la montagne, et paraissait correspondre avec les Pierres Jomâtres et Dep-Nell. Je ne doute pas qu'elle ne servît tout à la fois de forteresse et de temple. Les temples des Celtes étaient tous très étroits, ceux qui sont parvenus jusqu'à nous le confirment. Diodore de Sicile en distingue évidemment de deux sortes : d'où il faut conclure qu'il existait chez les Gaulois des petits temples ouverts par le haut sacella, comme ceux de Lanleff (Bretagne) et de Toull, et d'autres plus considérables, delabra, où il existait un simulacre quelconque de la divinité.

Au surplus les temples des Celtes étaient assez fréquemment de forme carrée, et placés entre le midi et le nord. Tel est celui de Chambon.


Si l'on me demandait à quelle divinité le temple de Toull était consacré, je répondrais d'abord avec César (5) , « que la nation entière des Gaulois était très religieuse. » J'oserais même ajouter qu'une pareille ville, si elle existait sous les Romains, devait avoir sa divinité tutélaire, son dieu principal, pour parler avec Minutius Félix, sa dea Tulla ou tarica ; et je citerais en témoignage tant de divinités de cette espèce, dea Bibracte, dea Segusiadea Vocontiorum, dea Onvanha, Borvo et Mona, Andarte, Arduina, dea Segestadea Berecinthia, etc , etc. J'irais même jusqu'à dire, avec l'abbé Mongault (6) qu'elle a pu, ainsi que plusieurs autres, diviniser quelques-uns de ses chefs, de ses magistrats, de ses bienfaiteurs, et j'appuierais cette assertion sur des ruines, des monumens qui se voient dans un village très voisin, et sur le nom celtique de ce même village. En effet le mot bed-ïoun, bed-jun, annonce la présence de tombeaux, sans doute consacrés aux grands hommes de cette peuplade : mais comment les distinguer aujourd'hui entre plusieurs autres ? à moins de considérer comme tels les plus élevés, les plus marquans, ceux qui sont accompagnés d'un plus grand nombre d'inférieurs ; ceux surtout auxquels adhéraient les petits édifices dont on voit encore les ruines et les fondemens ; bedd, sépulcre, ïoun oujoun, du Dieu, du Seigneur. Le second bâtiment occupait le centre de la ville ; ville qui se trouve réduite aujourd'hui, à la suite de plusieurs accidens, à douze ou quinze chaumières. C'était là l'emplacement du château dont quelques bulles et d'anciens titres font mention. C'était sans doute aussi le séjour du prince dont il sera parlé.


Toull avait trois enceintes en amphithéâtre. Le rempart, qui circonscrivait la ville, avait douze cents mètres de circonférence ; il était éloigné de quarante du second, le second de quarante du troisième ; c'est-à-dire, eu égard à l'escarpement du terrain, qu'ils étaient respectivement à la portée du trait et de la fronde. On ne trouve aucune marque de bâtiment dans les interstices, si l'on en excepte celui dont il sera question plus bas. Le premier rempart, le plus interne, avait jusqu'à cinq mètres et demi d'épaisseur ; le second, que l'on peut appeler l'intermédiaire, n'en avait que trois. L'un et l'autre répondaient, par leurs constructions, aux habitations des citadins, qui étaient évidemment de deux sortes ; les unes avec mortier, et les autres sans mortier mais les pierres en étaient infiniment plus considérables. La troisième muraille, la plus extérieure, avait deux mètres de large ; elle différait peu de l'intermédiaire, et devait être peu élevée, si l'on en juge par la petite quantité de ses débris. Le tems a complètement comblé le fossé, si jamais il en a existé un aux pieds de ce dernier. C'est ici le lieu de se rappeler, en considérant ce rempart isolément, que telle était, selon César, la manière de se fortifier des Gaulois. C'est ainsi qu'ils se retranchèrent sous les murs d'Alise (Alesia). On aperçoit encore à Gergoie des murs construits en grosses pierres sèches, hauts de deux mètres, pour se couvrir et arrêter l'ennemi, au rapport de Pasumot (7).

On peut assurer que les derniers rangs de maçonnerie de chaque mur de circonférence étaient terminés par des pierres énormes par leur épaisseur, leur longueur et leur largeur : elles sont encore sur place, et paraissent y devoir rester long-tems. Nous devons ajouter que la montagne elle-même est minée et percée en plusieurs endroits. Je connais un de ses souterrains au nord, entre la seconde et la troisième enceinte, à quatre-vingt mètres environ du temple dont on a parlé, et qui paraît communiquer avec celui-ci. Des coups de masse de fer fortement appliqués sur des corps durs placés sur le sol, en font soupçonner beaucoup d'autres par le bruit et le frémissement qui en résultent (8). On a coutume de lui rapporter tous ceux que le hasard fait assez fréquemment découvrir dans les environs. L'on croit, en conséquence, que ceux de la Chom, de la Clusière, et même de la Garde y vont aboutir (9). Ces mines, ces souterrains confirment encore ce qu'a dit César du savoir des Gaulois en cette partie. Personne ne pouvait mieux en juger que ce vainqueur, auquel ils en avaient donné des preuves en différents siéges, notamment à celui de Bourges. Ces faits, une fois constatés, la tradition orale se trouve parfaitement d'accord avec eux, et le nom celtique de Toull devient très expressif. Ce mot, comme substantif, exprime un trou, un creux, une ouverture étroite, une profondeur ; comme adjectif, il signifie tout ce qui est percé.


Si l'on considère l'immense quantité de pierres que l'on a enlevées, peut-être depuis quatorze siècles, et que l'on enlève journellement pour bâtir ailleurs ; si l'on se représente la multitude incroyable de celles qui ont été successivement enfouies et que l'on enfouit chaque jour ; si l'on examine enfin ce nombre prodigieux de cases qui se pressent pour ainsi dire les unes sur les autres, partout où le cultivateur n'a pu surmonter la masse des décombres, on sera forcé de convenir de l'existence d'une ville infiniment populeuse, relativement à son étendue. Remarquez que celles de Gergoie, Gergovia, et d'Alise, aujourd'hui Bourg-Sainte-Reine, occupaient encore moins de terrain, si l'on s'en rapporte aux meilleures descriptions. Mais cette population ne se bornait pas à une si étroite enceinte. Tout le contour de la montagne de Toull, les vallons, les coteaux, les bois, les champs environnans ont été couverts de maisons. Elles sont absolument les mêmes que celles de l'intérieur, c'est-à-dire très étroites et affectant de préférence la forme ronde ou carrée. Nous ne hasarderons rien en assurant que le nombre des habitans hors la ville, égalait au moins, s'il ne surpassait pas, celui des citadins.

Les villages voisins, parmi lesquels plusieurs portent des noms celtiques, montrent des ruines et annoncent une nombreuse et ancienne population; on doit de préférence citer ici celui de la Mazère. Il existe sur le mont Chabrut ou Puy-Chabrut, à l'ouest de Toull, des traces de bâtimens, même un puits carré qui a dû être très profond. On voit sur le territoire de la Ronzire, au milieu de plusieurs mazures, une petite voûte, en forme de calotte, dont l'intérieur mériterait d'être fouillé ; ce pourrait être un antre de Mythras. De toutes parts, en un mot, dans un rayon assez étendu, dont Toull est le centre, ce sont des ruines et des ruines très anciennes.


(...) D'après cet exposé, je regrette de n'avoir point pénétré dans les souterrains, dans les antres les plus cachés de Toull; mais je n'y renonce pas. C'est là seulement où l'on pourra trouver des armures, des simulacres, des instrumens propres aux sacrifices et autres objets utiles à connaître, qui auront été soustraits à l'avidité du vainqueur, ainsi que cela se pratiquait partout dans l'extrême danger. La tradition orale encouragerait, à ces recherches si elle méritait quelque confiance. Quoiqu'il en soit, on peut augurer, en voyant de telles ruines, qu'aucun être animé n'a survécu au sac de cette ville : motif de plus pour croire à la possibilité de découvertes vraiment intéressantes.

L'épaisseur de la couche de terre végétale qui se remarque sur le plateau de Toull, et qui est souvent d'un demi-mètre, est encore une forte preuve d'une ancienne et nombreuse population. Il est en effet extraordinaire de trouver au sommet d'une montagne, surtout dans la Creuze, une telle couche et un sol aussi fertile, tandis que les vallons, qui cependant reçoivent toute la substance, tout l'engrais des terrains supérieurs, ne présentent rien de semblable. Il est , d'après cela, facile de concevoir les fatigues du cultivateur pour déblayer son champ, et d'où proviennent ces tas énormes de pierres que l'on rencontre à chaque pas, ou, pour mieux dire, qui se prolongent sans interruption et qui couvrent une si vaste étendue.

Le lieu consacré aux inhumations, et qui est toujours le même, complète encore mieux cette preuve. Son principal aspect est au midi, son entrée au nord. Il est situé entre le second et le troisième rempart. Malgré une diminution de près de moitié, il est encore très étendu, et infiniment trop pour une commune qui ne compte qu'environ onze cents habitans (YH : en 1806, ce village est en train de mourir de nos jours, avec 280 habitants...).


Les fouilles y font découvrir quatre couches successives de tombeaux : parmi les deux premières, les plus profondes, on trouve quelques pierres du pays creusées en auge ; il s'est rencontré dans la suivante une pierre blanche, très étrangère au département, également creusée, mais dont la partie inférieure était beaucoup plus étroite que la supérieure ; dans cette troisième couche on lit sur quelques tombeaux les lettres initiales de dis superis, sur d'autres celles de diis manibus. On voit sur un très grand nombre une croix entre deux ascia. L'une de celles qui soutenait l'arbre de la liberté, présentait ces emblêmes. Ces derniers sont sûrement du 3e ou du 4e siècles; ils prouvent tout à la fois le passage du paganisme au christianisme, ainsi que la fusion des deux religions.

Il est bon de remarquer que les tombeaux les plus profonds en terre, ceux qui sont évidemment les plus anciens, répondent tous aux solstices ou au midi ; que l'ascia, sur lequel on a tant  disputé, est ici très reconnaissable : c'est la petite hache du charpentier, à manche court ; et enfin que les tombeaux de pierre blanche sont en général communs dans les plus anciennes églises et paraissent appartenir aux premiers Chrétiens. Au surplus, ce lieu bien suivi, bien examiné, pourrait fournir des découvertes et matière à beaucoup d'observations.

On rencontre dans le même enclos, ce que je n'ai encore vu nulle part, un amula romain à côté de plusieurs tombeaux. Les uns sont ronds, les autres légèrement aplatis sur deux faces. Tous sont plus ou moins avant dans la terre, ressortent d'un mètre ou environ, et présentent à leur extrémité supérieure une cavité oblongue, pour contenir l'eau lustrale ou préservative.

Il existait au milieu de cette enceinte un bâtiment qui, comme tous les temples gaulois, regardait le midi. L'entrée en était également au nord. Il paraît qu'une fontaine jaillissait à son extrémité opposée. Si les Celtes l'ont élevé, ce qui est fort douteux, il a pu sous les Romains être consacré aux dieux Mânes : quoi qu'il en soit, il a fini par être sous le vocable de St.-Martial. Il est de forme ovale ; ses murs épais d'environ quatre-vingt centimètres, ont été construits avec du mortier de terre, ce qui prouve qu'ils sont moins anciens que ceux de plusieurs des cases dont on a fait mention. Il est donc bien constaté que la population de Toull était considérable. Mais qu'elle pouvait être la cause d'une pareille réunion d'hommes ? dans un lieu naturellement ingrat et aride avant cette réunion, sous un ciel brumeux, froid, sujet à toutes les intempéries, où l'on devait nécessairement éprouver toutes sortes de privations ! je ne vois que deux intérêts capables de surmonter tant d'obstacles, de contrebalancer tant de sacrifices : la religion, la sûreté individuelle. La religion, ses monumens la proclament. La sûreté individuelle se manifeste dans le nombre des citoyens, dans la triple enceinte, dans les souterrains, dans les forteresses , et enfin dans l'élévation et l'escarpement de la montagne. Toull, ainsi qu'Alise et Gergovia, pouvait passer pour une des plus fortes villes des Gaules.

On avait multiplié les portes de ville pour faciliter la circulation des habitans. On en comptait six : savoir une au nord, de trois mètres de large, dont on voit encore les premières assises ; elle répondait à un certain nombre de marches dans l'intérieur, dont six subsistent encore. Une seconde regardait le sud-est et répondait à la croix que l'on nomme Jacques. Une troisième était placée entre celle-ci et celle du midi. Celle du midi et celle du sud-ouest se succédaient ensuite. Enfin celle de l'ouest étoit remarquable par la tour qui la défendait. Non loin de cette tour se voit encore une levée qui aboutissait à une autre qui paraissait régner tout autour de l'enceinte la plus interne. Ces levées ne s'aperçoivent qu'en ce seul endroit. Il partait de quatre de ces portes de ville, autant de chemins bien pavés d'environ trois mètres de large, qui se pratiquent encore dans toute l'étendue de la commune de Toull, c'est-à-dire, à plus d'une lieue de distance. Tous tendent évidemment à des villes très anciennes, dont les noms latins ont varié dans le cours des siècles ; savoir, à Ahun, Agedunum,  Acitodimum, Acedunum, Adedunum, Agidunum ; à Argenton, Argantomagus, Argentonium ; à Château-Meillant, Mediolanum, Castrum-Melanum ; à Chambon, Cambiovicus, Cambo, Cambonium, Campus Bonus.

Le chemin d'Ahun conduisait à Limoges, celui d'Argenton à Poitiers, celui de Château-Meillant à Bourges, celui de Chambon à Néris;et de là en se bifurquant à Autun et à Gergoie, Gergovia Arvernorum.

Maintenant à quelle époque rapporter le renversement de Toull ; à qui l'attribuer ? il a eu lieu, ce renversement, avant l'usage commun des verres à vitres : on sait qu'ils ne furent connus à Rome que dans le cours du premier siècle de l'ère vulgaire, ainsi qu'il résulte de deux passages, l'un de Pline le jeune, l'autre de Pline l'ancien (10), si on en excepte un seul endroit du château, il n'a encore été découvert nulle part des débris de cette espèce. Il a eu lieu ce renversement, lorsque les tuileries, les briqueteries étaient encore très rares, l'art du tuilier étant a peine connu ; car on ne rencontre des fragmens de tuiles et des carreaux entiers que sur deux emplacemens qui offrent des bâtimens ou le mortier a été employé, conséquemment beaucoup moins anciens que ceux dont les murs sont en pierres sèches. D'ailleurs les restes des édifices, des remparts, les ruines elles-mêmes, méritent un examen plus scrupuleux pour prononcer si les Romains se sont établis dans cette ville. On y trouve plusieurs objets qui appartiennent exclusivement au culte de cette nation, et ce culte fut long-tems le dominant dans les Gaules. D'autre part Toull n'a pu être compris dans la proscription de Vercingetorix, il réunissait tout pour une longue défense : on ne brûloit que les lieux qui n'en étaient pas susceptibles, et on ne trouve ici aucune marque d'incendie, on sait qu'elles sont ineffaçables. On ne peut donc en accuser les Romains qui furent souvent généreux envers les vaincus et qui embellissaient souvent au lieu de détruire. Quoi qu'il en soit, jamais saccagement ne fut plus complet : il faut croire que la fureur des assaillans égala la résistance des assiégés. On ne peut donc l'imputer qu'à la barbarie d'une horde sauvage. Je m'aperçois qu'avant de s'occuper de sa destruction, il aurait fallu parler de son existence ; mais rien ne l'atteste, elle est absolument ignorée, absolument inconnue. On ne la trouve que dans ses ruines, on ne la découvre que sous ses propres décombres.


S'il était cependant permis de tirer quelqu'avantage de ce qui n'est peut-être qu'une erreur typographique, ou la faute d'un copiste ; je citerais Ptolomée. Dans une édition de sa Géographie, à Cologne, en 1507, copiée sur celle de Venise, on lit : " Hi omnes ab ortu solis habitant, Participant et post ligirim flu. Bituriges culi Et civitas taricum ".

En supposant que taricum se lise dans le manuscrit original, il faudra convenir que Toull existait encore du tems de ce géographe, c'est-à-dire, environ l'an 14 de l'ère vulgaire. Il est à observer, sans toutefois prononcer sur ce taricum, que la conjonction et, qui le précède, au lieu d'indiquer la capitale des Bituriges cubi, annonce précisément une ville qui en est très distincte, et civitas taricum. Si Ptolomée l'avait donné comme capitale de ce peuple, il aurait dit, comme partout ailleurs, quorum civitas taricum. On ne manquera pas de m'objecter que taricum ne répond pas au mot Toull ; je répondrai qu'il en est ainsi de tous les noms latins comparés aux celtiques. J'ajouterai que cette nomenclature, fatal présent des Romains, a tout obscurci, tout dénaturé, tout anéanti. Elle n'a pas moins nui à la géographie qu'à l'histoire. C'est à elle que nous devons ces erreurs sans nombre, cette confusion, ce cahos qui régnent dans tant d'écrits, cet oubli de tant de cités, cette ignorance de tant de pays et de tant de peuples que l'on cherche encore inutilement. Heureux ceux qui ont recouvert ou conservé leurs anciens noms !


Au reste, si taricum ne répond pas au celtique Toull, il convient mieux du moins au mot tour, dont le vulgaire se sert pour désigner le même endroit ; et si taricum n'est pas une faute, je ne douterais pas que le nom de tour en dérivât. Il est à observer que ce dernier est très expressif dans l'idiome populaire, puisque dans le fait les citadins habitaient dans des tours, tout ainsi que les Thyréniens dont parle Pelloutier...


(...) De son côté, Toull, ce qui est très-digne de remarque, trace lui-même sa ligne de démarcation du côté des Cambiovicenses (un peuple Gaulois), par les villages des Bordes, de Bordesoul, etc. etc. qui n'ont également aucun besoin d'interprétation. Tous ces noms sont celtiques, ou dérivent bien évidemment de cet idiome. Ainsi, tout m'autorise à croire que c'était ici un chef-lieu de cité: peut-être qu'en y réfléchissant bien, on y trouverait un de ces peuples noyés dans l'ancienne géographie, et que nous avons perdus dans la moderne. Je citerais les Insubres, les Ambivarïti, les Aulerci, les Branovices, les Datii, et tant d'autres qui nous sont inconnus, grace à la nomenclature romaine. Les Insubres gaulois, par exemple, pourraient y reconnaître leur Medialanum : car je ne doute aucunement que Château-Meillant qui, dans la carte de Peutinger est sur la route d'Argenton à Néris, ne fît partie et ne fût situé au centre de la cité toulloise. Autrement il serait impossible de concevoir l'origine de son nom ; or, il est bien certain qu'aucun nom propre n'est le produit du hasard.

Je conviens qu'il est difficile d'établir que Toull ait été une capitale, un chef-lieu de cité ; mais je suis loin de penser que les preuves en soient impossibles. J'en distingue de trois sortes : les apparentes, les conjecturales, celles qui résultent des faits ; je passerai rapidement sur chacune.

Parmi les apparentes, je compte celles qui proviennent du fait des auteurs ou des manuscrits : elles seraient très nombreuses si l'on pouvait s'y arrêter. Si l'on s'en rapportait, par exemple, à la carte que Samuel Clarke a mis en tête de ses Commentaires de César, qu'il a intitulés : Gallia uetus, et qui n'est autre que celle de Jean Jansson, on pourrait avancer, avec quelque vraisemblance, que Toull était ce gergovia boïorum, ce gergobina que l'on cherche si inutilement depuis tant de siècles. En effet, il se trouve sur cette carte, à l'extrême frontière des Leinovices, des Bituriges, et en deçà de l'Allier. Mais ce placement fronde ouvertement l'opinion de d'Anville et des hommes les plus instruits. Tous se réunissent pour fixer les Boïens entre l'Allier et la Loire. L'on attaque en outre l'exactitude des manuscrits et celle de César lui-même sur la géographie. Je pourrais multiplier ces exemples, mais ce serait sans utilité ; il est facile de concevoir le peu d'importance que j'y attache. L'impuissance où l'on est d'étendre le territoire des peuples Lemovices jusqu'à Toull, me fait déjà naître l'idée que Toull pourrait bien avoir été le chef-lieu d'une cité particulière. L'existence d'un prince dans cette ville, ajoute ensuite infiniment à mes conjectures et les rend probables. Il est vrai que cette existence n'est d'abord constatée que par la légende ; mais cette légende est elle-même fort ancienne. C'est elle d'ailleurs qui, la première, fait entendre le mot de Tullum. « Martialis igitur Lemovicum fines ingressus, Tullum venit, ubi hospitis Jilia à daemone liberata et loci principe vitae restituto, multos adjidem convertit, inde Agedununt se contulit. »

Ainsi , lorsque Martial apostolisait, c'est-à-dire vers le milieu du troisième siècle, sous l'empire de Dece et de Gratien, au rapport de Grégoire de Tours, il y avait un prince à Toull. On sait que chaque peuple des Gaules avait le sien ; César en cite plusieurs par leurs noms, et l'on voit Vercingetorix les réunir chaque matin en un conseil de guerre, principes earum civitatum, pour la défense d'Alise. La présence d'un prince prouve nécessairement celle d'un peuple ; car on ne peut supposer un chef sans commandement, et un commandement sans un certain nombre d'individus qui doivent obéir. Au surplus, d'après Diodore de Sicile, livre 5, traduction de l'abbé Terrasson, les Gaules étaient habitées de son tems, c'est-à-dire sous Auguste, par une infinité de nations plus ou moins populeuses, dont les plus fortes étaient de deux cent mille hommes, et les plus faibles d'environ cinquante mille.


Ce titre de prince, si cher et si familier aux Gaulois, devint très commun sous les derniers rois de France de la première et seconde race ; alors les ducs et les comtes des provinces s'emparèrent de la souveraineté, et se qualifièrent de princes, selon Loyseau. Les titres et documens des 10e et 11e siècles, prouvent encore la présence d'un prince à Toull : on en voit même quelques traces dans le 12e. Un sceau, que nous avons trouvé sous les ruines de l'ancien château, porte une fleur de lys sur l'écusson. On lit, tout autour, S : P : LOTET ; succèdent deux étoiles et une croix. Il pouvait appartenir au dernier prince,ou être celui du gouverneur du fort, lorsqu'il fut pris par les Anglais, sous Charles VI.

Enfin, le troisième genre de preuves, le plus incontestable, est celui qui résulte des faits : or, il est bien constant qu'il a existé une population nombreuse à Toull, qu'il fallait de très puissans motifs pour l'attirer et la fixer, que la forme d'un grand nombre d'habitations, la nature et la construction des murs de la seconde et de la troisième enceinte, l'assiette de la ville, ses souterrains, ses chemins ; que tout, en un mot, jusqu'à son nom propre, annonce une ville celtique de la plus haute antiquité.


Un des propriétaires de Toull a fait enclaver dans le mur de sa maison, au-dessus de sa porte d'entrée, un bas-relief, trouvé sous les décombres, qui représente une tête humaine, mais à peine reconnaissable tant elle a été mutilée. Je ne sais à quelle époque on doit rapporter les six verres à boire, découvert dans une sorte de four, et qui ne différaient de ceux que le vulgaire nomme verres de Fougère, qu'en ce qu'ils étaient de couleur bleue très-foncée. Nous avons rencontré au pied de la montagne, sous les débris d'une espèce de fourneau, de gros morceaux de matières vitrifiées, très rouges, de véritables scories, qui paraissent résulter du charbon de terre et offrir un mélange de fer et d'argile. Le séjour des Romains dans les Gaules y est marqué, par quelques restes de tuiles à rebords qui se trouvent dans une terre près la porte du nord et sur l'emplacement du château ; par des carreaux d'un tiers de mètre de largeur, sur trois décimètres d'épaisseur, dont un des appartemens de ce même château était pavé; par trois médailles de bronze, dont une de la colonie de Nîmes que j'ai vue, et deux autres de la grandeur d'écus de six livres qui m'ont échappés ; par les amulae qui se voient sur le lieu des inhumations ; par la moitié d'un aquiminarium que l'on vient de trouver sous un tas énorme de pierres, qui a tout au tour des sculptures, mais singulièrement altérées par le temps ; et enfin par des restes d'édifices construits à la romaine.

Les pierres jaumatres


Les Pierres Jomatres (wikipedia)


J'ignore si l'on doit attribuer aux Celtes, aux Romains ou à tous les deux, un monument qui me reste à décrire. Au nord de Toull, et à demi-heure de chemin des pierres Jomatres, sur le terrain de Gouby et les bords escarpés de la petite Creuze, se voyent les fondemens de deux tourelles éloignées de trente -deux mètres l'une de l'autre. Il existe autour de chacune un fossé taillé dans un roc vif et très-dur, et au-dessous de l'une d'elles une grotte d'environ un mètre d'ouverture, sur trois de longueur, deux de largeur, un de hauteur. Elle affecte une forme triangulaire et va en se rétrécissant du milieu à ses deux extrémités. L'ensemble de ce monument est vulgairement connu sous le nom de Maison-des-Fées. Il est évident que l'architecture des édifices est Celtique, que la grotte appartient aussi à cette nation, ainsi que je l'ai déjà établi. Il est encore certain qu'il existait dans les Gaules des femmes druides; mais que certains relèguent dans l'île de Sayn, par corruption des Saints ; tandis que d'autres leur attribuent, chez certains peuples, les horribles fonctions des augures. Quoi qu'il en soit, il n'est pas moins prouvé que les Romains avaient aussi leurs prophètesses ; il ne serait donc pas étonnant que celles-ci eussent remplacé les femmes druides, puisque leur religion, quoique moins pure dans sa croyance, remplaçait partout celle des Celtes. Au surplus Gou-By est encore un composé de deux mots celtiques, qui signifient habitation de Jupiter: il se pourrait que ce fût au moins celle de ses prêtresses. Ce nom signifie aussi bouche de Jupiter, et il serait pareillement très possible qu'il existât en cette partie un oracle de ce dieu. D'ailleurs, ce n'est pas le seul endroit voisin de Toull où il habita des fées, je m'en suis expliqué ailleurs (11). Il paraît qu'on en trouvait en plusieurs endroits des Gaules et même dans la Germanie, au rapport de Tacite (12), où on les considérait comme des divinités, et de Dion Cassius, puisqu'elles empêchèrent Arioviste de livrer bataille à César avant la nouvelle lune ; Observons ici que Velleda, une des plus fameuses, habitait, comme les nôtres, une haute tour pour en imposer davantage (Tacite)...


  1. Strabon, edit. de Paris, 1620, pag. 3o1 et 549.
  2. Vitruve, lib. II , cap. I, pag. 19. Strabon, loc. cit.
  3. Strabon, ibid. page 3o1.
  4. Caylus, recueil d'antiquités, tom. vi, pag. 390.
  5. Cesar, de Bel. Gallic. lib. vi.
  6. Mongault, mémoires de l'Acad. des inscriptions tom. 1, pag. 553.
  7. Pasumot, dissertation topographique sur le siege de Gergovia, pag. 187 et 2o5
  8. Une longue habitude , dans cette manière de sonder, procure un tact assez sûr.
  9. Chom, par corruption de la chaume. Le premier signifie en celtique habitation, demeure. — Clusière provient du vieux mot Clusa, garde de celui de Garda ou de Gard.
  10. En 1759 et 1772, on découvrit des verres à vitres à Herculanum, ville qui fut engloutie (par les laves) en l'an 79 du premier siècle. Dès l'an 14, sous Tibère, on fit du verre à Rome. Pline, hist. nat.lib. xxxvi , cap.xxvi. Pline le jeune, lib. vi epist. xvi
  11. Memoire contenant la description d'un sarcophage trouvé à bord Saint-Georges, pays de Combraille.
  12. Tacite, hist. , lib. iv, n.° 61 et 65.




Pour en finir avec l'archéologie (provisoirement car, finalement, l'endroit n'a jamais été vraiment fouillé avec des moyens très importants qui pourraient être dignes d'une vraie cité antique, et, on sait jamais !), on peut aujourd'hui dire que les faits n'ont pas réellement prouvés entièrement les écrits et suppositions du député-chercheur J. F. Baraillon. Certes, et c'est peut-être le principal, une agglomération gallo-romaine nommée Tullum, est, elle, attestée par divers objets trouvés sur le site, succédant à des occupations plus anciennes. Et aussi sa citation dans plusieurs documents antiques découverts au fil du temps. Mais la présence d'enceintes de pierres est toutefois contestée par des géologues (dont Mérimée et de Cessac dès le 19e siècle) qui estiment que le chaos pierreux de la montagne de Toulx est d'origine naturelle, y compris certains monolithes comme les Pierres Jomâtres... On note toutefois qu'il est très difficile, après un temps de plusieurs millénaires, de dire si des pierres - de toute façon naturelles - aient pu être assemblées par des peuplades antiques, voir primitives ou non, et usées ensuite par le climat et l'érosion... d'autant que l'on sait que ces peuplades ont pu ailleurs se servir de la nature et l'aménager...


Question légendes, l'une des plus importantes est aussi que, au IIIe siècle, Saint Martial se dirigeant vers Limoges, se serait arrêté à Toulx (l'endroit étant certainement plus important que ce que les ruines laissent apparaître). Il y aurait ressuscité le fils d’un notable et, ainsi, il aurait pu convertir au christianisme tous les habitants du lieu.

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L'église sans clocher de Toulx Sainte Croix, avec deux lions gallo-romains de par et d'autre de la porte (Wikipedia)


Deux lions en granit sont flanqués à l’entrée de l’église romane à clocher séparé de Toulx et un troisième près du clocher. Généralement, on attribue leur sculpture à l’époque gallo-romaine, ils auraient servi de gardiens à des sépultures, à moins qu’ils n'aient servi de décoration à une fontaine, comme il semblerait que ce fut le cas pour un autre retrouvé au début du xxe siècle, non loin de Toulx-Sainte-Croix.


Des sarcophages contenant des restes humains ont été plusieurs fois retrouvés. Les cinq premiers le furent vers 1915-1920, par M. Antonin Aupetit. Quatre seraient de l'époque mérovingienne, un cinquième reconstitué en briques gallo-romaines, serait plus ancien. Ils sont conservés dans la base du clocher.

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Le clocher séparé de l'église de Toulx Sainte Croix (à cause d'un effondrement ou d'une destruction dont la date n'est pas connue). (Wikipedia)


Une chapelle, construite sur un ancien temple romain et probablement contemporaine des prédications de Saint-Martial, aujourd’hui détruite, était dédiée au saint. Les fidèles y venaient en pèlerinage le jour de la fête du saint, le 30 juin. Ses ruines sont classées monument historique. Une fontaine dédiée à saint Martial, malheureusement détruite vers 1981, était réputée pour guérir les problèmes liés aux yeux.


La fontaine de Saint-Blaise (au sortir du village du Pradeau, route de Toulx à Lavaufranche) facilitait la guérison des maladies du bétail.

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l'un des sarcophages découverts, celui d'un premier chrétien d'après sa couleur blanche (wikipedia)


La légende de la cité de Taricum ou de la Fille du Roi Arthur :


Comme on l'a vu plus haut, la disparition de la cité de Taricum (que certains ont rattaché à la cité de Tullum, qui a laissé plus de traces dans l'Histoire écrite) s'est produite à une date complètement inconnue, y compris pour la seconde cité, encore plus mystérieuse car non nommée du tout. Mais la légende et les textes retrouvés dans ce château mentionné tout en haut de cet article, affirment donc que la fin de Taricum coïncide avec celle de la reine du pays, répondant au nom de Tulla... trop de hasards donc puisque l'on revient encore (avec ce nom de Tulla) au village de Toulx, dont les humbles maisons s'élèvent encore aujourd'hui sur les ruines de l'antique cité que les Kymris auraient fondée...


" Tulla, du côté de sa mère, était la petite-fille de Tad, père des Druides, et, dans sa lignée paternelle, la propre fille d'Arthur, roi des Bretons. Et c'est là l'un des chapitres des romans de la Table Ronde que paraissent avoir ignoré Chrestien de Troyes et Wace...


A cette lointaine époque, Claudus, roi du Berry, opprimait les Celtes de la Combraille. Ils finirent par appeler à leur secours celui que tous les Celtes considéraient comme leur souverain. Arthur le vaillant n'hésita pas à quitter son château de Kerdhuel et, après avoir dit adieu à Guenièvre, sa noble épouse, avoir laissé à la tête du reste de sa puissante armée son lieutenant fidèle Ban de Benêt et confié à Merlin le gouvernement de son royaume, il traversa l'ouest de la Gaule, suivi d'une puissante cohorte, et arriva devant Taricum, que tenait Claudus. Il obligea le roi du Berry et ses hommes à se retirer, après qu'ils eurent laissé sur le terrain un grand nombre de morts.


Arthur se promenait dans la forêt, au lende­main de son éclatante victoire. Il se trouva soudain en face d'une femme d'une grande beauté. La souplesse harmonieuse de son corps apparaissait sous sa blanche tunique de lin. Le charme de son visage égalait celui qui se déga­geait de l'ensemble de sa personne. Ses longs et blonds cheveux flottaient sur ses épaules comme un mantelet de soie et d'or ; ses yeux bleus avaient la profondeur des mers qu'Arthur avait traversées pour venir de Cornwall. La fraî­cheur de sa bouche évoquait celle des rosés.


Enchantement ou coup de foudre, le fait est que Arthur lui déclara son amour. Il sut trouver des mots qui touchèrent le cœur de la vierge et se montrer tour à tour empressé, galant et che­valeresque. Elle aussi ne tarda pas à l'aimer, à oublier dans ses bras ses vœux de chasteté et ses serments à ses dieux. Tous deux connurent rapidement les ivresses de l'amour dans la confiance, le bonheur et la joie.


Tout à sa passion nouvelle, Arthur ne songea bientôt plus du tout à ses devoirs de roi. L'image même de Guenièvre s'estompa dans son esprit et son cœur. Il ne pensa plus à sa cour, à ses chevaliers preux et dévoués jusqu'à la mort, aux fastes de ses châteaux d'Armorique et de Galles, à ses chanteurs, à ses harpistes. La petite-fille de Tad, père des druides, était devenue le but unique et suprême de sa vie. Il réalisait avec elle un invraisemblable rêve et en subissait les merveilleux enchantements. Dès lors, il s'endor­mit dans les délices, sans se préoccuper autre­ment de ses soldats et des divers événements qui pouvaient survenir.


A Kerdhuel on s'inquiétait de son silence, d'autant que la guerre avait repris. Claudus s'était allié à Childéric, roi des Francs, et avait attaqué Ban de Benêt, l'avait vaincu, grâce à la trahison d'un de ses chevaliers — car de tout temps il y eut des félons — et l'a même tué. Ayant eu connaissance de l'absence d'Arthur, ses plus mortels ennemis, les Saxons, avaient débarqué sur les rivages de Bretagne, avaient pillé et ra­vagé l'Armorique. (YH : Childéric 1er et les Saxons nous amènent ici à une époque : le Ve siècle et les années 460...)


Les chevaliers s'assemblèrent à Kerdhuel sous la présidence de Guenièvre. Ils ignoraient quel sortilège obligeait Arthur à demeurer loin de son peuple, mais décidèrent de l'y soustraire, quel qu'il fut. Merlin, désigné pour aller trouver le roi, partit avec une escorte et se rendit à Taricum. Il réalisa, dès son arrivée, la puissance des liens qui retenaient Arthur. Il lui parla respectueusement mais avec fermeté, le mit au courant des dangers que courait son royaume, lui parla de ses ennemis et le supplia de revenir au milieu de ses sujets.


— La liberté et le bonheur de votre peuple, lui dit-il, sont entre vos mains.


Arthur   répondit   que   cette   liberté   et   ce bonheur étaient la plus grande et la plus sacrée de ses obligations. Il fit venir sa conquête, la demie-déesse, et lui annonça que ses devoirs de roi l'obligeaient impérieusement à s'éloigner d'elle, à la quitter. Elle comprit que son beau roman allait prendre fin. Elle pleura en lui apprenant qu'elle était enceinte de lui.


Arthur tenta de la consoler par de douces expressions et lui dit :


— Je n'entends pas abandonner le fruit de notre amour. De mes terres lointaines, je veille­rai sur lui : si tu me donnes un fils, il sera roi comme je le suis moi-même ; si tu me donnes une fille, elle sera l'épouse du plus vaillant des chevaliers, quand il aura, en champ-clos, l'épée à la main, prouvé qu'il est le plus digne d'elle.


Après avoir longuement et passionnément embrassé celle à qui il devait tant de félicité et d'amour, Arthur suivit Merlin...


Dix-huit ou vingt années s'écoulèrent. Les plus nobles et les plus valeureux fils des Celtes se trouvaient ce jour-là réunis dans le sanc­tuaire de Taricum. Ils virent venir à eux la fille d'Arthur, petite-fille de Tad, père des druides déifié.


Sa beauté égalait, si elle ne la surpassait pas, celle de sa mère. Chacun des chevaliers sentit aussitôt s'allumer dans son âme une flamme d'a­mour et de passion. Tous se précipitèrent à ses genoux, déposèrent leurs armes à ses pieds et lui demandèrent de choisir son époux parmi eux.


La jeune fille déclara :


— Je me nomme Tulla, ma mère est d'essence divine et mon père le plus grand roi de la Celtie. Conformément à son désir, je serai la femme de celui qui, en champ clos, aura vaincu tous ses compagnons.


Un combat loyal mais acharné s'engagea. Lorsque deux chevaliers avaient mis à mort leurs adversaires, les vainqueurs se retour­naient l'un contre l'autre et s'attaquaient à nou­veau. Une grande partie de l'élite de la belle et noble jeunesse celte était déjà couchée sur le sol ensanglanté. Tulla assistait comme indifférente à ces duels successifs. Elle souriait même, et l'on sentait, dans le plissement quelque peu ironique de ses lèvres, l'expression d'un sentiment d'or­gueil, à la pensée que ces jeunes gens se bat­taient et s'entretuaient pour elle.


Bientôt, il n'y eut plus en lice que quel­ques chevaliers. Ils continuaient de combattre dans l'espoir d'obtenir une victoire pour laquelle les meilleurs d'entre eux avaient déjà succombé.


Le ciel ne tarda pas à être outré de l'insensi­bilité dédaigneuse de Tulla devant les souf­frances dont elle était la cause et l'enjeu. Des nuages épais et noirs accururent de l'horizon. Des éclairs en jaillirent et les grondements du tonnerre se firent entendre. Le sol se souleva et trembla. Un gouffre immense s'ouvrit dans son sein et, sur les bords, un homme se dressa de toute sa hauteur : Merlin, disent les uns, saint Martial, apôtre des Gaules, disent les au­tres. Il traça dans l'espace le signe de la rédemp­tion, puis maudit la ville et Tulla, qui s'abimèrent sous ses yeux dans les profondeurs de la terre.


Quand le gouffre se fut refermé, il ne resta plus sur l'emplacement de Taricum qu'un in­forme amoncellement de pierres éparses, et autour, des grands mégalithes : Hésus, Tentâtes, Dep-Nell, demeurés là pour attester le souvenir des anciens dieux et des antiques croyances.


Les traditions assurent cependant que Tari­cum n'est pas morte à tout jamais : qu'elle et Tulla continuent à vivre dans leur ensevelisse­ment. Elles renaîtront dans toute la splendeur de leur jeunesse et de leur beauté, lorsque les temps seront révolus...


Cette miraculeuse résurrection sera l'œuvre d'un homme, d'un héros aussi grand, aussi il­lustre que Parcifal ou Lohengrin. Il devra être Vierge de corps, insensible à la crainte comme à la fortune, avoir l'âme croyante d'un saint.


Avant d'entreprendre la délivrance de la fille d'Arthur et de la cité où elle dort depuis des siècles, il se sera mis en état de grâce, par le jeûne, la prière et en veillant longuement au pied de Dep-Nell qui le sacrera son chef. L'une des nuits suivantes, il ira interroger Tentâtes, la pierre de l'Oracle. S'il se trouve dans les con­ditions requises, celle-ci oscillera au souffle du vent d'occident, venu des pays où repose Arthur, et lui confiera les consignes secrètes qui lui per­mettront de poursuivre son entreprise redou­table. Elle lui en fixera aussi le jour et l'heure : soit la nuit de Noël, soit le jour des Rameaux.


Au jour indiqué, prenant en main un rameau de buis bénit, il se rendra auprès d'Hésus, le frappera de sa branche de buis et prononcera les mots que lui aura dits Teutatès. La pierre, gardienne et porte du sanctuaire, tournera sur elle-même, pour découvrir les marches d'un es­calier conduisant à l'entrée d'un souterrain. Il pourra renoncer encore à son audacieux projet avant de franchir le seuil de cette entrée, mais dès qu'il aura mis le pied sur le premier degré, il sera trop tard pour retourner en arrière. La pierre aura repris sa place, obstruant toute issue.


Les pires et les plus grandes épreuves com­menceront alors pour lui. Il pénétrera dans une première salle où hurleront des animaux fan­tastiques : loups, tigres, lions, serpents veni­meux, dragons au corps squammé de dures écailles acérées, à la gueule lançant des flammes et des vapeurs méphitiques. S'il manifeste la moindre crainte, la plus petite appréhension, ou s'il se retourne, il sera irrémédiablement perdu. Par contre, s'il avance, parmi toutes ces bêtes, résolument, son rameau bénit à la main, il les vaincra.


Dans la seconde pièce où il entrera, les plus fastueux trésors s'étaleront devant lui : l'or, les diamants, les perles fines ruisselleront le long des murs et sous ses pas. Il lui sera loisible de prendre tout ce qui le tentera, mais à mesure qu'il s'en saisira, toute cette fortune se trans­formera en poussière. Il devra, pour accomplir sa mission, écarter de son rameau bénit ces pro­digues richesses et poursuivre sa route, sans jeter sur elles le moindre regard chargé d'envie.


Sa chair sera tenaillée par les désirs et la vo­lupté dans la troisième chambre où il passera. Les plus belles de toutes les femmes se dresse­ront devant lui, souriantes et prometteuses de jouissances. Elles chercheront à attirer ses re­gards, à se saisir de lui, à baiser ses lèvres. Elles s'offriront nues pour apaiser la passion qu'elles auront fait naître. Mais son corps devra rester vierge de souillures et son âme exempte de toute pensée concupiscente.


S'il continue son chemin, il pénétrera sous le porche d'émeraude donnant accès à la crypte du sommeil, où, somptueusement vêtue de sa robe liliale constellée de pierreries étincelantes, le front ceint d'une couronne d'or, Tulla repose sur la table d'un dolmen, en l'attendant.


Il s'approchera d'elle, s'agenouillera, touchera sa tête de son rameau bénit, saisira sa main et la baisera. Elle s'éveillera, lui sourira et, tout aussitôt, la voûte de sa prison s'écartera. Le soleil l'inon­dera de ses feux et, sortant des ténèbres où elles étaient plongées, Taricum et Tulla réapparaî­tront à la lumière du jour.


A la place des pierres éparses sur les landes de Toulx-Sainte-Croix, on verra surgir, plus belle que les plus belles du monde, une cité qui reprendra son rang de capitale de la Celtie. Tulla en sera la Reine et son sauveur, le Roi. Mais les temps seront-ils jamais révolus ?... "


Une bien belle légende celtique, qui n'est pas sans rappeler l'histoire de la Belle au Bois Dormant et d'autres légendes de princesses ou princes endormis et attendant le réveil...


Et nous n'en avons pas fini avec les anciennes légendes du Bourbonnais et d'Auvergne, qui remontent aux Celtes et aux Romains...

Toulx sainte croix

Toulx Sainte Croix (wikipedia)


Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, 05-03-2016

mercredi 2 mars 2016

OVNIs : ODH interviews 65

OVNIs : ODH interviews 65 - MAJ 03-2016

Odhtv 1

La 65ème édition d'ODH Interview vous est présentée par Gilles Thomas.


L'invité est Yves Herbo, webmaster du site Sciences, Fictions, Histoires.com, auteur de deux livres de science-fiction. Il vous parle de ses débuts en ufologie, ses observations, son site internet et sa motivation à relayer l'information.



http://www.sciences-fictions-histoires.com





Yves Herbo : Bon, comme vous pouvez le constater dans cette toute première interview en direct, nous avons préféré la spontanéité et une totale non-préparation pour cette très longue interview. Vous trouverez certainement certaines de mes réponses assez confuses, voir désordonnées et incomplètes, mais il faut savoir que l'interview a duré de 14 h à 18h30 environ, sans réelle pause. Gilles Thomas a fait ici un premier difficile travail de montage mais, d'après ce qu'il m'a dit, il a de quoi monter quelques autres extraits dans d'autres vidéos... Et je suis loin d'avoir raconté tout ce qui m'est arrivé, loin de là, ni réellement entré profondément sur certains sujets et certaines de mes passions, comme je l'aurai peut-être dû... il s'agit donc tout d'abord d'un survol de mes activités et d'une simple prise de contact. Et même si cela a duré apparemment longtemps, c'était encore bien trop court pour dire et parler de tous les sujets abordés sur ce site.



Je voudrais bien appuyer ici le fait aussi que si je me suis mis subitement à écrire vers 1969-1970 (et il n'y avait pas que de l'imaginaire-fiction car j'ai aussi écrit des petits poèmes et chansons en parallèle), c'est bien à ma propre surprise et surtout celle de mon père et de mon institutrice (sinon ils ne m'auraient pas fait passer un test de QI dès que j'ai atteint un certain âge pour le faire, et voulu me faire sauter de classe). Et que cette envie subite (ce besoin même) d'écrire m'est bien arrivée peu de temps après avoir vu cette sphère luminescente blanche silencieuse. Mais (et je dois insister aussi là-dessus), la visualisation de cet objet dans le ciel parisien n'est pas la première manifestation ou expérience étrange qui me soit arrivée dans ma vie. Je dirai, si on parle de chronologie, que c'est la troisième expérience étrange, et que je pense qu'il y en a eu plusieurs autres ensuite, même si ces autres expériences peuvent apparaître comme moins "marquantes" et "remarquables"...



Le tout premier roman à avoir été écrit (mais le deuxième a être publié) a été "Quatre éternités pour une Rose Immortelle". Il comporte beaucoup plus de texte et de pages que l'autre et se situe temporellement "de nos jours". Deux adolescents en fugue (un réel souvenir pour ça) se font enlever par une "soucoupe volante" et vont vivre une aventure époustouflante leur permettant de découvrir l'amour avec de jolies extra-terrestres, mais aussi de sauver le monde d'une invasion proche et de "tutoyer" l'un des grands mystères universel : la création de l'univers via une "entité" comparable à un "dieu". Ce livre écrit au début des années 1970 a été un peu modernisé dans les années 2000 et enrichi de notes explicatives (le hasard historique a apporté des rapprochements étranges entre certains écrits des années 1970 et des réalités connues depuis (ou que je ne connaissais pas à l'époque), comme les satellites de Pluton (découverts réellement plusieurs années après mes écrits) et les mentions sur l'existence supposée d'un satellite "étranger" surnommé "Le Chevalier Noir", entre autres...).



Le second roman a avoir été écrit (mais le premier publié) est "Je n'étais qu'un Androïde" (plus trouvable sur papier sauf quelques exemplaires chez moi, que je vais tenter de ressortir bientôt en livre de poche par exemple). Ce roman est tout aussi étrange dans sa conception (comment un enfant de 12-13 ans peut-il écrire ce genre de chose ?) et "philosophie". Cette histoire se passe dans un futur assez lointain de l'Humanité : l'Homme se déplace très vite dans l'espace et peut atteindre des régions lointaines. Un vaisseau de secours est envoyé secourir un vaisseau d'exploration et découvre un monde habité par des êtres semblables aux Terriens... mais qui ne sont pas tout à fait ce qu'ils semblent être. Dirigés par un énorme ordinateur central qui traite des milliards d'informations simultanées, il semble bien que cette race très lointaine ait un lien avec une Humanité inconnue du passé oublié de la Terre...



En ce qui concerne le témoignage sur cet OVNI qui a marqué ma vie, je vous recopie ici l'intégralité de ce que j'ai écrit dans les débuts de mon autobiographie (et vous pourrez aussi ainsi lire en quoi consiste mes premières expériences étranges dont je parle plus haut en allant lire ces premiers chapitres, voir le lien plus bas). Je n'ai rien a y changer à part quelques précisions de souvenirs:  " Je vais donc commencer par le tout début : je dis tout de suite que je ne me souviens pas du tout de la date précise (mon père non plus) ni même de l'année à 100% : ce dont je suis sûr, c'est que cela c'est passé un soir très doux (probablement entre avril et juillet), vers 21 heures (nous avions fini de manger et mon père débutait une émission ou un match à la télévision pendant que ma mère était encore dans la cuisine - du classique !). Moi la télé ne m'intéressait pas trop ce soir-là, j'avais chaud et j'étais sorti sur le petit balcon que nous avions au 4ème étage de cet immeuble de 7 étages au 50 rue Balard, Paris 15ème. Nous avions une vue bien dégagée car au-dessus des arbres de la large rue et en face il n'y avait que les bas murs et entrepôts des usines Citroën (qui prenaient à l'époque une grande partie des deux rives de la rue Balard et du Quai André Citroën).



C'était probablement en avril ou mai 1969 (je me souviens de 1968 et de ses événements grâce à une belle vue de haut sur les usines en question et ce qu'on y voyait !) car il faisait déjà nuit, mais encore chaud alors que les infos de 20 h étaient finies depuis un petit moment : j'avais donc encore 9 ans (je suis né le 4-8-1959). Situé sur un balcon au 4ème d'un immeuble au 50 rue Balard avec une belle vue en direction de l'est et le sud de la capitale (en fait, la rue Balard est située à l'extrême sud de Paris, entre l'héliport de Paris et le Pont Mirabeau), je vois juste en face de moi (plutôt légèrement sur ma droite quand je m'accoude au balcon), frôlant le haut des immeubles qui barrent l'horizon, une lumineuse boule blanche grossir. L'héliport de Paris, situé juste à côté du périphérique entre le 15ème et Issy-les-Moulineaux me permet de connaître depuis plusieurs années les bruits et lumières liées aux hélicos... rien à voir : aucun bruit et les hélicos ne survolent jamais le 15ème directement : mêmes les touristes sont obligés de faire le tour de Paris et à l'époque, il n'y a pas encore la montgolfière qui s'envole régulièrement de nos jours des quais André Citroën réaménagés... la boule grossi très lentement et se dirige tout droit vers moi, tout en abaissant son altitude : je la vois un moment devant les immeubles du fond, quand elle passe au-dessus du Cimetière de Grenelle qui est en face (un peu sur la gauche si je m'accoude au balcon) et des entrepôts des usines. Je la fixe et suis comme hypnotisé par sa vision : éclatante et en même temps pas aveuglante du tout : pas du tout un phare d'hélicoptère et toujours aucun bruit. D'ailleurs il y a un silence étonnant à cette heure et peu de trafic, mais l'endroit est assez tranquille quand les usines dorment (plus ou moins) : peu d'habitations à l'époque. Je me retourne rapidement pour taper aux carreaux de la fenêtre et faire venir mon père... celui-ci est en plein film et je l'ennuie manifestement... il me demande du geste ce que je veux, je lui faits signe de venir vite, excité, mais il m'envoie bouler et détourne son attention... je laisse donc tomber et reporte mon attention sur la boule blanche, qui est devenue assez grosse, autant que la Lune et même plus, avec une espèce d'aura blanche brumeuse autour, s'estompant dans la nuit. L'objet n'est pas haut et je me tord le coup pour le voir passer au-dessus de la rue, toujours identique, il s'est légèrement décalé par rapport à moi et je regarde un peu vers la gauche et à mon zénith. L'objet s'arrête soudainement 2-3 secondes juste au niveau du toit de mon immeuble (et je me souviens maintenant très bien avoir vu le haut d'une cheminée alors visible s'illuminer légèrement à proximité), et je me suis donc tourné sur la gauche pour lui faire face. Il disparaît soudainement en reprenant son chemin au-dessus du toit. Je me précipite de l'autre côté de l'appartement où 3 fenêtres donnent vers l'ouest et le sud. Ma mère encombrant la cuisine (je la bouscule sans faire exprès pour ouvrir la fenêtre mais je ne vois rien) et n'osant pas trop entrer dans la chambre de mes parents, je me jette vers les WC, grimpe sur la lunette fermée (je précise :) ), et me penche pour surveiller la réapparition de la boule si elle a suivi la même direction... j'attendrai bien 15 minutes en vain... rien, aucun bruit. Vers le sud-est, très loin, un clignotement rouge signale un hélico en approche. C'est tout, soit la boule s'est volatilisée, soit elle est partie à la verticale du toit. Bien que ce soit difficile de se rappeler précisément la durée de toute l'observation, en tenant compte du fait que je me suis retourné vers mon père pour frapper au carreau, que j'ai fermé les yeux quelques secondes pour être sûr de ne pas rêver, je dirai qu'elle n'a pas dû durer plus d'une minute, deux maximum, ce qui est suffisamment long pour identifier un éventuel hélico, ou un simple gros ballon gonflé à l'hélium... d'autant plus que le souvenir de voir les bords de l'immeuble, en haut, être légèrement illuminés par l'objet lorsqu'il l'a frôlé est présent...

map15eme.jpgLe traçage approximatif effectué lors de la première écriture de ce témoignage.


J'étais sur mon balcon (petite croix rouge) et l'objet est en blanc. Les immeubles que j'ai rayé en bleu n'existaient pas en 1969. D'ailleurs mon immeuble a aussi été rasé et remplacé par un autre depuis, et en face tout a été construit : je ne pourrai plus voir venir d'aussi loin cette boule de nos jours du 4ème étage. Le quartier a bien changé, exit la tranquillité des entrepôts a un étage, immeubles et commerces ont remplacé en grande partie les usines Citroën, la rue à même l'air à double sens maintenant...

Obsovniparis

Voici un traçage "à la main" un peu plus précis fait récemment car j'avais eu du mal à l'époque à bien orienter Google map et à retracer la bonne ligne droite et l'orientation. J'aurai bien voulu avoir une image montrant l'horizon dégagé et la hauteur de la scène, avec donc une vue horizontale et non verticale de l'endroit, mais je n'ai pas encore réussi à me placer comme il faut sur Google Earth pour le faire !

En fait, j'ai retrouvé récemment (février 2016), grâce à mon déménagement, plusieurs vieilles photos qui montrent le balcon et une vue assez bonne de ce balcon, montrant la direction de l'apparition de la boule blanche et une partie de sa trajectoire ! Une Mise à jour de mon autobiographie a donc eu lieu également avec ces photos (et d'autres) : voir le lien plus bas...



Balcon paris yvesh annees1970c reconstitutionCette photo prise du balcon, penchée vers la droite par rapport à la rue, doit également dater de quelques années après l'observation (1974-1975 peut-être) mais permet de voir le début où je me suis aperçu de cet objet dans le ciel (il était probablement là avant) et une partie de sa trajectoire, vers moi et la gauche en même temps (la grue n'existait pas au moment de l'observation). Le cimetière se trouve un peu à gauche de cette photo et l'objet est légèrement remonté et à un peu bifurqué pour passer juste à ma gauche, au-dessus de l'immeuble à côté du mien... Le paysage n'est plus le même de nos jours puisque les usines citroën ont été détruites (entre autres, y compris mon immeuble), des immeubles et autres construits à leur place... (Extrait des débuts de mon autobiographie : Ma Vie Hors Normes).



A la vue de ce témoignage (les scènes précises n'ont jamais quitté mon esprit, même quand je suis passé à d'autres obligations, elles sont toujours revenues, en rêves ou en voyant juste un article parlant de certains sujets) d'un enfant de 9 ans, je pense que vous comprendrez pourquoi je n'en ai pas fait trop mention au cours de ma vie. Mon seul témoin indirect est mon père, qui m'a confirmé encore récemment se souvenir de cet incident, il m'a aussi d'ailleurs rappelé qu'il m'avait fait passer, tout enfant, un test de QI devant mes surprenantes soudaines aptitudes (et aussi à la demande d'un prof de français à priori).



En savoir plus sur http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/autobiographie-ma-vie-hors-normes.html



Et en ce qui concerne mes autres propos (qui demandent certainement d'autres précisions) ou autres interrogations, n'hésitez pas à poser des questions en commentaires, par email (Contact et messagerie) et même sur Facebook. J'y répondrai bien sûr. Merci pour votre patience et sollicitude (je n'ai pas l'habitude de parler beaucoup, et encore moins en public, ça se voit ! et je suis beaucoup plus à l'aise avec un stylo qu'avec un micro !)

Yves Herbo, avec des remerciements pour Gilles Thomas et tout son travail de partage.



Pour mémoire, l'interview 64 était celle-ci http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odh-interviews-64.html





L'émission est relayée par :








La page Facebook ODH Tv à liker et partager:

http://www.facebook.com/pages/ODH-Tv/...



Yves Herbo Relai-Sciences-F, H, 28-08-2015, MAJ 03-2016

mardi 1 mars 2016

OVNI et Science-Fiction

OVNI et Science-Fiction

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Pour les familiers du genre littéraire, il est évident que le thème des OVNIs, et principalement celui des "soucoupes volantes", a fait partie très tôt des scénari composant des films tant à succès ("Les Soucoupes Volantes Attaquent" (1956) par exemple) que de films de seconde zone ou peu connu ("The Thing from Another World" (1951) par exemple), et ceci dès les années 1950-1960... les soucoupes volantes étant dans la majorité des cas des vaisseaux extra-terrestres menant des aliens béliqueux sur la Terre. Un film remarquable faisant très tôt le contre-poids de ces films étant par exemple "Le Jour où la Terre s'arrêta" (1951), où ce sont plutôt les humains guerriers et peu compréhensifs qui s'en prennent à une soucoupe pacifique... 

On peut noter que certains auteurs affirment que c'est en fait les premiers écrivains de science-fiction (H.G.Wells avec "La guerre des Mondes" en 1898, Jules Verne avec "De la Terre à la Lune" en 1865, ou encore par exemple "la Sphère d'or" (Out of the Silence) de Erle Cox en 1925, qui auraient "influencé" et en fait "inventés" les soucoupes volantes dans l'imaginaire des êtres humains... même s'ils admettent que le genre littéraire a été reconnu (et encore ! l'est-il vraiment ?) très tardivement par les spécialistes et "décideurs-afficheurs" du métier... il est en effet difficile d'admettre qu'un genre assez ignoré (voir méprisé) par une grande majorité de potentiels lecteurs (alors que c'est pourtant bien le seul genre littéraire à avoir prouvé indéniablement la réalité future de ses "prévisions" - voir Jules Verne par exemple, ou Asimov pour la robotique - et donc son importance pour le genre humain !), ait pu d'une quelconque façon "influencer" ainsi un peuple peu lecteur du genre, au point d'y trouver des dizaines de milliers de témoignages du phénomène... y compris en plus des scientifiques, des militaires, policiers, pilotes, assez peu enclins en principe pour céder facilement à la fiction... même si elle peut parfois entrevoir l'avenir de l'humanité. Mais on peut aussi noter que l'Ufologie, en tant que spécialité liée à l'étude du phénomène OVNI, n'a aucun réel lien avec la science-fiction en tant que telle, bien que quelques auteurs (comme Jimmy Guieu par exemple) a réussi avec succès l'intégration "d'affaires ovni" étudiées par des ufologues (dont lui), dans des romans de science-fiction... Le thème "OVNI" a bien sûr été "récupéré" par les auteurs de science-fiction (principalement sous forme de vaisseau alien), mais pas l'ufologie en tant que telle (car je ne considère pas un film comme "Rencontre du 3eme type" comme de la science-fiction, mais bien plutôt un documentaire scénarisé sur les ovnis et un ufologue célèbre (Allen Hynek)...). Le phénomène OVNI est une réalité scientifique pour moi, et est donc a éloigner de l'imaginaire et de la science-fiction pure et dure... même s'il s'avère que, parfois, la science-fiction débouche sur une réalité à venir...

Ces sujets sont débattus dans les vidéos suivantes d'ODHTV, présentées par Gilles Thomas :




Ovni et Science-fiction avec Alix Leproust et David Hauguel

Est-ce que la science-fiction a influencé les témoins ou l'inverse ? Le phénomène s'est-il adapté à notre culture de l'imaginaire ?

Alix et David ont présenté les Ovnis dans la science-fiction au cinéma, dans les livres et les magazines.

Site d'Ufologie dynamique:

http://anomalia-informations.blogspot.fr/




La soirée Ufologie et science-fiction vous est présentée par Gilles.T.

Les invités sont Yves Herbo du site Sciences et Fictions et Histoires, Thierry Gaulin, président de l'association Ovni-Languedoc et Franck Maurin, auteur du livre "Mystères du phénomène ovni" et conférencier.

Un petit interview audio dans laquelle je donne mon avis sur les liens (ténus pour moi, je dis pourquoi plus haut) entre l'Ufologie et la science-fiction. Il faut dire tout d'abord que le titre de mon site porte à confusion (un peu involontairement mais à peine, car je n'aime pas les lecteurs qui s'arrêtent aux titres et ne cherchent pas à aller plus loin !), car on y traite très peu du genre littéraire "science-fiction" : il s'agit en fait de l'addition de trois choses qui me passionnent : les Sciences, les Fictions (l'imagination) et l'Histoire (dont les légendes et mythes)... Ma vie passée et le hasard ont fait que, enfant (10 ans), j'ai été le témoin direct d'un phénomène OVNI, dont mes parents ont à l'époque admis la réalité, puis que je me suis mis à écrire très peu de temps après, alors que je ne lisais que quelques BD pour mon âge ("Rahan" ou "Pif" par exemple) et n'écrivais pas du tout auparavant. Et surtout, alors que je n'étais pas adepte du genre, ni des "soucoupes volantes" d'ailleurs, je me suis mis à écrire assez rapidement deux romans d'anticipation (ou science-fiction plus largement)... ces deux livres, mais surtout mes subites rédactions et histoires racontées à l'intérieur, ont ensuite poussé ma professeur de français et mon père à me faire passer un test de QI, qui s'est avéré suffisament concluant pour que l'on me propose un "sautage" de classe... ces deux romans d'anticipation (le premier (Quatre éternités pour une Rose immortelle, paru en 2015 aux éditions Edilivre de Paris) parlant d'un enlèvement de deux ado par un ovni et de toute une histoire "spatiale" s'ensuivant, avec la rencontre d'une entité universelle, le second (Je n'étais qu'un Androïde, paru en 2011) parlant de robots à apparence humaine qui ignorent qu'ils sont des androïdes et qui découvrent leur surprenante origine... ce livre du début des années 1970 affirme  par exemple que l'humanité provient d'une autre planète en fait !) ont finalement "dormi" dans un tiroir pendant des décennies, avant qu'un autre hasard fasse que je les redécouvre et qu'ils soient publiés (sans réelle volonté de ma part d'en tirer de l'argent, ce qui est évident d'ailleurs pour le premier éditeur qui romp le contrat), mais c'est surtout parce que j'ai la nette impression qu'ils doivent être lus par certaines personnes précises, pas obligatoirement en nombre... En fait, ma question serait plutôt : pourquoi un OVNI (ou une entité X représentée par cette sphère dans le ciel) influencerait-il un petit enfant pour qu'il écrive quelques semaines plus tard des histoires "futuristes" et à priori totalement imaginaires ? Y a-t-il un message ou un "thème", une certaine approche, qui y serait significative pour quelques lecteurs, pour la science ? C'est une possibilité et la principale raison de ces publications.






Ovni et science-fiction 2: 

ovnis et extraterrestres dans la littérature et le cinéma.

Invité:

Franck Maurin




Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.fr/, 01-03-2016

dimanche 28 février 2016

Légendes des Indiens d'Amérique : le Petit Peuple

Légendes des Indiens d'Amérique : le Petit Peuple

Mummy

Bien avant que Christophe Colomb et les Européens ne mettent les pieds aux Amériques, les traditions orales de beaucoup de tribus amérindiennes, y compris les Arapaho, Sioux, Cheyenne, Shoshone et Crow, parlent des «petites gens» ou "Petit Peuple", qui mesurent seulement entre 20 pouces à trois pieds de haut (50 à 90 centimètres). Dans certaines tribus, ils sont connus comme le "petit peuple des mangeurs" ("tiny people eaters"), dans d'autres, ils ont été connus pour avoir été des esprits et des guérisseurs, et certains croyaient qu'ils étaient magiques, semblables aux lutins ou aux fées. En tout état de cause, les légendes ont été bien connues chez les Indiens à travers le pays, bien avant que les Européens ne mettent le pied sur ces terres.


Pour les Indiens Shoshone du Wyoming, cette petite race de gens a été connue sous le nom de Nimerigar et leurs légendes ont parlé de petites gens les attaquant avec des arcs minuscules et des flèches empoisonnées.


Les Nimerigar ont aussi été connus pour tuer leurs propres concitoyens avec un coup sur la tête quand ils étaient devenus trop malades pour faire partie active de la société. Si c'est une partie de la légende, cette pratique de tuer parfois les infirmes était aussi une partie de la vie, pour la plupart des tribus indiennes nomades.


Bien que beaucoup croient que ces «petites gens» n'étaient seulement qu'une légende, plusieurs découvertes soulignent le contraire, la plus importante de celle-ci a été une momie de 14 pouces (35 centimètres) entièrement intacte, trouvée en 1932. Appelée la Momie des Montagnes Pedro, elle a été découverte par deux hommes qui creusaient pour de l'or, dans les montagnes de San Pedro à environ 60 miles (95 km) au sud-ouest de Casper, Wyoming.

Devilscanyon


Devil's canyon


Après avoir travaillé en permanence sur une veine riche et après être tombés sur de plus en plus de roc, Cecil Main et Frank Carr ont utilisé de la dynamite pour faire sauter une partie de la montagne afin de parvenir à l'or. Après que la poussière se dissipa, une grotte pouvait être vue dans la paroi rocheuse. La petite caverne était d'environ 15 pieds de long (4,5 mètres) et 4 pieds de hauteur (1,2 mètres) et a été totalement isolée du monde extérieur par un mur épais de roches.


Lorsque les hommes sont entrés dans la caverne en rampant, ils ont été surpris de voir un petit homme, comme un pygmée assis les jambes croisées sur un rebord. La petite momie était seulement d'environ 6 ½ pouces de hauteur (15 cm) dans sa position assise, et estimée à 14 pouces de hauteur (35 cm) dans une position debout. Sa peau était brune et ridée, le front bas et plat, ses caractéristiques présentant un nez plat, des yeux aux paupières lourdes et une très grande bouche aux lèvres minces. Le visage ressemblait à un vieillard. Il a été si bien conservé que ses ongles pouvaient encore être vus sur ses mains et le haut de sa tête était couvert d'une substance gélatineuse sombre, qui était encore souple.

Momie montagnes pedro

Les deux prospecteurs ont emmené leur trouvaille à Casper, dans le Wyoming et en peu de temps, les scientifiques sont venus de toute la nation pour voir la momie.


Certains que c'était un canular, de nombreux tests ont été effectués par les professionnels, supposant que c'était était un travail de reconstitution par la taxidermie. Cependant, les anthropologues ont bientôt été surpris de voir que les rayons X montraient un squelette parfaitement formé, semblable à l'homme. Les tests ont également montré que l'être avait été tué violemment, comme la colonne vertébrale avait été endommagée, avec une fracture de la clavicule, et le crâne avait été fracassé par un coup dur. La substance molle au sommet de la tête exposait des tissus du cerveau et du sang coagulé. Après que les tests soient complets, les scientifiques ont estimé que la momie était un adulte pleinement développé, qui était âgé d'environ 65 ans au moment de sa mort. Une conclusion étrange était que ses dents étaient trop pointues, ayant un ensemble complet de canines...


Ces examens auraient été effectuées par le Musée américain d'histoire naturelle (par le Docteur Harry Shapiro) et certifiés authentiques par le département d'anthropologie de l'Université de Harvard. Les savants émirent l’hypothèse qu’il s’agissait d’une momie de Pygmée (pas des Pygmées d'Afrique bien sûr, pour lesquels ont n'a aucune trace de rites de momification). Peut-être cet homme était-il un ancêtre des Indiens d’Amérique... la seule chose certaine était qu’il avait eu le droit aux honneurs d’un embaumement...


La momie a été visualisée en exposition pendant des années, avant d'être achetée par un homme d'affaires de Casper nommé Ivan T. Goodman. Lorsque Goodman est mort en 1950, la momie est passée dans les mains d'un certain Leonard Walder et a fini par disparaître...


Cependant, des rapports alternatifs disent aussi que la momie a été examinée par l'Université du Wyoming, et que le corps a été déclaré être celui d'un enfant malade... 


Car ce n'est qu'en 1979, que le Docteur George Gill, professeur d’anthropologie, reçut des clichés des radios prises par Shapiro. Sa conclusion fut très différente (bien qu'il n'ait eu pour toute matière que quelques vieilles photographies !). Selon lui, il s’agissait d’un bébé ou d’un fœtus, appartenant peut-être à une tribu d’Indiens préhistoriques. Le petit avait dû être atteint d’anencéphalie, une malformation congénitale, qui expliquerait ses proportions adultes. Le Dr Gill a émis l’hypothèse que les Indiens, trouvant des momies d’enfants malformés, avaient pu les prendre pour des restes de petits adultes. Cette erreur aurait donné naissance à la légende des « petits hommes ». (On se rend encore compte ici que des "scientifiques" diplômés n'hésitent pas, eux non plus, a user d'imagination et d'hypothèses qui vont dans leur sens bien bordé !). " Tout ce que nous avons, ce sont d'alléchantes parties d'information ", fait remarquer le Dr Gill. Lui et d'autres anthropologues ont encore l'espoir de localiser la momie disparue pour un examen plus approfondi...


$10,000 OFFERED FOR PEDRO MUMMY


Wyoming: A New York man is offering $10,000 for the mummy of a miniature human discovered in the Wyoming mountains in 1932. John Adolfi wants to conduct DNA, X-rays and other tests on the Pedro Mountain Mummy. He hopes to prove the mummy is a Nimerigar, one of the little people in Shoshone tradition. The mummy, which disappeared in the 1950s, had been X-rayed by an anthropology professor who said it was an infant who suffered from anencephaly, a birth defect, and not a tiny adult. Several photos and descriptions of the artifact remain. In its seated position, the mummy stands 7 inches tall. If it were to stand up, it would only measure about 17 inches.http://www.siliconvalley.com/mld/siliconvalley/news/10801374.htm


: 10.000 $ OFFERT POUR La MOMIE PEDRO


" Wyoming : Un homme de New York offre 10.000 $ pour la momie d'un être humain miniature découvert dans les montagnes du Wyoming en 1932. John Adolfi veut analyser l'ADN, faire des rayons X et d'autres tests sur la momie de la Montagne Pedro. Il espère prouver que la momie est un Nimerigar, l'un du Petit Peuple dans la tradition Shoshone. La momie, qui a disparu dans les années 1950, avait été radiographiée par un professeur d'anthropologie qui a dit que c'était un enfant qui souffrait d'anencéphalie, une malformation de naissance, et non pas un petit adulte (ce qui est faux : c'est un scientifique qui a affirmé cela en 1979 à l'aide de simples photos !, celui qui a fait les tests et radio a dit au contraire qu'il s'agissait d'un adulte de 65 ans...). Plusieurs photos et descriptions de l'artefact restent. Dans sa position assise, la momie mesure 7 pouces de hauteur. Si elle devait se lever, elle ne ferait que mesurer environ 17 pouces. " - Comme on voit, l'histoire des analyses a été ici déformée dans ce petit article récent...


D'autres squelettes des «petites gens» auraient été trouvés dans d'autres régions, proche de Coshocton dans l'Ohio, États-Unis. Un cimetière aurait été découvert, qui contenait des nombreux vestiges d'une race pygmée, de personnes d'environ trois pieds de hauteur. En 1876, un autre ancien cimetière a été documenté comme ayant été découvert dans le comté de Coffee, Tennessee. Des rapports indiquent que le cimetière, couvrant environ six acres, contiendait les restes de milliers de gens comme des nains.

Mummy

Bien que la "petite momie" ait été perdue dans l'histoire, elle continue d'être une curiosité scientifique pour beaucoup, et pour d'autres, rien que l'étoffe des légendes. Apparemment, la momie des montagnes Pedro a porté malheur à ceux qui la possédait et des Amérindiens continuent à mettre en garde leurs concitoyens à se tenir au courant des "petites gens" mangeurs, qui sont toujours supposés vivre dans les montagnes et les hauts lieux du Wyoming.

Quant aux prospecteurs qui sont à l'origine de la découverte de la momie, ils revinrent plus tard poursuivre leur recherche de l'or. Ils ont enregistré leur concession dans le comté de Carbon comme la "Little Man Mine" mais elle n'a jamais produit l'or qu'ils avaient espéré. Aujourd'hui, une pancarte-signe est toujours debout dans le bassin de Shirley qui désigne l'emplacement de la mine...

Fourcorners

Selon la légende indigène, les tribus de la région considèrent les montagnes Pryor dans le Montana et la chaîne de Wind River dans le Wyoming comme étant le centre de l'univers pour les "petites gens". Les Little People, Ninnimbe ou "petits démons", ont été appelés Its'te-ya-ha par les Nez-Percés. Les légendes disent qu'ils ont tué des ancêtres des Shoshone avec des flèches empoisonnées. Les petites gens connaissaient un certain type d'herbe avec lequel ils se frottaient afin d'obtenir l'invisibilité. Une légende Crow parle d'un bébé humain qui serait tombé d'un travois (un traîneau attelé indien) aurait été sauvé par le Petit Peuple. Les Crows croient qu'ils sont des protecteurs, faisant des embuscades aux ennemis des Crows. Shirley Smith, propriétaire du Little Cowboy Bar and Museum à Fromberg, Montana à 105, rue River Ouest à Fromberg, MT 59029 (406) 668-9502 a rencontré l'un des Little People et elle dispose d'une bibliothèque d'histoires et d'anecdotes à leur sujet. Des cowboys racontent s'être réveillés dans la prairie et être entourés par des personnes de la taille de 3 pieds. Des momies ont été découvertes dans la région de Pathfinder Dam et partout dans le Montana. Lorsque le chemin de fer est arrivé, les Little People ont quitté le sud du Montana dans les années 1890, mais pas plus tard que dans les années 1990, les membres de la tribu des Crows, ont rapporté les avoir vus. Une femme Crow a dit que, en 1998, elle a vu l'un des Little People, habillé dans les "vieilles manières avec des vêtements de peau traditionnelle"...

Pryors
Les montagnes Pryors où le Petit Peuple se cacherait







Traductions de Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.fr/16-02-2016

dimanche 14 février 2016

OVNIs : ODHTV, Bilan 2015 et matins ovni

OVNIs : ODHTV, Bilan 2015 et matins ovni - fin 2015



Odhtv 1

Pour rattrapper le petit retard occasionné par mon déménagement et la suspension provisoire de mes publications, voici regroupés quelques documentaires de notre ami Gilles Thomas à partir de la mi-novembre et jusqu'à la fin de l'année 2015. Il s'agit d'un Bilan de l'année 2015 établi par Gilles lors du Repas Ufologique de Toulouse du 11 novembre 2015 et de quelques " Matins OVNI " ou " JT OVNI " diffusés sur novembre et décembre 2015...



Bilan 2015 ou Journal d'ODH TV est réalisée et vous est présentée par Gilles Thomas.

 

- Conférence au Repas ufologique de Toulouse du 11 Novembre 2015.

Le thème de la conférence:

Journal d'ODH Tv 2015:

" Vous découvrirez dans le journal 2015 de Gilles Thomas (directeur d'ODH Tv), les rencontres avec les ufologues français, Belges et Italiens, compte-rendu de veillées et les observations reçues et vues ainsi que les dernières informations de l'étude géo'ufologique qui est passée depuis quelques mois à une autre étape... "



odhtv.jpg

L'émission est relayée par :








Soir Ovni dans le monde édition du 22 novembre 2015 vous est présenté par Gilles Thomas.



Avec l'intervention de Gilles Durand et Thierry Rocher du SCEAU.



L'émission est en collaboration avec ou relayée par :

http://ovnilanguedoc.canalblog.com/

http://www.sciences-fictions-histoire...

http://www.astropleiades.fr/

http://coldevence3.com/

http://www.sceau-archives-ovni.org/

http://rallumonsleciel.e-monsite.com/

http://veritas-europe.com/







Matin Ovni dans le monde 07.12.15




Actualité Ovni dans le monde récente et interview de Yves Herbo du site Sciences et Fictions et Histoires. (S.F.H - Sciences-Fictions-Histoires.com)



L'émission est en collaboration avec:

http://www.sciences-fictions-histoire...

http://area51blog.wordpress.com/

http://reub.e-monsite.com/

http://ufoetscience.wordpress.com/

http://investigationsoanisetoceanogra...







JT Ovni en France 15.12.15

L'émission JT Ovni en France édition du 15 décembre 2015 vous est présentée par Gilles Thomas.



Dans cette nouvelle édition, nous vous partageons l'actualité ovni en France de juillet à septembre 2015..



Dans le dossier de l'édition, je vous partage les observations d'ovni en Haute-garonne et dans le Gers.







Matin Ovni dans le monde 30.12.15

Actualité Ovni dans le monde récente avec l'intervention de Laurent Boulanger (Directeur de la revue Lumières dans la nuit), Gaëtan.B (créateur et animateur de la webtv UFOwallonia), et Eric (ufologue de la région Lorraine).



http://www.facebook.com/tablesrondes....








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Yves Herbo Relai-Sciences et Fictions et Histoires et http://herboyves.blogspot.fr/, 12-02-2016

vendredi 12 février 2016

Poveglia, l'île maudite (?)

Poveglia, l'île maudite (?)

Poveglia1

Un petit retour rapide dans le monde des mythes et légendes avec cette visite de l'île sanglante, ou île de l'Enfer de l'Adriatique italienne... avant l'ouverture d'un gros dossier sur les légendes de l'Auvergne, un endroit où je viens de m'installer et que je me dois donc d'explorer...

Tout au long de l'Histoire, cette petite île a reçu un grand nombre de noms, d'appellations, comme " l'île sanglante ", " l'île de la folie " et  " l'île de l'enfer ".

De nos jours, elle s'appelle l'île Poveglia, elle est située sur la côte de Venise, au nord de l'Adriatique italienne.

Poveglia carte venise



Historiquement, on commence a parler de cette île vers le 5ème siècle après JC : les textes et légendes romaines affirment alors que l'île a été formée à partir des cendres des victimes de la peste, qui étaient toutes déversées au même endroit... les textes les plus sérieux disent en fait que cette petite île a été utilisées pour isoler les nombreux pestiférés vénitiens de la population seine... et abandonnés là. On y ajoute aussi les malades mentaux et les criminels, qui forment la première population fixe de l'île...

Et des siècles plus tard, au Moyen-âge, lorsque la Peste Noire a ravagé l'Europe entière, la même chose s'est reproduite... les victimes ont été jetées en grand nombre dans de grandes fosses, après avoir été brûlées ou non.

Poveglia3

Lorsque l'épidémie s'est arrêtée, la population survivante de Venise a commencé à paniquer, et les résidents montrant le moindre signe de maladie (y compris un simple rhume !) étaient pris dans leurs domiciles et emmenés dans l'île sans pouvoir se défendre... là-bas, ils étaient jetés sur des piles de cadavres en décomposition et brûlés avec. Des hommes, femmes et enfants étaient tous abandonnés à une horrible mort...

Au 19ème siècle, Napoléon utilise aussi l'île et ses prisons a de sombres dessins, et y stocke aussi des armes...

En 1922, un hôpital psychiatrique a été ouvert à Poveglia. La légende locale dit qu'un médecin de l'hôpital a torturé et tué plusieurs de ses patients, en les massacrant horriblement. Mais plus tard il est mort en tombant de, ou peut-être jeté hors du clocher de la chapelle de l'hôpital. Sa mort reste un mystère jusqu'à ce jour...

Poveglia4

Les débris de l'hôpital psychiatrique (ou maison de retraite selon les versions) qui aurait donc fermé en 1968...

Au fil du temps, l'île est devenue un cimetière... Les morts ont été amenés ici pour être soit incinérés ou enfouis dans des fosses communes. Les chercheurs ont suggéré que plus de 200.000 personnes sont enterrées ici.

Tous ces événements ont conduit à la conviction que l'île était hantée... De nos jours, l'île n'est plus habitée... pire, personne ne la visite et même les pêcheurs contournent largement l'île, de crainte de ramasser encore des ossements humains dans leurs filets... cet endroit sombre a inspiré une terreur superstitieuse dans le cœur des gens depuis des décennies...

Les gens ont rapporté avoir vu des fantômes de victimes de la peste et avoir entendu les cris horribles de patients torturés. L'endroit horrible est devenu connu comme l'île maudite... 

Aujourd'hui, l'île Poveglia reste strictement interdite aux visiteurs. L'office du tourisme italienne interdit de visiter l'île (sur papier) et cela nécessite un long processus de démarches administratives pour obtenir l'approbation, avant de pouvoir poser le pied sur l'île. Si vous voulez vraiment, vous pouvez toujours y arriver par bateau en payant cher un pêcheur... mais la question est de savoir si vous aimerez vraiment visiter l'endroit agité où ont succombé des milliers de personnes malades, meurtriers et fous !

Yves Herbo, à partir d'un article paru dans Messagetoeagle.com, merci pour l'autorisation.

Voici une vidéo qui nous propose de visiter un peu en photos cette île très spéciale (qui a été mise en vente récemment ! + https://ijsbergmagazine.com/calmement/8670-poveglia-lile-hantee-sauvee-les-venitiens/) :




" Voici un nouvel épisode de l'émission Ghost Adventures où notre équipe de choc part enquêter en Italie, sur une île qui a la réputation d'abriter des entités par centaines.



C'est sur les canaux de Venise que nous retrouvons Zak, Nick et Aaron, ces derniers partent à la recherche d'informations sur le lieu de leur enquête. C'est en bateau que les trois hommes rejoignent l'île de Poveglia. En arrivant, ils se retrouvent en face d'un ancien hôpital psychiatrique où les malades de la peste étaient rassemblés avec les handicapés mentaux. En faisant les interviews, Zak apprend que le nombre de morts est extrêmement important et pour toutes les personnes interrogées, l'île est hantée de toute part depuis des siècles. Au vu de son histoire dramatique, il est fort possible que cet endroit puisse regorger d'énergie. De plus, des milliers de personnes malades ont été brûlés après leur décès et le tour de l'île est rempli des cendres des victimes. L'atmosphère y est lourde et sinistre. Dès leur arrivée dans le bâtiment, l'équipe ressent rapidement les effets négatifs de l'endroit. Ils font la visite de la bâtisse tout en racontant les histoires qui l'entourent. Pendant cette dernière, l'homme qui les accompagne refuse d'entrer dans une partie du bâtiment et demande à quitter l'île sur-le-champ.



La nuit tombe sur l'île maudite et l'équipe prépare son matériel pour l'enquête. Une fois seule, celle-ci repasse les lieux où elle va placer les caméras fixes. Zak, Nick et Aaron entrent dans le bâtiment et commencent une séance de PVE avec un détecteur de champ électrique. Rapidement, une voix étrange se fait entendre. Zak provoque les différentes entités et encore une fois, une voix répond aux questions. Le détecteur se déclenche et les trois hommes ne se sentent pas à l'aise. Le plus affecté est Nick qui ressent beaucoup de choses négatives. Zak se sent de plus en plus mal et des bruits de pas résonnent dans la bâtisse alors qu'ils sont seuls. De plus, un orbe est filmé apparaissant et disparaissant sur les images. Soudainement, un bruit fort retentit et Aaron sent une énorme vague d'énergie le traverser. Il se met à avoir le vertige et se sent de plus en plus faible. Le détecteur augmente considérablement et les phénomènes s'enchaînent. L'appareil s'éteint subitement et les trois amis se sentent encore plus mal à l'aise. Aaron a du mal à continuer l'enquête et une voix d'homme se fait entendre. Soudainement, Zak devient vulgaire et agressif, il s'éloigne de ses camarades et dit ne pas se souvenir de ce qui s'est passé par la suite. Nick et Aaron arrivent tant bien que mal à le calmer et à le ramener à lui. D'un seul coup, le jeune homme se retrouve vidé et assis parterre, pour lui, l'île est habitée par une force démoniaque. Une fois à l'extérieur, les hommes se sentent un peu mieux, mais se servent d'huile sainte pour se protéger.

Malgré tout, l'enquête continue dans les champs où les malades ont été brûlés. Une odeur de fumée se fait sentir et on entend clairement un cri étrange. Ils avancent prudemment sur un pont et rejoignent les champs. Ils remarquent que le sol est jonché de cendres et d'os humains. Pour provoquer les entités, Zak passe un masque particulier et rapidement, le jeune homme entend une voix l'appeler et dire docteur. Il fait une séance de PVE et demande à ce que l'esprit se montre, Nick quant à lui entend quelqu'un courir et voit un projecteur tomber brutalement.

Les trois hommes retournent dans le bâtiment et testent une nouvelle théorie avec un poste audio et un champ électrique. Ils partent de la pièce laissant le matériel en marche. Une voix est enregistrée et celle-ci parle en italien. Fort de toutes ces manifestations, ils décident de se séparer pour mieux récolter d'éventuelles preuves. Aaron doit récupérer une caméra et une brume blanche est filmée, de plus on entend une voix suivre cette brume.

Nick est dans l'ancienne chapelle et Zak retourne dans la pièce où il a été attaqué plutôt. Rapidement, le jeune homme entend des bruits de pas et un gémissement puissant, il fait également une séance de PVE.

De son côté, Nick fait la même chose dans la chapelle et une voix résonne clairement. Il pose plusieurs questions et une brume noire est enregistrée, elle est accompagnée d'une plainte masculine. Nick remarque que sa caméra se vide rapidement.

Pendant ce même temps, Zak filme un orbe étrange et fait un relevé de température, celle-ci ne correspond pas à ce qu'il ressent. Au même instant, une voix sombre est enregistrée et le jeune homme se sent de plus en plus mal à l'aise, des voix désincarnées résonnent tout autour de lui.

Aaron se rend au clocher où un médecin se serait suicidé. Le jeune homme entend un bruit sourd et une voix répond à ses questions. Les phénomènes sont intenses et violents, le jeune homme sursaute à chaque bruit. Beaucoup de sons et de voix résonnent tout autour de lui et sa caméra se vide subitement.

De son côté, Nick continue sa séance de PVE et des voix se font toujours entendre. Il place une caméra fixe et plus tard, un cri puissant est enregistré.

Zak se sent de plus en plus mal, mais continue de poser des questions. Une voix appelle le jeune homme et sa caméra se vide également. Il change la batterie et part retrouver ses deux compères. Les trois hommes se retrouvent et l'enquête prend fin.



L'île de Poveglia est un véritable repère d'entités malfaisantes et nos trois amis en ont été les victimes, mais grâce à leur ténacité, ils ont pu récolter de splendide preuves de l'existence des fantômes ". Sources : http://www.mystere-tv.com/ + http://www.dailymotion.com/grandeetoile



Mais si l'on en croit un blog s'appuyant sur d'autres témoignages (difficile d'avoir des témoins très anciens, mais sur la partie "hopital psychiatrique" oui, probablement... toutes ces légendes sur cette îles seraient fausses et il y aurait un mélange avec d'autres îles et endroits de la lagune vénitienne... mais il s'agit d'un blog affilié à une association qui luttait pour le non-rachat de l'île à l'époque, donc pas obligatoirement très objectif ! A vous de décider donc !https://oliaklodvenitiens.wordpress.com/2014/04/20/la-veritable-histoire-de-lile-maudite-de-poveglia/



Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, 10-02-2016

mardi 9 février 2016

La fameuse planète X enfin découverte ?

La fameuse planète X enfin découverte ?



Planetex mini

Le sujet a déjà fait l'objet de plusieurs articles sur ce site (voir les liens en bas), mais les grands médias et la science officielle (à cause d'articles pessimistes de la NASA sur ses propres travaux de recherches non fructueuses à l'aide de la sonde WISE) avaient préféré rejeter la possibilité de l'existence d'une neuvième planète, et une géante en plus, dans notre système solaire... (par exemple voir ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-mauvaises-interpretations-des-medias-suite-au-rapport-wise-nasa.html). Mais il ne faut pas oublier que la science officielle et les très grands astronomes des années 1970 rejetaient également par exemple la possibilité qu'une petite planète comme Pluton puisse posséder un ou plusieurs satellites... et pourtant, l'Histoire a prouvé le contraire depuis, comme pour tant d'autres fausses affirmations scientifiques passées !

Planetex

Cette fois, c'est le très sérieux The Astronomical Journal qui a publié un article scientifique de deux astronomes américains, Mike Brown (le découvreur de la mini-planète Eris) et Konstantin Batygin, du California Institute of Technology. Article repris par tous les grands médias et journaux de la planète (Le Monde, Le Parisien, Science et Vie, etc...), y compris les mêmes qui affirmaient encore il y a quelques mois que l'existence de cet astre était purement et simplement impossible, en s'appuyant sur une étude incomplète de la NASA (Wise) en 2013...

Même si le corps céleste n'a pu être encore aperçu via l'un des télescopes géants, les scientifiques sont quasiment certains de fournir des preuves de l'existence de la 9e planète du Système solaire et de leurs calculs d'ici cinq ans car selon eux, la probabilité d'une erreur est de 0.007%... Les astronomes envisagent de se rendre à cette fin à l'Observatoire japonais Subaru des îles Hawaï. Les calculs des astronomes sont basés sur l'étude des évolutions du champ gravitationnel d'autres astres qui présentent des anomalies répertoriées déjà par d'autres scientifiques, comme la mini planète Sedna par exemple.

Science magazine

Source : Science Magazine)

Les calculs démontreraient qu'il s'agit d'un corps de la taille de Neptune à peu près, c'est-à-dire 10 fois plus massive que la Terre, et qu'elle posséderait une orbite elliptique très inclinée par rapport à celle de notre planète, et avec une période de révolution de 15.000 ans environ. C'est à dire qu'elle ferait le tour du Soleil et des huit autres planètes sur cette période très longue...

Orbite possible de la neuvieme planete

D'après Mike Brown, ce corps, baptisé "planet nine", serait né comme les autres planètes du système solaire il y a environ 4,5 milliards d'années et sa composition chimique serait probablement proche de celle de planètes gazeuses comme Uranus et Neptune. Cette nouvelle simulation informatique collerait vraiment très bien avec les orbites étranges et très elliptiques d'au moins 6 astres qui sont alignées dans la même direction. Ces configurations très improbables, 0,007 chance sur 100 selon les astronomes ayant publié l'étude, restaient mystérieuses jusqu’à ce que Mike Brown et Konstantin Batygin les expliquent parfaitement en ajoutant une grosse planète dans le système qui, tel un berger, ramènerait son troupeau dans la même direction régulièrement... Au plus près du Soleil, elle passerait à quelques centaines de fois la distance Terre-Soleil et au plus loin, plus d’un millier de fois cette distance (UA). Et mettrait de dix mille à vingt mille ans pour faire le tour du Soleil, alors que par exemple, Pluton met deux cent cinquante ans. La confiance des chercheurs est renforcée par le fait que leur modèle prévoit pour d’autres astres des orbites étranges, perpendiculaires au plan du système solaire, déjà observées.

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Une nouvelle planète, dix fois plus grosse que la Terre, a t-elle été découverte par les astronomes américains ? Les orbites particulières de deux familles de transneptuniens, ici en magenta et en bleu, semblent le montrer. Si la nouvelle planète existe, elle tournerait sur l’orbite représentée en jaune. Document Brown/Batygin/Caltech (source Science et Vie).

Alors, peut-il s'agir de Nibiru, ou Nemesis ou Hercolubus, le nom d'une planète mythique donné par quelques très anciennes civilisations ? La période de révolution autour du Soleil, très longue, est en tout cas troublante car précisée depuis de nombreuses années par les traducteurs de différents textes (y compris sumériens et romains), mais aussi cette orbite très elliptique et donc ovale, amenant ce gros corps à se rapprocher régulièrement... pour provoquer diverses catastrophes gravitationnelles et/ou climatiques (extinctions) selon la configuration de son approche par rapport aux autres planètes géantes du système notamment... (car tous ces corps tournent en permanence autour du Soleil, à différentes vitesses et orbites, les positions de ces corps autour du Soleil sont donc à chaque fois différentes lors de ces rapprochements millénaires (de la planète X), ainsi que les forces gravitationnelles : cela pourrait être un début d'explication également pour les diverses extinctions du vivant sur notre planète, qui ne correspondent pas vraiment à des cycles réguliers, tout en se produisant néanmoins de façon répétitive, mais irrégulièrement...). Et ne vous laissez pas prendre par la théorie des astronomes qui supposent qu'il s'agit d'une planète de taille, masse (poids) et chimie semblable à Neptune, sans l'avoir encore vue : comme nous le savons sur notre propre planète, comme dans l'espace, la taille n'a rien à voir avec le poids : il existe des étoiles nommées naines brunes ou rouges qui sont très petites mais pèsent un poids considérable (d'où puits gravitationnels importants), tout comme les étoiles qui s'effondrent sur elles-mêmes pour créer un trou noir ou équivalent... Rien ne prouve que cet astre lourd (les calculs le démontrent, ou il y a plusieurs astres proches les uns des autres) soit réellement une "Neptune" comme on nous le dit : il peut s'agir d'une naine brune très sombre, d'un trou noir de taille moyenne, d'un gros amas d'astéroïdes sombres ou même (des physiciens semblent avoir prouvé leur existence) d'astres composés d'anti-matière ou de matière noire et donc invisibles pour l'instant encore... les théories "extinctions répétitives" ou encore "cycles glaciations, inter-glaciations non réguliers" seraient évidemment plus facilement concernées par ce type d'astre, qui "colle" bien sûr par plusieurs coïncidences aux mythes liés à Nibiru...

Rappelons aussi que, début 2015, dans une étude publiée par le journal «Monthly notices of the Royal astronomical society letters», des chercheurs assuraient «qu'au moins deux planètes» se trouvaient au-delà de Neptune. Ils appuyaient leur déduction sur l'étude de la trajectoire d'une douzaine d'objets transneptuniens. Ces objets présentent «des paramètres orbitaux inattendus» qui «laissent croire que des forces invisibles altèrent leur distribution orbitale», expliquait alors l'astrophysicien Carlos de la Fuente Marcos. «Nous considérons que l'explication la plus probable est que d'autres planètes inconnues existent au-delà de Neptune et Pluton», estimait le chercheur. «Leur nombre exact est inconnu, car nos données sont limitées, mais nos calculs suggèrent qu'il y a au moins deux planètes, et probablement plus, aux confins de notre système solaire», ajoutait-t-il.... Leurs travaux sont donc rejoints en partie par ceux des astronomes américains... : source : http://www.leparisien.fr/sciences/deux-nouvelles-planetes-autour-du-soleil-le-point-pour-s-y-retrouver-20-01-2015-4462685.php













Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, 07-02-2016