mardi 5 mars 2019

Arctique : la culture de Zhokhov plus évoluée que supposé

 Arctique : la culture de Zhokhov plus évoluée que supposé

Siberie ilezhokhov1

l'île de Zhokhov (ou Jokhov)

Cette culture de l'île de Zhokhov (ou Jokhov), île découverte seulement en 1914, est la plus ancienne preuve connue à ce jour de l'existence d'un peuple humain dans cette région du haut Arctique (une station polaire y a été installée dans les années 1950), au mésolithique. Les études qu'y s'y enchainent révèlent un tableau très différent que celui supposé pour une culture de ces dates très éloignées (nous sommes au minimum aux environs de 9300 ans avant maintenant question datations...). En effet, ces études sur le site ancien découvert sur cette île amènent à des conclusions qui remettent en question certains "postulats hypothétiques" concernant non seulement l'isolement des diverses cultures sibériennes à l'âge glaciaire et post-glaciaire, mais aussi les capacités de déplacement et d'échanges entre groupes humains éloignés. Cette étonnante culture est aussi celle qui aurait la première domestiqué, élevé et créé une race canine, du type huski. Cette implantation permanente (pendant au moins 300 ans) remet aussi en question la notion de "nomades chasseurs-cueilleurs de l'époque", orientant plutôt sur une culture déjà en partie sédentaire en ce qui concerne une population demeurant sur un "centre culturel" (lieu de réunion et de stockage d'outils et de denrées, d'élevage) en permanence, pendant que d'autres chassaient, cueillaient et pêchaient, allaient chercher des matières premières (pierres et bois). :

L’Île Jokhov fait partie de l'archipel de Nouvelle-Sibérie et est située en mer de Sibérie orientale, au nord de l'Extrême-Orient russe. Elle se situe à 103 kilomètres à l'est-sud-est de l'île Bennett. Sur le plan administratif elle est rattachée à la République de Sakha (Yakoutie) en Russie. L'île fait partie du groupement des Îles De Long. Elle a une surface de 58 km2 et culmine à 123 mètres.

En 2017, les scientifiques russes ont retrouvé des traces des plus anciens élevages de chiens d’un type précis, sur l’île de Zhokhov, située dans la mer de Sibérie orientale. Ainsi, les premières races de chiens existaient il y a 9.000 ans.

La recherche effectuée par l'archéologue russe Vladimir Pitulko et le zoologue russe Alexeï Kasparov, dont les résultats sont publiés dans le Journal of Archaeological Science : Reports, montre que les anciens habitants de l'île de Zhokhov, située dans la mer de la Sibérie orientale, étaient les premiers à avoir créé des races de chiens pour leurs besoins.

Un des sites les plus septentrionaux jamais occupé par l'homme a été découvert sur l'île de Zhokhov. Alors que les fouilles menées sur le site ont permis de prouver l'existence d'une population humaine il y a entre 8 000 et 9 000 ans (amenés à 9300 ans depuis 2017), la recherche récente fournit des preuves que ses habitants étaient des éleveurs de chiens.

Les os de 11 chiens ressemblant aux huskys contemporains par les dimensions et la forme de leur crâne y ont été découverts. Les scientifiques ont prouvé que dix de ces chiens avaient des proportions identiques et pesaient entre 16 et 25 kilogrammes. C'est le poids des chiens contemporains utilisés comme animaux de transport.

Siberian islands zhokhov

En 2018, des scientifiques russes ont étudié le site des anciens de Jokhov, situé dans l'Arctique, à 76º de latitude nord, et ont décrit en détail le mode de vie des anciens peuples qui y avaient vécu. Il s’est avéré que, malgré la faible densité de population, ce peuple ancien avait communiqué avec des représentants d’autres territoires et avait même échangé divers objets lors de foires.

L'Arctique est la partie la plus froide de notre planète, où il n'y a pas de conditions favorables à la vie. Les régions arctiques de la Terre ne sont guère peuplées d’êtres humains, bien que dans certains pays, notamment la Russie, les États-Unis et la Norvège, il existe des zones industrielles. Ces zones augmentent la densité moyenne de la population à 0,35 habitant / km2 mais ne dépassent pas, en principe, 0,03 à 0,04 habitants / km2. Ici, le site de Jokhov a été découvert, considéré comme la plus ancienne preuve d’habitation humaine dans le Haut-Arctique.

La colonie a été détruite il y a entre 9300-8600 ans, 25 à 50 personnes y vivaient en permanence. Dans le passé lointain, l'île de Jokhov faisait partie d'une vaste plaine formée en raison de la baisse importante du niveau de la mer au cours du dernier maximum glaciaire. En raison de l'élévation du niveau de la mer post-glaciaire, cette plaine a été inondée et érodée (il n'est pas improbable que d'autres sites de cette culture soient engloutis de nos jours dans ces eaux peu profondes).

Figure 2. On the left, the location of Zhokhov Island is marked (circle) on an NSIDC sea ice extent map for Jun 27, 2012 – by the end of July that year (not shown), the ice was largely gone. The ice map on the right shows that the ice had reformed by the end of October, which means that Zhokhov Island was ice-free for a little over 2 months in 2012. However, in the past, due to natural variation , this ice-free period would have been either much longer in some years or much shorter, or even nonexistent (by which I mean, some years there was no ice-free period at all).

Figure 2. On the left, the location of Zhokhov Island is marked (circle) on an NSIDC sea ice extent map for Jun 27, 2012 – by the end of July that year (not shown), the ice was largely gone. The ice map on the right shows that the ice had reformed by the end of October, which means that Zhokhov Island was ice-free for a little over 2 months in 2012. However, in the past, due to natural variation , this ice-free period would have been either much longer in some years or much shorter – or even nonexistent (by which I mean, some years there was no ice-free period at all). À gauche, l'emplacement de l'île Zhokhov est marqué (cercle) sur une carte de l'étendue de la glace de mer du NSIDC du 27 juin 2012 - à la fin de juillet de cette année (non représentée), la glace avait en grande partie disparu. La carte des glaces à droite montre que les glaces se sont reformées à la fin du mois d'octobre, ce qui signifie que l'île de Zhokhov était libre de glace pendant un peu plus de 2 mois en 2012. Toutefois, dans le passé, en raison de la variation naturelle, la période libre de glace aurait été soit beaucoup plus longue certaines années, soit beaucoup plus courte - voire même inexistante (certaines années, il n’y avait pas de période libre de glace).

Actuellement, le site de Jokhov est situé dans la partie sud-ouest de l’île moderne de Jokhov, près du pied d’une colline basse (environ 120 m) qui le protège du vent violent du nord-ouest. Cet endroit était très pratique pour les anciens peuples. La colline a servi de point d'observation :

dimanche 3 mars 2019

France Bretagne : L'origine de la civilisation mégalithique

France Bretagne : L'origine de la civilisation mégalithique

Bretagne pyramide4 1

France, Morbihan

Après mon dernier article, on ne quitte pas vraiment la Bretagne car une étude nous révèle que cette dernière serait en fait le berceau de la fameuse Civilisation des Mégalithes...

C'est une étude qui vient d'être publiée dans la célèbre revue de publications scientifiques Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) qui éclaire d'un jour nouveau la société des chasseurs-cueilleurs, il y a au minimum 7000 ans...

Cette étude confirme ce que les ethnologues et anthropologues soupçonnaient de plus en plus : les capacités techniques des hommes de la fin de l'âge de pierre et du début du néolithique étaient bien plus élaborées et, de plus, on n'avait pas affaire à une multitude de tribus plus ou moins en guerre entre elles, mais bien toute une civilisation sans frontières. Déjà, les découvertes d'arts pariétaux déjà sophistiqués et des petites idoles (la "Mama" ou déesse mère) pratiquement identiques dans des endroits aussi éloignés que l'Espagne, la France et l'Indonésie, la Turquie, les Balkans, et datés de entre -47000 et -38000 ans nous font penser à une culture commune : un peuple qui s'est répandu de l'est à l'ouest et inversement, et qui a gardé le contact pendant des milliers d'années.

La Civilisation mégalithique européenne étudiée ici demeure toujours bien mystérieuse par bien des aspects. Nous savons qu'elle a laissée des milliers de structures en pierre et jusque dans des endroits reculés, avant de disparaître tout aussi mystérieusement qu'elle était apparue, peut-être repoussée ou assimilée par les nouvelles tribus celtes ou barbares venues de Suisse et de l'Est, qui deviendront les gaulois... Elle apparaît assez subitement aux alentours de 7000 ans avant maintenant, d'après les meilleures datations connues. Cette étude porte justement en grande partie sur les datations de divers artefacts de cette période et de divers endroits. Des datations par milliers. Et cette étude contient aussi des implications traitées, comme la navigation élaborée à des âges plus reculés que supposés auparavant...

Stonehenge, ce monument mégalithique d’Angleterre, ou encore les alignements de Carnac en Bretagne française, ne sont que des exemples réputés des milliers de sites où l’on peut voir des roches curieusement arrangées en Europe et sur le pourtour du bassin méditerranéen. Cette nouvelle étude suggère que tous les cercles de pierres et les sites mégalithiques d’Europe et de Méditerranée pourraient provenir d’une unique civilisation de chasseurs-cueilleurs venue de Bretagne.


Ileberder morbihan restesdolmen1

Ile Berder Morbihan

Tous ces sites n’ont pas été conçus indépendamment les uns des autres mais ils remonteraient à une seule et même civilisation, apparue il y a environ 7 000 ans dans ce qui est aujourd’hui la Bretagne. “Les résultats indiquent également que les humains de l’époque étaient de meilleurs navigateurs qu’on ne le croit généralement, diffusant leur culture par voie maritime”, complète Science.

Pour parvenir à ces conclusions, Bettina Schulz Paulsson, chercheuse à l’université suédoise de Göteborg, a passé au crible les données de datation au carbone 14 de 2 410 sites antiques européens afin de reconstituer une chronologie archéologique.

“Les datations provenaient principalement de restes humains enfouis dans les sites”, détaille la revue scientifique.

Voir ci-dessous :

vendredi 1 mars 2019

France Bretagne : l'île d'Aval et la légende d'Avalon

France Bretagne : l'île d'Aval et la légende d'Avalon

Iledaval 500

L'île d'Avalon, bien que citée historiquement par Pline l'Ancien, est principalement supposée être une île mythique de la tradition celtique. Située à l'Occident, à une distance et en un lieu indéterminés, elle est aussi nommée l'"Île Fortunée" et semble bien symboliser l'Au-Delà, l'Autre Monde ou pour d'autres la "Féerie", la "Magie". C'est là que sont amenés les héros après leur mort, dans la direction du soleil couchant. Le mot "occident" ne vient-il pas du latin occidere, "se coucher" pour le soleil, ou "succomber", pour une personne. Certains érudits ont aussi pu proposer un jeu de mots entre "avalon" et le verbe "avaler" : aller vers le val, vers le couchant, et en même temps évoquer l'engoulement, l'engloutissement, le fait d'être avalé par la Mort... La "navigation" est longue pour y parvenir, et incertaine pour les vivants, car elle implique un passage (ou un trépas), mais elle peut se faire dans les deux sens : le retour est possible, par exemple pour le roi Arthur qui y attend le moment de revenir réunifier les Celtes, d'après une tradition solidement implantée.

La science considérait majoritairement Arthur et ses légendes comme une invention relativement moderne car la plupart des écrits les mentionnant dataient du haut moyen-âge. En effet, on pensait que c'était dans la Vita Merlini de Geoffroy de Monmouth (vers 1145) qu'on la voyait mentionnée clairement pour la première fois. Mais il est certain maintenant que cette tradition remonte à bien plus loin dans le temps : Pline l'Ancien (entre 23 et 79 après JC), dans son Histoire Naturelle (IV, 95) évoquait déjà Avallus, une mystérieuse île, d'où provenait l'ambre, un produit réputé d'origine surnaturelle. Taliesin (entre 518 et 599 après JC) évoque pour Merlin cette " Île des Pommes" (Insula Pomorum, en latin "île des fruits", mais "Avalon" renvoie à la racine celte aval, "pomme"), où tout est régi par une douce loi. C'est le pays de l'éternelle jeunesse et de l'éternelle santé, où l'on ignore la mort et où les fruits sont toujours mûrs. Morgane, aux multiples pouvoirs, y règne avec ses huit sœurs ; elle y veille tout particulièrement sur Arthur qu'elle y a recueilli, blessé, après la bataille de Camlann pendant laquelle il tue son fils Morded.

YH : Notons tout de suite que l'ambre est le produit fossilisé de la résine de résineux. Et l'île d'Aval en est remplie, ainsi que de pommes de pins logiquement...

Pleumeur bodou le corps de la disparue retrouve sur l ile d aval

Taliesin est un personnage important de la mythologie celtique et de la littérature galloise, il est à la fois un poète historique du 6ème siècle et un barde mythique de la littérature galloise. Il n’est pas facile de les différencier d’autant que le barde est parfois assimilé à Myrddin. Son nom est aussi associé au Livre de Taliesin, un recueil de poèmes manuscrits du Xe siècle mais dont la composition serait contemporaine du barde historique. La légende en fait le « Chef des Bardes de Bretagne » et compagnon d'Arthur.

YH : Notons que les découvertes récentes font de l'ambre un produit très commercialisé à l'âge du bronze, donnant même des "Princes de l'Ambre" très riches implantés au niveau de la Mer du Nord et de la Baltique, de l'actuelle Angleterre, la Scandinavie et les régions néerlandaises et allemandes du nord.

Cette image du paradis celtique peut être identifiée à l'Emain Ablach de la tradition irlandaise, et on lui a donné par la suite bien des noms : Terre des Jeunes, Île Lointaine, Île de Verre, Terre de Promission des Saints, Palais de Cristal au-delà de la mer, Île Perdue. Avec la christianisation, elle devient cette île merveilleuse vers laquelle s'embarque Saint Brendan et qui devient "l'île de Saint Brendan" qui apparaît sur les cartes maritimes en divers endroits dès le 13ème siècle... En parallèle, les mêmes cartes maritimes du 13ème siècle mentionnent également les îles légendaires (ou fantômes) de Brasil (ou Hy-Brasil) et de Antilia (rattachée elle à la légende de l'Atlantide de Platon). Dans la mythologie irlandaise, une île dénommée Hi-Brasil Hy-Breasal, Hy-Brazil, Hy-Breasil ou Brazir est évoquée et localisée au large de l'Irlande ou dans les parages de l'archipel des Açores. Cette île aurait été habitée par des moines irlandais. J'ai mentionné ces îles dans cet article : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-ile-de-brasil-engloutie-decouverte.html

Et, avec la Renaissance, on la retrouve sur une des premières cartes de l'Amérique, à Terre-Neuve. Diverses sites insulaires situés à l'ouest perpétuent ce nom, au large de Los Angeles par exemple (!), ou l'îlot d'Aval en Pleumeur-Bodou (22, France).

On a aussi voulu la localiser à Glastonbury, en Angleterre, qui aurait autrefois été environnée de marécages, et où le tombeau du roi Arthur est réputé avoir été retrouvé (YH : probablement une arnaque montée par des moines au Moyen-Age à l'aide de tombeaux du monastère local). J'ai mentionné Glastonbury et cette possibilité ici : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

Question archéologie moderne, à l'inverse de celle du 19ème siècle qui n'en a pas fait une priorité du tout, la mention d'une trentaine de squelettes presque intacts découverts sur l'île d'Aval, dans deux fosses communes, fait tendre l'oreille. Heureusement, certaines archives du passé révèlent des détails intéressants et importants, que je vous partage ci-dessous :

mardi 26 février 2019

Irlande : nombreuses structures cachées à Newgrange

Irlande : nombreuses structures cachées à Newgrange


Newgrange newstructures uk 600

J'ai déjà eu l'occasion de parler un peu de ces étonnants monuments préhistoriques qu'est Newgrange Passage, en Irlande, daté officiellement de plus de 5200 ans avant maintenant, et de montrer quelques photos.

Irlande newgrange4

Newgrange Passage, Tombeaux de Downth

Newgrangetomb ireland

Le Newgrange est un gigantesque tumulus de pierre circulaire de 80 mètres de large et de 13 mètres de haut. À la base de ce grand monticule de pierre, nous retrouvons 97 énormes pierres alignées et dont certaines sont richement décorées et nous font découvrir l’art mégalithique. A l’intérieur, un passage de 19 mètres de long menant sur une chambre funéraire cruciforme. Vu le travail qu’à du demander la construction de ces édifices, nous supposons que la population installée dès lors était déjà très organisée, avec une répartition des tâches impeccable. Construit il y a plus de 5200 ans (3200 av. JC env.), Newgrange est l’un des sites archéologiques les plus populaires en Irlande. Cet ancien tumulus préhistorique est encore plus ancien que le Stonehenge d’Angleterre ou que les Pyramides de Giza en Egypte. Celui-ci a été construit pendant l’Âge de Pierre par un peuple de fermiers occupant les terres de Boyne Valley. Selon les archéologues, Newgrange aurait été construit pour servir de tombeau mais aujourd’hui plusieurs scientifiques s’accordent à dire que ce tumulus est bien plus qu’une simple sépulture. Celui-ci serait en effet plus un lieu spirituel, religieux et astrologique où des cérémonies auraient pu se dérouler.

Newgrangetomb ireland2

Comme de nombreux autres monuments construits à travers le monde, il semblerait que Newgrange ai été pensé et construit pour servir de calendrier aux peuples anciens. En effet, d'après les études de l’observatoire de Sir Norman Lockyer, chaque année le soleil pénètre dans la chambre funéraire centrale à 9h17 pile le jour du solstice d’hiver (21 décembre) et reste pendant 15 minutes. Une précision des plus étonnantes qui n’est pas due au hasard et qui nous en dit davantage sur les capacités de ces peuples anciens.

Un programme de photographies aériennes s'est déroulé cet été 2018 au-dessus de Newgrange, et les premiers résultats ont été publiés ce début d'année 2019. Et ces résultats non seulement confirment les nouvelles impressions des archéologues mais en confirment d'autres, principalement sur l'incroyable travail effectué au niveau des modifications et adaptations des paysages locaux afin qu'ils correspondent probablement aux concepts sociaux, spirituels et scientifiques de l'époque (néolithique), au niveau de l'astronomie en particulier. Cette approche nouvelle des capacités des hommes préhistoriques (nous ne sommes pas encore dans l'antiquité locale à cette période) à modifier et utiliser les accidents du paysages a déjà été en partie démontrée dans la suite de mes articles parlant des structures anciennes (géoglyphes surtout) mieux visibles du ciel que du sol... Voici encore une pierre de plus à ce moulin qui a de plus en plus de grain à moudre...

Le Service national des monuments d'Irlande utilise des photographies aériennes haute résolution de l'entreprise Bluesky pour cartographier et enquêter sur un Henge géant (cercle ou tumulus de pierre) âgé de 4 500 ans.

La structure circulaire, située sur le site du patrimoine mondial de l'UNESCO de Brú na Bóinne, témoigne de travaux de terrassement préhistoriques. Elle a été observée pour la première fois par des chercheurs équipés de drones. À la suite de la découverte, le Service des monuments nationaux du Département de la culture, du patrimoine et de Gaeltacht a procédé à de nombreuses opérations de reconnaissance aérienne, notamment en chargeant Bluesky Ireland d’enquêter sur l’enceinte de Newgrange.

« Cette nouvelle information est une illustration graphique de l'étendue et de la densité des sites rituels et cérémoniels associés au tombeau de Newgrange Passage », a commenté Joseph Madigan, ministre de la Culture, du Patrimoine et du Gaeltacht. « Ces nouvelles données archéologiques étonnantes fournissent des informations nouvelles, spectaculaires et uniques sur les origines et le développement du paysage et de la société du néolithique. »

L'été 2018 a été exceptionnellement sec. Les mois de juin et de juillet ont été proches de la sécheresse. Ces conditions avaient déjà révélé les traces de récolte d'anciens châteaux et de forts de l'âge du fer en Angleterre et au pays de Galles. Anthony Murphy, chercheur et photographe, a donc décidé de survoler la vallée de la Boyne avec son drone. Il a repéré une grande marque de culture circulaire sur des terres agricoles dégagées, indiquant la présence d'éléments archéologiques enfouis.

L'enquête suivante allait révéler de nouveaux éléments particulièrement parlants pour les spécialistes, voir ci-dessous :

lundi 25 février 2019

Guatemala : des centaines d'artefacts mayas dans le lac Petén Itza

Guatemala : des centaines d'artefacts mayas dans le lac Petén Itza


Guatemala petenitza1


Décidément, après le Lac Titicacac et les découvertes récentes boliviennes décrites ici : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/bolivie-24-sites-engloutis-dans-le-lac-titicaca.html , un autre lac sacré a été visité par des scientifiques polonais, au Guatemala, dans le Lac Petén Itzá, près de l'ancienne capitale locale maya, Nojpetén.
Des fragments d'un encensoir en céramique en forme de visage, des preuves de rituels religieux sous forme de vases en céramique, se sont plusieurs centaines d'objets que les archéologues polonais ont remonté lors de recherches sous-marines.



Nojpetén était la capitale du dernier des anciens groupes mayas qui ont résisté aux attaques des conquérants européens pendant près de 200 ans après leur arrivée en Amérique centrale. Il était situé sur l’île de Flores, au sud du vaste lac Petén Itza, au Guatemala. Cette région était l'un des endroits où les archéologues polonais sous-marins ont effectué des recherches en août et septembre 2018. Ils ont rendu compte de leurs résultats en janvier 2019.

Guatemala mayas petenitza6
" Nous avons découvert plus de 500 artefacts près de l'ancienne capitale maya, y compris des objets coulés lors de rituels religieux ", a déclaré le chef de l'équipe polonaise, archéologue de l'Université Jagiellonian de Cracovie, Magdalena Krzemień. :
Voir ci-dessous :

samedi 9 février 2019

ALGERIE: Les Djeddars pyramides berbères

ALGERIE: Les Djeddars pyramides berbères


Algerie djeddars1

Datant de plusieurs siècles, voir millénaires pour les plus anciens, les tombeaux pyramidaux de l’Algérie sont des vestiges uniques d’une époque ancienne, mais le manque de recherche a laissé les Djeddars dans une ombre de mystère. Les plus anciens et connus sont au nord du pays, mais l'intérieur berbère recèle encore bien des ruines mal explorées et connues, telles les 13 monuments anguleux aux bases carrées bâtis au sommet de tumulis près de la ville de Tiaret, à environ 250 km au sud-ouest de la capitale Alger.

Construits à priori entre le IVe et le VIIe siècle, certains érudits pensent que les tombes ont été construites en tant que lieux de repos définitifs pour la royauté berbère - bien que personne ne sache qui l'a réellement commencée. Mais les autorités et les archéologues algériens tentent maintenant d'obtenir l'inscription des Djeddars sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, dans l'espoir d'assurer leur conservation et leur étude.

L'obtention de ce statut est un processus long et le ministère de la Culture a déclaré que la candidature de l'Algérie à l'organe de l'ONU "sera déposée au cours du premier trimestre de 2020".

Algerie djeddars2

Les experts du Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique préparent depuis plus d’un an le dossier des Jeddars. L’objectif est de "préserver ce patrimoine d’une valeur incommensurable et d’un héritage ancestral", a déclaré Mustapha Dorbane, professeur à l’Institut d’archéologie de l’Université d’Alger 2. Lors de la construction des Jeddars, les rois berbères régnaient sur la région dans de petits fiefs dont l'histoire est mal connue et dont il restait peu de traces. Ce fut une période de grande agitation pour l'ancienne province romaine de Numidia, avec l'effondrement de l'empire occidental de Rome, l'invasion des troupes vandales et byzantines et l'invasion par les forces arabes de l'Afrique du Nord  :

vendredi 8 février 2019

OVNIs : ODHtv - Actualités 4ème trimestre 2018

OVNIs : ODHtv - Actualités 4ème trimestre 2018 - Fin

Odhtv2018a











JT Ovni en France, vous partage les dernières observations d'ovni/oani, les conférences et événements ufologiques mais également un dossier sur les ovnis dans l'histoire d'un département ou d'une région. (ps: Toutes les images ou vidéos que vous pensez être des films d'ovni dans ces vidéos sont (sauf mention contraire) des reconstitutions selon le ou les dessins des témoins, comme indiquées en haut à gauche....).

vendredi 25 janvier 2019

Chine : des sculptures de 4000 ans trouvés à Shimao


Chine : des sculptures de 4000 ans trouvés à Shimao


China shimao site

Un nouveau retour sur Shimao puisque j'ai déjà parlé de ce site étonnant en 2014/2015, puis fin 2018, l'un des plus anciens de Chine (et qui est encore probablement plus ancien que supposé, ses couches les plus profondes restant encore à être excavées), voir tout en bas de cet article, qui est une forme de Mise à Jour avec de nouvelles données...

" Une ville de 4300 ans, qui a une pyramide massive d’au moins 70 mètres de haut et qui s'étend sur 24 hectares à sa base ("230 feet (70 meters) high and spans 59 acres (24 hectares)"), a été fouillée en Chine, ont rapporté des archéologues dans le numéro d’août de la revue Antiquity.

La pyramide était décorée de symboles oculaires et de visages «anthropomorphes» ou partiellement humains (YH : notez qu'on retrouve exactement la même chose dans les Amériques centrales et du Sud ! - à Tiwanaku par exemple...). Ces figures " ont peut-être doté la pyramide à degrés d'un pouvoir religieux spécial et ont renforcé l'impression visuelle générale sur son large public ", ont écrit les archéologues dans l'article.

Pendant cinq siècles, une ville a prospéré autour de la pyramide. À une époque, la ville englobait une superficie de 400 hectares (988 acres), ce qui en fait l'une des plus grandes au monde, ont écrit les archéologues. Aujourd'hui, les ruines de la ville s'appellent "Shimao", mais son nom dans les temps anciens est inconnu.

Cette découverte a des conséquences historiques considérables car on a longtemps supposé que la civilisation chinoise s'était développée dans les plaines centrales vers le milieu du deuxième millénaire avant notre ère. Les découvertes archéologiques récentes sur le site néolithique et de l'âge de bronze à Shimao remettent toutefois en cause la compréhension traditionnelle des «périphéries» et des «centres», ainsi que l'émergence de la civilisation chinoise. Cette recherche révèle que vers 2000 avant JC, les hautes terres de loess abritaient une société complexe représentant le cœur politique et économique de la Chine. De manière significative, il a été constaté que les symboles de base de l’Age du Bronze associés aux civilisations des Plaines centrales ont en fait été créés beaucoup plus tôt à Shimao.

Les fouilles continuent à Shimao et de nouvelles découvertes ont déjà été publiées depuis septembre 2018, date du précédent article. Une équipe travaillant sur le site archéologique de Shimao, dans la province du Shaanxi, a découvert des gravures sur pierre lors d'une récente excavation des ruines néolithiques de la ville, dont on pense qu'elles remontent à environ 2000 ans av. J.-C., a rapporté lundi la chaîne de télévision CCTV. Il s'agit étonnamment de gravures très anciennes préfigurant les motifs classiques des bronzes des cultures plus récentes des cultures des dynasties Shang et Zhou, les premières connues en Chine. Ce serait donc un art et des représentations de type bestiaires remontant à la préhistoire des hauts plateaux qui auraient servi de modèles au développement plus tardives des motifs des premières civilisations chinoises des plaines. Une civilisation ne provenant pas des plaines ou de la mer mais de la montagne...


China shimao site2

" Les motifs de visage de bêtes trouvés à Shimao pourraient avoir eu une influence significative sur les motifs de l'âge du bronze en Chine ", a déclaré Sun Zhouyong, président de l'Institut d'archéologie de la province du Shaanxi.


mercredi 26 décembre 2018

Bolivie : 24 sites engloutis dans le Lac Titicaca

Bolivie : 24 sites engloutis dans le Lac Titicaca


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Les experts estiment que certaines des structures submergées étaient des habitations, tandis que d'autres étaient des sites spirituels. Photo : CÉSAR GONZÁLEZ

BBC news nous informe que le gouvernement bolivien vient de décider la construction d'un musée sous-marin, suite à la confirmation de la présence de nombreux sites archéologiques engloutis dans sa partie du Lac Titicaca. Le projet, dont le coût est estimé à 10 millions de dollars d'ici à la fin de 2020, est financé par le gouvernement bolivien avec l'aide de l'Unesco et bénéficie du soutien de l'agence belge de coopération au développement.

Le bâtiment de 9 360 m² comportera deux parties: une sur la rive où seront exposées des pièces récupérées du lac et une autre à moitié submergée qui permettra aux visiteurs de voir certaines des structures sous-marines, appelées "ville cachée", à travers les parois de verre.

José Luis Paz, directeur du patrimoine au ministère de la Culture de Bolivie, a déclaré que les visiteurs pourront voir deux types de ruines sous-marines: " celles qui correspondent à des établissements humains, des sites qui bordent le rivage du lac, et d'autres [qui étaient] les sites d'offrandes spirituelles ".


Bolivie titicaca1

MINISTÈRE BOLIVIEN DE LA CULTURE - Des plongeurs spécialisés ont localisé 10 000 articles jusqu'à présent.

Découvertes il y a environ 10 ans, les ruines englouties par le lac d'une ancienne civilisation avaient été découvertes à proximité du village de Tiquina, qui se situe au bord du lac. Néanmoins, le site le plus important se trouve à Santiago de Ojjelaya et c’est là que le gouvernement bolivien envisage de construire un musée sous-marin afin de préserver les structures archéologiques submergées et celles situées sur le rivage :

Voir ci-dessous :

lundi 24 décembre 2018

Sibérie : Grotte de Denisova, nouvelle découverte

Sibérie : Grotte de Denisova, nouvelle découverte


Denisova diadememammouth

Les fragments du diadème en os de mammouth laineux, d'autres fragments sont recherchés. Image: siberiantimes


Décidément, les découvertes étonnantes s'enchaînent dans la devenue célèbre Grotte de Denisova, qui a apporté les premières preuves de l'existence d'un nouveau cousin d'Homo Sapiens, le Dénisovien, qui a fini par être reconnu par la communauté scientifique comme étant issu d'une nouvelle branche du genre humain. Autrement dit, un ancêtre commun (encore inconnu) a donné au moins trois branches distinctes de l'arbre de Homo sapiens : l'Homme Moderne, Néandertalien et Dénisovien. Et si l'on en croit certains généticiens, une quatrième branche est détectable au niveau de l'ADN, mais encore totalement inconnu. Une chose est maintenant certaine, on trouve de l'ADN de néandertalien dans celui de l'Homme Moderne (surtout au niveau européen), mais aussi de l'ADN dénisovien (surtout au niveau Australie et Papouasie). Et on trouve aussi des preuves ne mixité entre néandertaliens et dénisoviens. En notant que ces croisements entre "cousins" ont probablement aussi donné une espèce hybride, dont un exemplaire a été aussi trouvé à Denisova.

Voici en tout premier lieu, pour retracer l'historique des découvertes, les articles précédents concernant Denisova :




Rappelons que les découvertes d'os de doigts et de fragments de cranes n'ont pas encore permis de reconstituer physiquement l'Homme de Denisova et que nous ne connaissons toujours pas son apparence physique. La découverte cet été des fragments d'un diadème en os de mammouth semble indiquer qu'il avait un large crâne, plus gros que celui des néandertalien et de l'homme moderne à priori. Et il semble bien aussi que Dénisovien était plus avancé techniquement que ces deux derniers d'après les datations de ces artefacts !

La découverte remarquable d'un diadème a été faite cet été dans la célèbre grotte sibérienne où, pendant de nombreux millénaires, Homo sapiens (Homme moderne) a côtoyé des Néandertaliens éteints et une autre branche d'un homme ancien, Dénisoviens, disparue depuis longtemps.

On suppose que le diadème - ou tiare - a été fabriqué par des Dénisoviens, déjà connus pour avoir eu la technologie il y a environ 50 000 ans pour fabriquer des aiguilles élégantes en ivoire et un bracelet en pierre sophistiqué et magnifique. 

La tiare est peut-être la plus ancienne de ce type au monde. Elle semble avoir eu une utilisation pratique: garder les cheveux hors des yeux; sa taille indique qu'il était destiné aux hommes et non aux femmes.

Une autre théorie, bien que liée aux diadèmes fabriqués 20 000 ans plus tard par les habitants de la Yakoutie au bord de la rivière Yana, est qu’ils auraient pu désigner la famille ou la tribu d’un homme ancien ou dominant, agissant comme un passeport ou une carte d’identité.


Denisova reconstitutiondiademe

La tiare paléolithique peut être datée d’environ 45 000 à 50 000 ans. Image: siberiantimes

Les marques qui y figurent indiquent qu’elle avait été «usée» avant d’être jetée dans une caverne considérée par les archéologues comme l’un des trésors les plus significatifs de l’homme ancien au monde : voir la suite ci-dessous : 

samedi 22 décembre 2018

Australie : la plus ancienne trace de maçonnerie au monde ?

Australie : la plus ancienne trace de maçonnerie au monde ?


Australie jawoyn1


Cela ne fait que quelques années que le peuple Jawoyn a autorisé l'étude de 'Gabarnmung', considéré comme sacré et caché depuis des siècles. Situé dans le sud-ouest d'Arnhem, en Australie se trouve un monument en pierre créé par les Australiens d'origine il y a 50 000 ans. Cette partie du pays de Jawoyn, Nawarla Gabarnmung est un exemple incroyable d'ingénierie d'un abri sous-roche jamais vu ailleurs à cette époque de l'histoire ancienne. Signifiant «trou dans le rocher», «passage» ou «vallée ouverte du centre» par le peuple Jawoyn, Jawoyn Elder, Margaret Katherine, a la responsabilité de veiller à la sécurité de cet endroit très spécial aujourd’hui :


Margaret explique l'importance du partage des connaissances avec les blackfullas et les whitefullas.


Ce monument [de passage] ou «transformation d'un espace protégé» créé par les mains habiles des ancêtres Jawoyn est le plus ancien exemple connu au monde de modification d'une fondation en pierre. Les gisements de charbon découverts au-dessus des couches les plus basses présentent un âge moyen de 49 350 ans calibrés avant le présent !

Le travail effectué à Gabarnmung par ces anciens ingénieurs n’avait peut-être pas besoin des mathématiques précises pour construire une grande pyramide, mais il valorisait tout autant les mathématiques et la connaissance intelligente du travail de la pierre sur une longue période. L'abri a été construit en creusant un tunnel dans une falaise naturellement érodée. Le toit mesure 1,75 m à 2,45 m au-dessus du sol, supporté par 50 piliers créés par l'érosion naturelle des lignes de fissures dans le substrat rocheux. 36 piliers ont été peints. Certains piliers préexistants ont été supprimés, certains ont été réaménagés et d'autres ont été transformés. Dans certaines zones, les dalles de plafond ont été enlevées et repeintes par l’ancien peuple Jawoyn qui utilisait l’abri.

Australie jawoyn2


“Certaines des plus anciennes peintures d'art rupestre au monde se trouvent à Gabarnmung” voir ci-dessous :

jeudi 20 décembre 2018

Sodome et Gomorrhe détruites par un astéroïde ?

Sodome et Gomorrhe détruites par un astéroïde ?

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Un bilan de plusieurs années d’étude au sujet du site de Tall El-Hammam, situé au sud de la vallée du Jourdain, à environ 14 kilomètres au nord-est de la mer Morte, a été exposé récemment lors de la réunion annuelle de l’American Schools of Oriental Research. C'est l’archéologue Steven Collins de la Trinity Southwest University aux États-Unis, qui mène des fouilles des lieux depuis plusieurs années dans le cadre du Tall el-Hammam Excavation Project avec des collègues, qui en est le principal rapporteur. Je parle déjà des recherches de Steven Collins en 2012, voir le lien tout en bas...

Notons que ce site de Tall el-Hammam semble être considéré comme l'une des plus grandes villes antiques de l'âge du bronze au Proche-Orient et que le chercheur suppose qu’il peut correspondre aux villes de Sodome et Gomorrhe de la Bible, à l'instart d'autres villes citées dans cet ancien texte, découvertes au fil du temps. Pour rappel, ces villes sont décrites dans les textes comme des lieux de perdition, qui finissent par attirer la colère divine et qui sont donc détruites en réaction par le soufre et le feu...


Jordanie0

Les études locales semblent indiquer un tout autre scénario sur la destruction de ces villes, qui aurait été interprétée d'une façon religieuse par les prêtres :

dimanche 16 décembre 2018

La cité légendaire de Tartessos enfin découverte ?

La cité légendaire de Tartessos enfin découverte ?
Ou Atlantis ?


Atlantis tartessos reconstitution2

Reconstitution informatique

De nouvelles photos et publications m'incitent à faire une suite à un long article publié il n'y a pas si longtemps que cela : Tartessos ? Une structure antique de plusieurs cercles trouvée en Andalousie.

En effet, de premières découvertes entre 2011 et 2014 concernant ce fameux royaume semi-légendaire avaient déjà fait la une de certains journaux et médias, comme ici : https://www.20minutes.fr/sciences/687012-20110314-sciences-la-cite-atlantide-engloutie-sous-marecages-espagne.

Semi-légendaire parce que ce royaume est bel et bien cité à plusieurs reprises par les anciens Grecs (qui le considéraient comme la toute première civilisation réelle de toute l'Europe, et ensuite les romains. L'archéologie moderne a ajouté ses contributions par la découverte de nombreuses structures, bijoux sophistiqués et gravures en Andalousie, attribués à Tartessos...

Il semble bien qu'une étape supplémentaire, et importante, vient d'être franchie après l'étude de photos satellites et de terrain... Notons que si plusieurs chercheurs supposent fortement que Tartessos serait en réalité une évolution de la célèbre Atlantis de Platon, de part ses dimensions et apparence, d'autres pensent que cela pourrait être plutôt une des colonies d'Atlantis, comme affirmé par Platon, imitant comme souvent dans le passé la ville-mère, alors que d'autres bien sûr, doutent d'un quelconque lien avec le royaume légendaire de l'orateur Critias, dont les sources se sont perpétués par voie orale jusqu'à ce dernier, via le législateur athénien Solon du début du VIe siècle, qui l'a lui-même appris de prêtres égyptiens de Saïs lors d'un voyage en Egypte et enfin Platon.

Atlantis tartessos structuresdonananationalpark

Des structures rondes déterrées dans le parc National Doñana en Andalousie espagnole, qui pourraient être une évidence des îles artificielles décrites par Platon - Image shows formations inside the Doñana National Park, Andalucia, Spain. They may be evidence of islands depicted by Plato in his story of Atlantis. The philosopher described how buildings were propped up on a mixture of natural and man made island structures

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