lundi 12 mai 2014

Géographie aménagée, réalité déformée, et des Ley Lines

Géographie aménagée, réalité déformée, et des Ley Lines

Gall peters

Je l'ai déjà dit à de multiples reprises : les successions de gouvernements d'un Etat font en sorte de toujours maintenir un fond historique cohérent par rapport aux événements du passé et actuels... y compris quand les événements du passé ne correspondent pas obligatoirement à la réalité historique mais à celle du vainqueur (de l'Etat) du moment, ou même parfois à celle du vaincu (du même Etat) s'il devient vainqueur par la suite bien sûr. Cet état de fait est tellement ancré dans notre civilisation que, même de nos jours, une grande partie de l'humanité n'a pas eu accès à des réalités apprises et admises par d'autres... et que des corrections historiques auraient dues être faites depuis... nous avons bien plusieurs "niveaux" de réalités dans notre monde, et vous croisez tous les jours des gens qui n'ont pas, devant leurs yeux et réflexions, des expériences tout à fait identiques du même monde que vous. L'exemple flagrant de ces différences de réalités admises et entretenues, jugées "acceptables" par certains et inconnues pour d'autres (donc pas de questions ou pas de choix d'admettre en final la réalité "aménagée") est la comparaison entre deux cartes du monde géographique de la Terre.

Vous connaissez tous la Carte de Mercator parce que c'est la carte que vous avez apprise à l'école et que vos enfants apprennent encore probablement de nos jours :

Carte du monde mercator
il s’agit d'une carte du monde réalisée avec une projection de Mercator, c’est à dire centrée sur l’Europe et respectant les surfaces autour de l’équateur. La carte est optimisée pour un affichage en A3

Cartegerardomercator 1602
L'une des cartes originales de Gerardo Marcator (1602)

Et bien ces cartes sont fausses en grande partie. Elles sont basées sur un point de vue colonialiste et sur le fait que le monde occidental dominait (et domine toujours culturellement) : les proportions et tailles de beaucoup de nations ne sont pas respectées du tout avec la réalité du terrain... A commencer par l'Afrique, évidemment. 

En 1973, le cartographe allemand Arno Peters critiqua la projection de Mercator, en la stigmatisant pour surreprésenter les surfaces des pays riches au détriment des pays pauvres. Il propose alors une nouvelle projection en décalant les longitudes de 45 degrés vers le sud, tout en gardant les latitudes en place. Il obtint donc une projection qui maintient la proportion entre les surfaces sur la carte et les surfaces réelles (km²).

Petersprojection over

Voici ce qui ressemble un peu + à la réalité. En bas vous pouvez voir les énormes différences entre différents continents ou nations présentées partout dans l'actualité de tous les jours et la réalité... 

Gall peters
Une carte satellite plus réaliste

Ce n'est pas une illusion, le continent africain est immense, et l'Amérique du Sud (17 840 000 km²) regagne l'importance que la carte Mercator lui fait perdre par rapport à l'Amérique du Nord (22 080 000 km²).

Cette carte devint un outil très apprécié des tiers-mondistes (devenus les altermondialistes) cherchant le rééquilibrage des inégalités entre les pays du monde. Elle offre une nouvelle lecture en démontrant que les pays du Sud ont un poids beaucoup plus important qu'on peut le penser sur notre planète. Au contraire de la projection Mercator, nous voici devant un exemple concret d’utilisation intentionnelle d’un type de représentation cartographique du monde à des fins politiques, et dans le sens d’un monde plus équitable.

Mais attention, ce n'est pas non plus toute la réalité car cette disposition fausse les directions vers les pôles, écrasent un peu les perspectives : si on la déplace vers le nord ou le sud, les terres reprennent un peu plus d'épaisseur (pour respecter leurs réels nombres de kilomètres carrés) mais sans l'exagération de la mercator...

Dans ces différences de cartes, tout tient en quelque sorte à l'endroit où l'on dispose l'équateur par rapport au plan 2d de la carte à plat, Mercator à gauche avec l'équateur disposé vers le bas (Sud écrasé) et Peters à droite avec l'équateur au centre (plus logique sur la réalité mais qui "écrase" un peu les terres en largeur... :

Mercator 1Peters


Sources : http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/notions/raison/convers/carto/mercator.htm + http://derrierelescartes.over-blog.com/article-13314963.html + Wikipedia

Mais nous allons en profiter pour aborder une autre carte : celle imaginée par Alfred Watkins et améliorée par beaucoup d'autres chercheurs depuis, tel Ivan P. Sanderson, qui a été le premier à affirmer que la forme icosaèdre était évidente et au travail à travers la planète. Voici un petit dossier traduit du site http://ancientexplorers.com/

Ley lines 1 world view

" Il y a-t-il une "grille d'énergie" invisible autour de la planète ? Une grille qui peut détenir le secret pour obtenir la puissance qui peut être utilisée pour le bon ... ou le mauvais ?

Nikola Tesla a dit: « Si vous voulez trouver les secrets de l'univers, il faut penser en termes d'énergie, de fréquence et vibration. "

Aujourd'hui, nous savons que Tesla avait raison. La physique quantique a démontré que toutes les matières, dans leur base sous-atomique, sont en fait de l'énergie. Cela comprend à la fois la vie sensible, les objets inanimés et les particules de l'espace. La matière est, en fait, plus de l'énergie qu'une "chose".

Sous son (apparemment) forme solide, la matière émet aussi de l'énergie, que d'innombrables études ont montré. Et quand il s'agit de la matière qui émet de l'énergie, nul ne peut être plus important pour nous de comprendre ce qu'est un réseau énergétique. Une grille énergétique, beaucoup le soutiennent, entoure la Terre.

Pourquoi est-ce important ? Parce que si la Terre émet de l'énergie le long de lignes spécifiques et points de croisement qui peut être exploitée par les humains, ceux qui connaissent ce pouvoir ont à un net avantage sur ceux qui restent ignorants.

PLUS QUE PEUT VOIR L’ŒIL

Comme avec beaucoup de "mystères non résolus», la notion d'une grille qui entoure la Terre a polarisé les théoriciens et les experts en deux camps distincts : ses promoteurs et contradicteurs. Alors que les partisans font valoir que de nombreuses preuves existent pour prouver l'existence d'un réseau énergétique, les sceptiques classent la théorie comme un autre élément de la frange populaire proche des théoriciens de la conspiration.

Mais même si les penseurs traditionnels rejettent l'existence même d'une grille, un examen plus approfondi indique qu'il pourrait y avoir beaucoup plus ici que ce que voit l’œil.

LES LIGNES "LEY" ET DES CENTRES DE POUVOIR PRÉHISTORIQUE

Les lignes qui composent ce réseau (en théorie ou en fait) sont souvent désignées comme des "Ley Lines," et quand nous les étudions de près, on voit que les êtres humains à travers l'histoire semblent avoir été bien au courant de leur existence, grâce aux nombreux sites antiques trouvés sur leur longueur.

Le terme «Ley» lui-même vient de l'anglo-saxon, qui signifie «bandes défrichées de terrain» ou «prairies». Mais ces lignes auxquelles nous nous référons sont principalement énergiques, et existent, que la terre soit dépouillée de sa couverture du sol ou non.

Toutes les lignes Ley répondent à des points d'intersection, formant une matrice ou une grille à travers le corps de la planète. Ces points de la grille, selon les promoteurs de la théorie, sont les plus forts "points de puissance" sur la Terre. Apparemment, beaucoup de nos ancêtres le pensaient aussi, puisque des sites sacrés comme des pierres levées, des monticules, des mégalithes, des pyramides, des vortex d'énergie célèbres, et même des cathédrales sont souvent situés directement au-dessus de ces points de puissance, ces croisements.

En fait, la cartographie de la grille nous montre que beaucoup des sites les plus renommés au monde siègent au sommet des points de rencontre des lignes telluriques. Machu Picchu, les pyramides de Gizeh, l'île de Pâques, Puma Punku, Lhassa au Tibet, les anciennes ruines de Mohenjo Daro, Findhorn en Ecosse, le Triangle des Bermudes, les tourbillons de l'Arizona, Angkor Wat, les lignes de Nazca, de nombreux obélisques, et les structures en forme de dôme sacrés dans le monde entier, tous témoignent de la possibilité très réelle que quelque chose au-delà du monde visible est impliqué ici.

Comprendre exactement comment nos ancêtres connaissaient l'existence de ces lignes peut toujours rester un mystère, mais ce que nous pouvons déduire aujourd'hui de notre propre connaissance, révèle des informations qui peuvent puissamment aider la planète - ou profondément lui nuire - en ces temps trop critiques.

PSEUDOSCIENCE OU RÉALITÉ PLATONICIENNE SOLIDE ?

Selon la pensée dominante, l'étude d'un réseau planétaire est considéré comme une «pseudoscience». Cependant, lorsque nous nous tournons vers les mathématiques précises liées à cette grille, puis nous reportons aux tendances et aux thèmes reflétés dans la géométrie sacrée, un sens au-delà de la pensée scientifique matérialiste commence à émerger.

Platon a reconnu les grilles et a formulé une théorie sur la Terre, qui indique que la structure de base de la planète a évolué géométriquement : des formes les plus simples aux plus complexes.

Il n'est pas surprenant que ces formes soient aujourd'hui connues comme les "solides platoniques" et comprennent les suivants : le cube, le tétraèdre, l'octaèdre, le dodécaèdre, et l'icosaèdre.

Selon la théorie de Platon, ces réseaux d'énergie autour de la Terre ont évolué à travers chacune de ces formes dans le temps, avec la plus complexe superposée à son prédécesseur. Le résultat est un champ englobant tout ce qui constitue la base énergétique de la Terre. Une énergie, selon Platon, qui maintient littéralement la Terre ensemble.

IDENTIFICATION RAPIDE DES LIGNES TELLURIQUES

En 1921, Alfred Watkins, un pionnier anglais de la photographie avait quelque chose qu'il a appelé une «inondation du mémoire ancestrale» tout en regardant une carte de la campagne du Herefordshire.


Englandwales leylines

Watkins remarque que de nombreux lieux préhistoriques, comme des menhirs, tumulus de terre, collines préhistoriques de terre et d'autres fonctionnalités sont placés sur des lignes droites qui s'étendaient sur des miles à travers le pays. Watkins a passé de nombreuses années à étudier ces alignements, à la fois sur le terrain et sur les cartes.

Il a pris des photos, a écrit des livres et donne des conférences. En réponse à son travail, en particulier à son livre le plus important, The Old Straight Track (1925), un groupe de personnes à travers la Grande-Bretagne a formé ce qu'ils ont appelé le "Straight Track Club". Ce groupe a mené des recherches sur le terrain tout au long de la Grande-Bretagne, à la recherche d'alignements de sites, et les restes de vieilles pistes droites situées sur leur longueur.

Il a fallu attendre les années 1960 pour que les recherches d'Alfred Watkins aient été favorisées et modifiées par d'autres. L'un d'eux était Tony Wedd, un ancien pilote de la Royal Air Force. Wedd croyait que les lignes desservaient une fonction tout à fait différente. À savoir : les «réticules» des intersections de lignes ont été utilisés comme sites d'atterrissage d'OVNI. L'hypothèse de Wedd a inspiré d'autres enquêtes, dans les années 1960 et à l'échelle mondiale, sur l'examen de la production d'énergie le long des Ley Lines.

"BUCKY BALLS" ET VILS TOURBILLONS

Comme cela s'avère, il existe plusieurs cartes quadrillées de Ley lignes. La variété peut être attribuée aux différents chercheurs du 20e siècle. Tous, cependant, tirent des conclusions à partir des géométries fondamentales des solides de Platon.

Becker hagens 1983

Bill Becker et Bethe Hagens, par exemple, ont mené des recherches approfondies sur les Ley Lines. Leur révision du code des positions terrestres des solides de Platon a été basée sur le travail d'Ivan P. Sanderson. Sanderson a été le premier à affirmer que la forme icosaèdre était évidente et au travail à travers la planète.

Sanderson a identifié ce qu'il appelle les “Vile Vortices” ou «Vortex du mal", distribués géométriquement à 12 endroits clés à travers le monde. Tous ces sites partagent la même qualité, la plupart du temps négative. Les plus célèbres d'entre eux sont le Triangle des Bermudes et de la Mer du Diable.

Becker et Hagens ont supportés, en grande partie, la carte du réseau planétaire comme initialement décrite par l'équipe russe Goncharov, Morozov et Makarov. L'équipe a organisé la grille différemment Sanderson, en se basant plutôt sur la relation entre la Grande Pyramide de Gizeh, et l'axe des pôles nord et sud.

Cependant, Becker et Hagens croyaient que la version russe était incomplète. Cela les a conduit à théoriser et tracer une nouvelle variante, plus complexe, d'une grille de la Terre, sur la base de la base icosaèdre, polyèdre sphérique de R. Buckminster Fuller.

Même si des experts comme Dan Shaw, Nassim Haramein, Becker et Hagens, Sanderson et les Russes ont tous mené des recherches sur les Ley Lines, (les alignements sont prouvés astronomiquement et archéologiquement, les énergies telluriques sont détectables et détectées magnétiquement et par les sourciers de façon naturelle, etc...), la science traditionnelle ne reconnaît pas officiellement leur existence ou leur l'influence. (...) "

http://ancientexplorers.com/blog/ley-lines/

Yves Herbo Traductions, sciences, F, H, 10-05-2014

Articles, Podcasts et News SerieViewer semaines du 19-04 au 02-05-2014

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Yves Herbo-S,Fictions,Histoires/SerieViewer-09-05-2014

dimanche 11 mai 2014

2014 : Une vie répliquante artificielle créée

2014 : Une vie répliquante artificielle créée
codageadn
Ce que l'on pensait encore impensable il y a quelques mois vient d'être réalisé par une équipe américaine : introduire deux fabrications artificielles dans l'ADN d'une bactérie et à faire en sorte que la bactérie reproduise ce nouvel ADN modifié...
Pour simplifier leur réalisation, on peut dire que, depuis toujours, le code de la vie transmis par l'ADN comporte quatre lettres : quatre bases azotées nommées ATCG. Les chercheurs américains ont réussi à ajouter deux lettres à ce code fondamentalb et à les faire se répliquer au sein de plusieurs générations de bactéries. L'ADN est un brin hélicoïdal (ou une double-hélice) en forme d'escalier dont les barreaux sont tous fabriqués avec les même matériaux chimiques, il n'existe donc dans la nature que deux sortes de barreaux, puisque l’alphabet biologique fonctionne par paires : dans l’ADN, AT (adénine-thymine) et CG (cytosine-guanine), les bases complémentaires, constituent chacunes les barreaux de la double hélice. Dans l’ARN, autre molécule porteuse d’information génétique, la base T est remplacée par U (pour uracile). La suite de ces lettres (AATTCGTAGC, par exemple) constitue des gènes, selon un code qui commande la fabrication de protéines nécessaires au fonctionnement de tous les organismes vivants.
" L’équipe dirigée par Floyd Romesberg (Scripps Research Institute, La Jolla, Californie) est donc parvenue à intégrer dans le génome d’une bactérie, Escherichia coli, une nouvelle paire de bases nucléiques, d5SICS et dNaM, dont la présence a été tolérée par la machinerie de réplication du micro-organisme : cette paire de bases non naturelles se retrouvait dans 99,4 % des descendants de la bactérie. Ces bases inédites ne figuraient pas dans les chromosomes de la cellule, mais dans un plasmide, un anneau d’ADN capable lui aussi de se répliquer au fil des générations, mais non essentiel à la survie de la bactérie.
Les propositions de nouvelles paires de bases s’était multipliées ces dernières années. Mais leur réplication avait eu lieu seulement in vitro. La percée de Floyd Romesberg et de ses collègues a consisté à faire accepter à un organisme façonné par des milliards d’années d’évolution des éléments totalement « orthogonaux », comme le disent les scientifiques. Une prouesse en plusieurs étapes.
Representation de la double helice d adn
Représentation de la double-hélice d'ADN - MesserWoland/CC BY-SA 3.0
Dans un article de commentaire lui aussi publié dans NatureRoss Thyer et Jared Ellefson (université du Texas, Austin) décrivent ce qui pourrait suivre : faire en sorte que ces bases soient définitivement adoptées par l’organisme qui les réplique ; démontrer qu’elles peuvent être transcrites en ARN in vivo, c’est-à-dire qu’elles servent à coder des messages génétiques pris en charge par l’organisme d’accueil, pour contrôler l’expression des gènes par exemple.
Ce ne serait là qu’un avant goût d’une biologie renouvelée, avec un répertoire plus étendu de paires de bases, et un lexique de protéines infiniment plus riche. Les applications, encore hypothétiques, pourraient concerner la médecine, l’énergie, etc.
Il s’agit là d’un élément-clé d’une discipline en émergence, qui comme d’autres pans avancés des sciences (nanotechnologies par exemple), suscitent des critiques concernant l’éthique et la sécurité. Ces questions étaient au cœur de la première conférence sur la xénobiologie organisée du 6 au 8 mai à… Gênes par le Français Philippe MarlièreLa xénobiologie vise à mettre au point des formes de vie étrangères à celles connues sur Terre, du point de vue chimique et du codage informationnel, pour émanciper le vivant de ses substrats naturels.
Pour lui, les travaux de Malyshev et de ses collègues constituent le franchissement d’un « cap symbolique historique : une troisième paire de bases entièrement artificielle a pu être répliquée in vivo. Il ne s'agit que de quelques générations dans une bactérie, mais le Rubicon est franchi. » Il estime cette avancée « dix fois plus significative » que l’annonce récente de l’expression d’un chromosome synthétique dans une levure. "
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/le-premier-organisme-semi-synthetique-avec-un-adn-artificiel-est-cree_1536539.html + http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/05/07/l-alphabet-de-la-vie-s-enrichit_4412957_1650684.html
Yves Herbo, Sciences, F, Histoire, 09-05-2014

samedi 10 mai 2014

OVNIs : ODH interviews 40 et 41

OVNIs : ODH interviews 40 et 41

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L'édition ODH interviews 40 vous est présentée par Gilles Thomas.

L'invité est Eric Zürcher, créateur du Centre de Recherches Ufologiques Niçois (CRUN) et auteur du livre RR3 en France. Il vous parle de la territorialité dans les RR3 en France, des observations d'entités sans apparitions d'Ovni et de sa conclusion actuelle sur le phénomène.


L'émission est en collaboration avec :




L'édition ODH interviews 41 vous est présentée par Gilles Thomas.

Les invités sont Jacques Scornaux, président du SCEAU et Christian Morgenthaler, président de SPICA  et Rémy Fauchereau de l'AEPA qui vous parlent de l'ufologie actuelle en France.


L'émission est en collaboration avec :


http://odhtv-replay.kazeo.com/

Yves Herbo Relai-Sciences-F, H-10-05-2014

La liaison entre la Sibérie et les Amériques

La liaison entre la Sibérie et les Amériques

Grottedyuktai
La grotte de Dyuktai

Des fouilles menées au site de la grotte de Dyuktai dans le nord-est de la Sibérie ont révélé un assemblage incluant des pointes de lance en pierre similaires aux pointes Clovis, des petits outils en pierre connus sous le nom de microlames, ainsi que les restes d’un gros mammouth et d’un bœuf musqué. Une série de sites similaires ont par la suite été découverts dans la région et certains archéologues ont suggéré que ce sont les groupes de la culture Dyuktai qui ont traversé le pont terrestre de la Béringie et peuplé les Amériques.

Cependant, quoique les sites Clovis et Dyuktai aient tous deux fourni des témoignages de chasse au gros gibier, il existe d’importantes différences entre eux. Par exemple, les pointes Dyuktai ne possèdent pas la ”cannelure” typique des pointes Clovis. De plus, les outils sur microlames qui sont communs sur les sites Dyuktai n’ont pas été retrouvés sur les premiers sites archéologiques des Amériques.

Les partisans de l’hypothèse d’une route côtière suggèrent que l’on ne retrouve pas la technologie Clovis ancestrale en Sibérie parce que la technologie des pointes Clovis n’a pas été développée là-bas. Elle se serait plutôt développée en Amérique du Nord après que des groupes côtiers d'adaptation maritime se soient déplacés à l’intérieur des terres et aient développé leur propre outillage pour la chasse.

L'archéologue occidental Frederick Hadleigh a suggéré que la technologie d'instrument de microlame du complexe Denali dans le sud-ouest de l’Alaska ait partagé des traits semblables avec la culture de Dyuktai de Sibérie. Le paléontologiste Dale Guthrie a interprété l'utilisation de microlames pour la chasse au renne et affirme davantage que la propagation de la technologie représente une adaptation aux conditions environnementales de la toundra.

Tandis que les liens entre les microlames d'Alaska et de la Sibérie sont encore non prouvés, nous savons vraiment que l'utilisation de la technologie de microlame était étendue dans l'Extrême-Orient de l'Asie. Par exemple, les sites de l'archipel japonais et de la péninsule coréenne démontrent clairement la présence de ces instruments il y a 20,000 ans et d'autres sites tant de Mongolie que de Chine occidentale ont des traits technologiques semblables.

L’archéologie de la vaste région sibérienne est encore peu connue, mais jusqu’à présent on n’y a retrouvé aucun témoignage archéologique incontestable qui démontre catégoriquement un lien entre les anciens habitants de la Sibérie et les premiers arrivants en Amérique.

Autre preuve pour les origines des premiers colons

La question d'où exactement les premiers colons sont venus, et le moment où ils se sont déplacés de l’Asie vers l’Amérique du Nord et du Sud, a inspiré une immense quantité de recherches, pas toutes archéologiques. La preuve de l'antropologie physique, des données génétiques et des études linguistiques a entièrement été employée afin d'essayer de comprendre ces questions.

L'analyse des similitudes biologiques entre les Sibériens modernes et les groupes indigènes Nord-Américains a soutenu un mouvement des gens hors de la Sibérie à la fin de la dernière période glaciaire. Les formes distinctes de certaines dents appelées Sinodonty ont été trouvées dans des fréquences beaucoup plus élevées, dans l’une et l’autre des populations amérindiennes et du nord de l'Asie. L'analyse de la distribution de ce trait menée par l'anthropologue physique Christy Turner suppose une migration de la Sibérie orientale, le long du détroit de Bering et en Amérique du Nord.

Le support pour cette étude vient de l'analyse des marqueurs génétiques des populations indigènes modernes. La distribution des ‘haplotypes’ distincts suggère un point d'origine en Sibérie orientale, quoique la direction de mouvement, ou le délai de la migration demeure peu évidente.

L'évidence de l'étude de la langue des groupes dans le Nouveau Monde est encore moins claire. Dans la plupart des conclusions, il y avait trois groupes de langue distincts dans le Nouveau Monde. L'analyse des différences entre ces groupes suggère qu'un groupe unilingue soit entré dans l’Amérique du Nord d’abord, en s’étendant dans l'Amérique du Sud. Deux groupes supplémentaires semblent être entrés plus tard, et s’être seulement installés dans différentes régions de l'Amérique du Nord. Cependant, ce type d'analyse est entravé par le manque de renseignements sur combien de temps ça prend pour changer de langue.

L'utilisation de données linguistiques, biologiques ou génétiques doit encore de façon concluante répondre à plusieurs questions; cependant la recherche essayant de combiner l'évidence non-archéologique avec la preuve physique fournie par les données archéologiques solides a le potentiel de répondre à ces questions avec plus de détails.

Beringia

Le terme "Béringie" fait référence à une aire géographique du nord du Canada, de l’Alaska et de la Sibérie qui est demeurée libre de glace lors de la dernière glaciation. C’était une énorme bande de terre qui s’étendait environ du fleuve Mackenzie au Canada jusqu’au fleuve Lena en Sibérie, et qui incorporait ce qui est aujourd’hui l’Alaska, le Yukon, l’est de la Sibérie et pratiquement tout ce qui est maintenant submergé sous le détroit de Béring et la mer de Chukchi.

L’environnement de la Béringie était très sec, et cette aridité a fait en sorte que la région est demeurée sans glace durant toute la glaciation. La végétation de la Béringie comprenait des graminées et des plantes herbacées à larges feuilles, et était assez productive pour supporter d’importantes populations de mammouths laineux, de chevaux et de bisons. Pourtant, il y a une discussion concernant quand les masses continentales Bering pourraient avoir supporté ce type d'environnement.

Dr yuri mochanov cimeti remammouths
Cimetière de mammouths-Sibérie

Le botaniste Paul Colinvaux a argumenté en faveur de Béringie comme un endroit froid et inhospitalier. Sa recherche indique que la vie a été concentrée dans les vallées près des rivières depuis qu’elles étaient les seuls endroits où de petites plantes végétatives auraient pu croître jusqu'à il y a 14,000 ans. D'autres chercheurs, comme le paléoécologiste Steve Young, ont rassemblé et ont interprété l'évidence de la cueillette des coeurs de pollen. Young suggère que le paysage était plus habitable et semblable à la steppe. Ces pâturages étendus auraient eu une grande variété de végétation et peut-être même des marais, en étant plus attrayants pour de grands herbivores.

Combinant ces deux idées, le géologue J.V. Matthews a utilisé des données de plusieurs différentes sources, y compris les restes fossilisés des insectes suggérant que Béringie ait inclus des secteurs d’environnements steppiques et de toundra. Sans tenir compte de comment l'environnement était clairsemé dans la Béringie, il est clair que c'était grandement déboisé et pourrait soutenir, en quantité, une vraie population d'animaux pour encourager des premiers humains à entrer sur cette terre à la recherche de nourriture.

Le pont terrestre de la Béringie

Le pont de terre qui connectait jadis la Sibérie à l’Alaska se trouvait au centre de la Béringie. Le pont terrestre de la Béringie était un segment du plateau continental qui a émergé lors des périodes glaciaires, alors que les niveaux marins avaient diminué considérablement à travers le monde. Il a été ouvert de façon intermittente au cours des phases inférieure et moyenne de la glaciation Wisconsinienne (il y a 75,000 à 25,000 ans) et est ensuite demeuré ouvert pendant toute la glaciation du Wisconsinien supérieur (25,000 à 10,000 ans A.A.).

Le concept d’un pont terrestre pourrait évoquer un passage étroit et restreint, mais le pont terrestre de la Béringie était en fait une vaste bande de terre, environ de la taille de la Colombie Britannique et de l’Alberta réunis, et jusqu’à 1,000 kilomètres de large par endroits. Il s’agit probablement de la route empruntée par les premiers habitants des Amériques, alors qu’ils cheminaient de la Sibérie à l’Alaska, et de là au reste de l’Amérique du Nord et du Sud. C’était également une route migratoire pour certains mammifères terrestres tels les lemmings, les bœufs musqués et les mammouths.

Avec la fin de la glaciation, les glaciers ont commencé à fondre et les niveaux marins ont commencé à s’élever partout dans le monde. Vers environ 15,000 ans A.A., le pont terrestre de la Béringie avait disparu, et les continents de l’Amérique du Nord et de l’Asie étaient de nouveau séparés par les eaux du détroit de Béring et de la mer de Chukchi.

Par terre ou par mer ?

Entre environ 25,000 et 10,000 ans A.A., presque tout le continent nord-américain était enfoui sous des tonnes de glace. Comment des gens ont-ils traversé ou contourné cette barrière massive pour s’établir dans les régions sans glace au sud des glaciers? Quelle route ont-ils empruntée pour se rendre en Amérique? Plusieurs hypothèses, de la plus plausible à la plus absurde, ont été proposées pour répondre à ces questions, mais celles du corridor libre de glace et de la route côtière sont les deux hypothèses ayant reçu le plus d’appui de la communauté archéologique.

Les partisans de la théorie du corridor libre de glace soutiennent que les premiers habitants de l’Amérique du Nord étaient des chasseurs de gros gibier qui ont suivi les troupeaux de bisons et de mammouths de la Sibérie jusque de l’autre côté du pont terrestre de la Béringie et le long d’une route intérieure libre de glace à l’est des montagnes Rocheuses, jusque dans la portion centrale du continent. D’un autre côté, les partisans de la théorie d’une route côtière suggèrent que les gens ont migré par bateau le long de la côte nord-ouest du Pacifique, s’installant dans de petites zone de terre sans glace le long de la côte extérieure, et dépendant de ressources marines telles les poissons, les mollusques, et les mammifères marins.
La route du corridor libre de glace

Au cours du Wisconsinien supérieur (environ 25,000 à 10,000 ans A.A.), deux énormes glaciers, l’inlandsis laurentidien dans l’est et l’inlandsis de la Cordillère dans l’ouest, recouvraient presque tout le Canada et le nord des États-Unis. Les partisans de l’hypothèse du corridor libre de glace proposent qu’une bande de terre entre les inlandsis, sur le versant est des montagnes Rocheuses, soit demeurée sans glace et ouverte à une occupation et une migration humaines pendant la totalité ou une partie de la glaciation. Selon cette hypothèse, les ancêtres des chasseurs Clovis ont traversé le pont terrestre de la Béringie à partir de la Sibérie, franchi des régions sans glace en Alaska et au Yukon, pour ensuite suivre le corridor libre de glace et s’établir dans les terres au sud des glaciers autour de 11,500 ans A.A.

L’hypothèse du corridor libre de glace a été proposée pour la première fois dans les années 1930, et fut pendant plusieurs années acceptée de la majorité comme étant la voie d’entrée la plus plausible des premiers nord-américains. On croyait que le corridor avait été ouvert et accessible pendant la totalité, ou quasi-totalité, de la glaciation du Wisconsinien supérieur, permettant aux premiers arrivants de faire le voyage même à l’apogée de la glaciation. Des données plus récentes indiquent toutefois que le corridor libre de glace ne s’est ouvert qu’après le début du retrait des glaciers, vers environ 12,000 ans A.A, une date trop tardive pour expliquer l’arrivée des premiers habitants.

Deuxroutes

La route côtière

L’hypothèse d’une route côtière repose sur la prémisse que les premiers arrivants en Amérique du Nord ne sont pas venus à pied en suivant une route intérieure, mais qu’ils ont plutôt voyagé par bateau, descendant la côte du Pacifique et occupant de petites zones de terre libres de glace, appelées refuges, le long de la côte extérieure. Une fois arrivés au sud des glaciers, certains groupes se seraient ensuite dirigés vers l’intérieur des terres, possiblement en empruntant d’importants réseaux hydrographiques comme celui du fleuve Columbia. Ces groupes étaient les ancêtres des populations qui ont plus tard fabriqué et utilisé les pointes de lance Clovis.

Cette hypothèse fut proposée pour la première fois dans les années 1960 quand l’étude de restes végétaux anciens a démontré que certaines portions extérieures de la côte nord-ouest du Pacifique avaient échappé à l'inlandsis de la Cordillère, fournissant des zones habitables, ou refuges, pour les plantes, les animaux et possiblement les humains. L’archéologue Knut Fladmark a développé et perfectionné cette hypothèse à la fin des années 1970, mais ce n’est que bien plus tard qu’elle recevra l’approbation d’une partie importante de la communauté archéologique.

Si la côte du Pacifique fut le point d’entrée des premiers Américains, nous devrions y retrouver :

-des témoignages de sites archéologiques suffisamment anciens pour avoir pu accueillir les premiers arrivants en Amérique du Nord

-des données prouvant que des zones de terre libres de glace capables de supporter des populations humaines existaient le long de la côte pendant la glaciation

-des données prouvant que les premiers habitants étaient caractérisés par ce que les archéologues appellent une adaptation maritime – en d’autres mots, qu’ils avaient les outils et les compétences nécessaires pour exploiter les ressources de la mer, tels les poissons, les mollusques et les mammifères marins, et pour fabriquer et utiliser des moyens de navigation.

Les archéologues, les géologues et d’autres chercheurs sont à la recherche de tels témoignages, mais les changements du niveau marin depuis ces temps reculés et de mauvaises conditions de conservation rendent cette tâche difficile.

L’identification d’anciens littoraux est un processus complexe. Quoique les niveaux marins aient généralement été plus bas au cours de la glaciation, ils étaient en fait plus élevés qu’aujourd’hui dans certaines régions de la côte du Pacifique. Ceci est dû à un phénomène connu sous le nom de dépression isostatique, qui se produit quand le poids des glaciers enfonce le continent, entraînant une hausse des niveaux marins relatifs. Quand la glace fond, le continent rebondit vers le haut. Quoique plusieurs anciens sites côtiers puissent aujourd’hui être submergés sous plusieurs mètres d’eau de l’océan, d’autres peuvent être cachés loin à l’intérieur des terres dans la forêt humide côtière.

Pour surmonter ces difficultés, les géologues ont créé des chartes détaillées du niveau marin local pour plusieurs régions de la côte, et ces données sont utilisées pour reconstruire les anciens littoraux. La télédétection du fond marin au large de Haida Gwaii Haida Gwaii a permis d’identifier d’anciens lits de rivière et des planchers forestiers, fournissant des indices supplémentaires quant à la localisation possible de sites archéologiques.

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© Renée Hetherington, J. Vaughn Barrie, Roger MacLeod, and Michael Wilson,
2004. Quest for the Lost Land. Geotimes 49 (2): p. 20-23.

La recherche sur ces anciens littoraux est incroyablement difficile. Les reconstructions mettent la profondeur de certains de ces drainages de fleuve et des anciennes terrasses à 50 mètres au-dessous de l'océan moderne. La profondeur et l'eau froide rendent n'importe quelle fouille sous-marine presque impossible, mais on peut apercevoir ce qui s'étend juste au-dessous des anciens lits de rivière. Utilisant les cartes reconstruites du paléoenvironnement et du paysage, Daryl Fedje et une équipe d'archéologues du Service des Parcs Nationaux Canadiens ont laissé tomber un seau de coquilles de palourdes à plus de 50 mètres de la plate-forme d'un navire de la Garde Côtière. Quand le seau a été retrouvé, l'équipe a méticuleusement trié la collecte des résidus du lit de l’océan, découvrant un unique évident artefact. Bien que cela ait été un essai, la récupération d'une lame d'ardoise à 50 mètres au-dessous de la surface démontre la probabilité que les humains occupaient ces anciens littoraux.

Ces techniques ont circonscrit la recherche, mais il reste encore beaucoup de travail à faire avant que des témoignages archéologiques concluants supportant la route côtière soient retrouvés.

L’archéologie de la côte nord-ouest du Pacifique

Il est difficile de trouver des sites archéologiques anciens sur la côte nord-ouest du Pacifique, et aucun site assez ancien pour retracer le premier peuplement des Amériques n’a encore été découvert. On peut toutefois chercher dans les données archéologiques de sites plus récents des indices d’une occupation ancienne de la côte.

La datation par le radiocarbone a révélé une occupation humaine au site de la grotte On Your Knees, sur l’île du Prince-de-Galles au large de la côte méridionale de l’Alaska, vers 9,800 ans A.A. Des outils en obsidienne ont été trouvés sur le site, et des chercheurs ont relié cette obsidienne à des sources sur la terre ferme de la Colombie-Britannique et dans le sud-est de l’Alaska. Ceci suggère que vers 9,800 ans A.A., des populations vivant sur la côte étaient capable de parcourir des distances considérables, et peut-être qu’elles étaient présentes dans la région depuis assez longtemps pour avoir établi des réseaux d’échanges à longue distance.

Le site de Namu sur la côte centrale de la Colombie-Britannique était occupé autour de 9,700 ans A.A. Les types d’outils retrouvés à Namu sont semblables à ceux retrouvés sur les sites associés au complexe Nenana en Alaska, indiquant que les descendants des populations qui produisaient ces outils en Alaska pourraient avoir descendu la côte, emportant leurs outillages avec eux.

Les sites de l’île de Richardson et de Kilgii Gwaay attestent que des gens occupaient les îles d’Haida Gwaii au minimum vers 9,300 ans A.A. Ils y exploitaient les ressources marines, et utilisaient fort probablement des bateaux pour se déplacer d’île en île. Ces sites ont livré une grande quantité d’artefacts et de restes animaux, suggérant une occupation bien organisée et de longue durée. Quoiqu’il n’y ait aucun témoignage d’un peuplement plus ancien à Haida Gwaii, il est peu probable que ces sites représentent la première occupation humaine de l’archipel.

Plus loin en bas de la Côte Ouest, l’archéologue Rudy Riemer a découvert une caverne daté d’il y a plus de 9000 ans. Cependant, pas assez tôt pour être la preuve directe d'une migration de la Côte Ouest, le site montre que les populations étaient étendues le long de cette région de Nord-Ouest du Pacifique vers ce temps-là. Des artefacts de ce site ont été chimiquement analysés provenant des sources de matériel en pierre de la plus haute vallée de la rivière Squamish et des secteurs élevés de la chaîne Coast Mountain.

Dans la région de la Péninsule Olympique, le site de Manis contient la preuve d’une grosse partie chasse sur la côte ouest. D'un niveau daté il y a 12,000 ans, un os de mastodonte a été récupéré avec le bout d’une pointe d’os cassé logé dans lui, démontrant clairement la chasse aux gros animaux sur la côte ouest. L'autre évidence d'une grotte en Orégon montre très tôt l’occupation humaine, mais pas sous forme d’artefact ou de chasse. Au lieu de cela les chercheurs ont découvert quelques exemples de matières fécales fossilisées, appelées coprolites, dans les plus bas niveaux de la grotte de Paisley. La recherche d'ADN sur ces coprolites suggère qu'ils soient humains, bien que d'autres chercheurs aient remis en cause cette analyse, due à la ressemblance de ces échantillons avec d’autres matières fécales des grands herbivores et à la récupération de l'ADN canine des mêmes échantillons; menant aux questions de la contamination.

Ces données, ainsi que celles provenant d’autres sites côtiers, fournissent des témoignages indirects de populations humaines présentes le long de la côte du Pacifique à des temps très reculés. Cependant, aucune preuve archéologique définitive, suffisamment ancienne pour expliquer la présence de populations Clovis dans le centre du continent nord-américain vers 11,500 ans A.A., n’a encore été retrouvée sur la côte.
Si les gens se sont déplacés en bas de la Côte Ouest, et ensuite vers l'intérieur, où et quand ce mouvement s'est-il produit? Y a-t-il quelque archéologie suggérant que les populations sur la côte aient commencé à se déplacer vers l’intérieur ?

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© Daryl Fedje

Quelques sites des régions intérieures de l'état de Washington, L'Orégon et l'Idaho peuvent démontrer ceci. Des pointes de tiges de projectile ont été trouvées sur un site le long de Snake River dans l'état de Washington, datant de 8,800 à 10,800 ans. Un autre site dans le sud-central de l’Orégon, La grotte Fort Rock a contenu une couche de gravier qui a eu deux pointes d'obsidienne à cet endroit. Les dates de cette couche sont aussi vieilles que 13,000 ans A.A. La grotte Wilson Butte de l'Idaho contient aussi des artefacts fabriqués par les humains datant entre 14,500 et 13,000 ans. Peut-être ces sites sont des exemples des premières personnes se déplaçant vers l’intérieur; cependant le petit nombre de sites découverts jusqu'ici, fait qu’il est difficile de déterminer définitivement quand les premiers colons sont venus de la côte, ou à partir de l'est.

La grotte de Port Eliza

La grotte de Port Eliza est une grotte marine émergée située sur la côte ouest de l'île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Les restes de plantes et d'animaux conservés dans cette grotte ont donné aux scientifiques un aperçu unique du climat et de l'environnement de cette région côtière il y a 18,000 à 16,000 ans.

La grotte s'est formée à un moment où les niveaux marins relatifs étaient plus hauts que ceux d'aujourd'hui. L'action des vagues a érodé la falaise et créé la grotte. Lorsque les niveaux marins se sont abaissés, la grotte est devenu un abri sec à l'intérieur des terres pour les animaux qui vivaient dans la région. Il y a un peu moins de 16,000 ans, les glaciers ont recouvert l'entrée de la grotte, et des sédiments glaciaires à grain fin ont été déposés dans la grotte par l'eau de fonte. Ces sédiments ont recouvert et protégé les restes d'animaux et de plantes qui se trouvaient sur le plancher de la grotte.

Cape Ball

Des recherches effectuées sur un promontoire au bord de la mer à Cape Ball, sur le côté est de l'île de Graham, au large de la côte du Pacifique de la Colombie-Britannique, ont fourni des preuves que cette région côtière est demeurée libre de glace durant la glaciation du Wisconsinien supérieur.

L'île de Graham fait partie de l'archipel des Îles de la Reine-Charlotte. Les chercheurs ont cru pendant longtemps que les îles étaient complètement recouvertes de glaciers durant le Winconsinien supérieur. La découverte d'anciens fossiles de plantes à Cape Ball a cependant confirmé que cet environnement était en fait habitable, et supportait une vie végétale variée.

Extraits de http://www.sfu.museum/journey/an-en/primaire1er-primary

L'aventure des premiers hommes - Ep05 - Les Amériques



Les scientifiques sont quasiment unanimes pour affirmer que nous descendons tous d'une seule et même femme, qui a vécu en Afrique de l'Ouest (Ethiopie). Que cinq grandes migrations ont peuplé le monde. Que notre espèce, l'Homo sapiens, a rencontré les néandertaliens et les Homo erectus, et s'est probablement mélangée avec eux. Mais bien des questions subsistent. Comment les premiers chasseurs-cueilleurs ont-ils réussi à survivre dans des régions hostiles ? Comment l'apparence physique de nos ancêtres s'est-elle modifiée pour s'adapter aux changements de climat et de milieu ? Comment ces groupes tiraient-ils parti de leur environnement et du cycle des saisons ? Comment ont-ils, au fil des années, maîtrisé la nature ? Aujourd'hui, de récentes découvertes climatologiques, archéologiques et même génétiques permettent de comprendre plus précisément la fabuleuse histoire de l'espèce humaine et de mieux connaître les routes qu'elle a empruntées pour conquérir la planète.

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 08-05-2014