mercredi 17 avril 2013

Montée en puissance de l'activité solaire


Montée en puissance de l'activité solaire
soleileruption.jpgCette semaine le Soleil a produit sa plus forte éruption de l'année 2013, accompagnée d'une éjection de matière coronale dirigée vers la Terre. Cette image en fausses couleurs interprétant des données collectées dans l'ultraviolet extrême par le satellite SDO a immortalisé cette éruption le 11 avril 2013 à 07h11 Temps Universel.
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NASA
Cette éruption d'intensité modérée (classée M6,5) a été produite par la région active AR 11719 représentée ici en bleu et blanc, sur la gauche de l'axe médian vertical du Soleil. D'autres régions actives, qui correspondent en fait à des boucles de champ magnétique formant les fameuses taches en lumière visible, parsèment la surface de notre étoile alors que nousapprochons du maximum solaire. Les boucles et les arches de plasma solaire permettent de matérialiser les lignes de champ magnétique. Gigantesque nuage de milliards de milliards de particules chargées, l'éjection de matière coronale frappera la magnétosphère terrestre ce week-end, ce qui devrait occasionner de nombreuses aurores boréales.
traduction réalisée par : Didier Jamet  > lire le texte original
Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (USRA)
Représentant technique de la Nasa : Jay Norris
Un service de : LHEA de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.
En mars 2013, Dean Pesnell, expert en physique solaire au Goddard Space Flight Center, a donné son explication : « Ceci est bien le maximum solaire, mais il est différent de ce à quoi nous nous attendions car sa courbe décrit un double pic », suggère-t-il.
On envisage généralement l'activité solaire comme animée d'un simple mouvement de balancier. D'un côté se trouve une période calme, pauvre en taches solaires et en éruptions, alors que de l'autre côté, le maximum solaire est une période riche en taches et en tempêtes solaires. C'est un cycle régulier qui se répète tous les 11 ans.
Cependant, la réalité est plus complexe. Depuis plusieurs siècles, les astronomes ont recensé le nombre de taches solaires et se sont aperçus que ce cycle n'est finalement pas si régulier. Tout d'abord, la durée d'un cycle peut aller de 10 à 13 ans et son amplitude peut varier. Certains maxima sont très faibles, d'autres très forts.
Pesnell fait part d'une autre complication : « Les deux derniers maxima solaires, aux alentours de 1989 et 2011, ne formèrent pas un pic, mais deux ». L'activité solaire augmenta, puis diminua pour ensuite remonter, constituant ainsi un mini cycle s'étalant sur environ deux ans.
Le même phénomène se répète probablement en ce moment. Le nombre de taches solaires est monté en flèche en 2011, est redescendu en 2012 et Pesnell s'attend à une remontée en 2013. « Je crois pouvoir dire avec certitude qu'un nouveau pic d'activité se produira en 2013 et se prolongera peut-être même jusqu'en 2014 », prédit-il.
Notre étoile présente une autre curiosité : le pic d'activité dans ses deux hémisphères ne se déroule pas toujours au même moment. Dans le cycle en cours, l'hémisphère sud est en retard sur le nord. Le second pic, s'il a lieu, se produira certainement au sud de l'équateur solaire car l'hémisphère sud tentera de refaire son retard sur le nord.
Source : http://www.cidehom.com/astronomie.php?_a_id=568
SFH-04-2013

Sediba : le chainon manquant ?


Sediba : le chainon manquant ?
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Les nouveaux hominidés font rarement la une des magazines scientifiques, mais lorsqu'ils le font, c'est en force. Ce ne sont pas moins de 6 articles qui étayent les études poussées sur des ossements fossiles de l'hominidé Sediba, découverts en afrique du Sud en 2008. Ces dernières confirment le caractère très mélangé et archaïque, mi-Homo mi-Australopithèque de ce possible ancêtre de la ligné humaine daté de 1,98 million d'années.
Révélé en 2011Australopithecus Sediba est un hominidé fossile découvert sur le site de Malapa près de Johannesburg en 2008, et les récentes études précisent son anatomie. Sediba se situe chronologiquement à une période charnière entre la domination des australopithèques sur le continent africain (de - 4.2 à - 2.5 millions d'années) et l'avènement des premiers représentants connus du genre Homo en afrique de l'est, il y a 2 millions d'années environ. Selon son principal découvreur Lee Bergerpaléoanthropologue à l’université sud-africaine de Witwatersrand, Sediba serait le meilleur candidat au titre d’ancêtre de toute la lignée humaine menant à notre espèce Homo sapiens.
La grande richesse du gisement de Malapa et la bonne qualité de conservation des fossiles ont été confirmées par les études des ossements d'un jeune mâle sediba âgé d'environ neuf ans et baptisé "MH1" et d'une femelle d'une vingtaine d'années, "MH2" qui étaient extrêmement bien conservés. Il faut dire que le décompte des ossements sortis du terrain à ce jour est de 220 permet de reconstituer cette espèce d'hominidé d'une façon des plus complètes connues à ce jour et que les fouilles sont loin d'être terminées : le site de Malapa contient d'épais niveaux géologiques très prometteurs en fossiles potentiels.
Les dents ont toujours été ce qui se conservait le mieux et les chercheurs ont en premier analysé les dents de Sediba et ont pu de cette façon repérer 22 traits anatomiques précis, comme l'épaisseur de l'émail, la finesse des dents et le nombre de racines par molaire. Ces analyses ont ensuite été comparées à celles sur huit autres espèces fossiles africaines, en particulier Australopithecus africanus, également présent en Afrique du sud, Australopithecus afarensis, localisé en Afrique de l’Est, Homo habilis et Homo erectus.
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Les dernières conclusions sont contradictoires avec une précédente étude de juin 2012 portant sur les mêmes dentitions mais réalisées par d'autres équipes. Ces dernières avaient conclu que le régime alimentaire de Sediba se composait essentiellement de fruits, de bois et d'écorces, nettement plus proche du régime des chimpanzés actuels que de tous les hominidés fossiles connus. Du point de vue anatomique et dentaire en tout cas, Sediba est plus proche de ses cousins africanus d'Afrique du Sud que les australopithèques afarensis d'Afrique de l'Est, parmi lesquels la célèbre Lucy. Autrement dit, les dents de Sediba le rapprochent plus des espèces Homo que des autres australopithèques.
La même conclusion est faite sur les membres supérieurs et inférieurs de sediba qui semblent être un mélange de caractères primitifs et hérités des lointains australopithèques et d'autres "dérivés" ou plus moderne selon l'évolution et propre au genre Homo. « Prenez par exemple ses bras, décrit Steven Churchill, de la Duke University à Durham, aux États-Unis, la forme des articulations, la longueur, la forme et les proportions relatives entre les os qui les constituent, indiquent une capacité à la suspension aux branches et à la grimpe aux arbres proche de celle de nos cousins simiens. Mais les phalanges de ses doigts, plus longues, fines et moins courbées que celles des chimpanzés actuels, indiquent une évolution vers la main humaine. »
La même chose est constatée sur la partie inférieure du squelette, du bassin aux pieds, aux os longs et rectilignes et qui sont adaptés à la bipédie alors que les pieds sont nettement plus primitifs avec un appui au sol très différent de celui des humains à venir : sa démarche était plutôt claudicante, avec un pied pivotant latéralement à chacun de ses pas, mais bien une bipédie tout de même.
S. A. Williams révèle pour sa part que Sediba a le même nombre de vertèbres lombaires que l'homme moderne mais que sa colonne possèdait une capacité de flexion meilleure, qui pourrait être dérivée des australopithèques anciens mais similaire aussi à l'Homo Erectus de la même période.
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Sediba entre Homo sapiens et chimpanzé
D'autres découvertes devraient éclaircir cet ensemble assez contrasté et voir contradictoire car, comme le dit Lee Berger lui-même, il y a tout de même une proximité importante de cette découverte avec celle des premiers représentants du genre Homo, Habilis et Erectus particulièrement qui évoluaient à la même époque en Afrique de l'Est et voir même déjà en Europe comme Homo Georgicus à Dmanissi en Géorgie... une proximité trop proche pour que Sediba puisse être l'ancêtre de tous ces hominidés mais des surprises peuvent encore surgir des profondeurs des plus bas niveaux, tels que des restes d'un Sediba bien plus ancien encore et primitif, pourquoi pas...
Yves Herbo traduction-Sciences,Fictions,Histoires-04-2013

mardi 16 avril 2013

OVNIs : la Chaine UFO Conscience

OVNIs : la Chaine UFO Conscience

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La chaîne YouTube UFO Conscience est menée de main de maître par Olivier de Sedonia et consiste principalement à des interviews audios de personnalités diverses touchant aux sujets intéressant la chaîne et son public, les OVNIs, la science du cognitif et le paranormal pour être large. Ces interviews audios sont montées en vidéos pour atteindre une plus grande partie du public et sont en général très intéressantes et tentent en tout cas de délivrer ce que la personnalité veut dire et apporter. Une totale indépendance et absence de pression de "communication" sont souvent souhaitables quand on traite de sujets sensibles (et le phénomène OVNI est un sujet sensible à l'évidence) et voilà une opportunité à signaler et partager.

Olivier m'a invité à plusieurs reprises à participer à l'une de ses émissions et je lui réitère avec chaleur et amitié virtuelle que j'y participerai lorsque le moment sera venu. Je dois révéler ici que ma famille et moi-même subissons depuis mai 2010 des pressions financières et matérielles inacceptables de la part de bailleurs soi-disant sociaux qui, avec la complicité de lois passées par des politiques actionnaires et jurisprudences anticonstitutionnelles décidées par des juges corrompus permettent de fausses revalorisations de dizaines de logements faussement réhabilités. Il s'agit bien d'une machine à faire augmenter les prix et fausses valeurs systématiquement au détriment de l'intérêt général pour des intérêts individuels. Cela suffit comme ça de faire augmenter artificiellement les valeurs de choses qui ne le méritent pas plus que toute chose fabriquée par l'homme... d'ailleurs, il faut tout simplement arrêter de faire monter artificiellement la valeur de choses déjà rentabilisées à outrance : toute fabrication doit diminuer en valeur dans le temps et non l'inverse... l'exception ? l'immobilier !... illogisme tout à fait criminel et mafieux comme on le verra plus tard et ailleurs... D'ailleurs, même réparées et entretenues à la perfection, les voitures gardent-elles leurs valeurs, non, elles en perdent dès qu'elles mettent une roue sur la route... et l'habitation en béton friable en gagne... mais c'est logique selon la folie humaine...
Un dossier à venir va expliciter tout ça très clairement très prochainement (si les attaques internet se calment...).

Pour revenir au sujet de cet article de présentation, voici les deux dernières émissions d'UFO Conscience, bonne écoute :


la très célèbre journaliste américaine Paola Harris qui nous parle de la zone 51
Des conseils pour observer le ciel


Yves Herbo-Sciences,Fictions,Histoires-04-2013

lundi 15 avril 2013

Une pyramide ou un temple mégalithique découvert dans le lac de Tibériade

Une pyramide ou un temple mégalithique découvert dans le lac de Tibériade

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Les archéologues ont découvert au fond de la mer de Galilée (appelé également lac de Génésareth ou lac de Tibériade) en Israël une pyramide géante de forme conique construite à partir de blocs de basalte et de roches. La pyramide pèse quelque 60 000 tonnes et a 10 m de haut.
Selon certaines hypothèses, de telles constructions ont été utilisées comme tombeaux.
La pyramide mystérieuse a été détecté pour la première fois en été 2003 pendant l'échosondage du fond de la mer. Ensuite elle a été étudiée par des plongeurs.

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Ces plongeurs ont partagé leurs conclusions avec les scientifiques dans un rapport publié dans le Journal of Nautical Archaeology.

" La forme et la composition de la structure immergée ne ressemble à aucune caractéristique naturelle. Nous concluons donc qu'il est artificiel et on pourrait l'appeler un cairn ", dit l'article.
La construction a probablement été construit sur la rive et a été submergé en raison d'une hausse du niveau des mers. Mais il n'est pas exclu que la structure aurait pu également été assemblés sous l'eau dans le cadre de l'économie maritime basée car elle attire beaucoup de poissons.

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" Un examen attentif de plongée sous-marine a révélé que la structure est faite de blocs de basalte jusqu'à 1 m (3,2 pieds) de long sans aucun motif apparent de construction ", ont souligné les scientifiques.

" Les rochers ont des apparences naturelles sans aucun signe de découpe ou de burinage. De même, nous n'avons pas trouvé de signe d'arrangements ou des murs qui délimitent cette structure. " Mais pour parler précisément sur les fréquentations du bâtiment et de l'objet, les recherches doivent trouver des artefacts associés, pour lesquels des fouilles archéologiques sont nécessaires.

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Yitzhak Paz, de l'Autorité des Antiquités d'Israël et de l'Université Ben Gourion, estime qu'il pourrait dater de plus de 4.000 ans en arrière.

" La possibilité la plus logique est qu'il appartient au troisième millénaire avant JC, car il y a d'autres phénomènes mégalithiques [de l'époque] que l'on trouve à proximité ", a-t-il dit à LiveScience.

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Le plus notable est Khirbet Beteiha, qui était " la ville la plus puissante et fortifiée " située (maintenant) sur le territoire de l'Israël moderne il y a 4.000. La construction sous-marine est situé à 30 kilomètres de là.

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Paz a ajouté que la construction de dix mètres de haut indique que ceux qui l'ont fait, avaient eu une « société bien organisée, avec des capacités de planification et des capacités économiques », autrement un tel projet aurait été impossible.

Le scientifique a exprimé l'espoir que l'expédition archéologique sous-marine, qui aidera à éclaircir l'incertitude aura lieu dans un avenir proche alors que la branche de recherche de l'Autorité israélienne des antiquités a tout préparé pour l'entreprise.
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"Nous allons essayer de le faire dans un proche avenir, je l'espère, mais cela dépend de beaucoup de facteurs", a déclaré Paz.

Sources : + http://french.ruvr.ru/2013_04_11/Deco...
Mysterious Sea of Galilee stone structure part of ancient 'well-organized society' - Israeli scientists. http://rt.com/news/galilee-israel-und...

Lac de Tibériade
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_T...

Ref : paz-et-al-ijna-2013.pdf paz-et-al-ijna-2013.pdf

Yitzhak Paz
Israel Antiquity Authority, Ben-Gurion University,
Beer Sheva, Israel
Moshe Reshef, Zvi Ben-Avraham and Shmuel Marco
Department of Geophysics, Tel Aviv University, Israel
Gideon Tibor
Israel Oceanographic and Limnological Research,
Haifa, Israel
Dani Nadel
Zinman Institute of Archaeology,
University of Haifa, Israel

Autre donnée (en dehors des données religieuses, voir Wikipedia plus haut ou ailleurs) : Durant l'hiver 1986, a été découvert dans le lac, près de ce qui est généralement considéré comme l'ancienne Magdala /Tarichée, un exemplaire unique de barque romaine3 (longueur 8,3 m, largeur 2,6 m, profondeur 1,2 m) pour la pêche et le transport de marchandises. Le carbone 14 situe la construction de cette barque au premier siècle de notre ère, ce qui lui vaut parfois le surnom de « barque de Pierre » ou « barque de Jésus ». Voir le descriptif complet de La barque romaine du lac de Tibériade [archive] sur le site du Ministère israélien des Affaires étrangères.

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Yves Herbo : une étude de la photo fournie permet d'envisager d'autres structures autour de cette "pyramide" ou "cairn" mégalithique et peut-être ailleurs sur ce qui ressemble bien à une falaise de rivage écroulée.

pyramidemergalileecontraste.jpgpyramidemergalileenoirblanc.jpgpyramidemergalileezoom.jpgpyramidemergalileezoom2.jpg
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Nous verrons bien si les prochaines expéditions sous-marines citées donnent de meilleurs résultats. A suivre.

Yves Herbo traductions - Sciences, Fictions, Histoires-04-2013

Mars : des puits dans des cratères et Curiosity autonome


Mars : des puits dans des cratères et Curiosity autonome
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Les cratères jumeaux de Mars - Crédit: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
D'après la NASA, de puissantes explosions souterraines, impliquant peut-être de la glace, sont responsables des puits à l'intérieur de deux grands cratères d'impact martiens, étudiés par l'ESA Mars Express le 4 Janvier 2013.
Les "jumeaux" sont des cratères situés dans la région Thaumasia Planum, un grand plateau du sud de Valles Marineris, le plus grand canyon du système solaire (YH : recensé à ce jour).

Le grand cratère que l'on voit au nord (à droite) a été officiellement nommé Arima au début de 2012, le cratère plus au sud (à gauche) reste anonyme. Les deux cratères mesurent un peu plus de 50 km de large et affichent des caractéristiques intérieures complexes.
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L'intérieur d'un cratère: l'effondrement central
Crédit: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
Le cratère sud est également présenté ici dans une vue en perspective, révélant ses caractéristiques complexes en détail. Plusieurs terrasses s'effondrent des parois du cratère, mais la caractéristique la plus frappante est la fosse centrale, une caractéristique qu'elle partage avec Arima, le cratère situé au nord.
Les puits situés dans le centre des cratères sont communs sur Mars, ainsi que sur les lunes glacées en orbite autour des planètes géantes de notre système solaire. Mais comment se sont-ils formés ?

Quand un astéroïde frappe la surface d'une planète rocheuse, à la fois lui et la surface sont compressés à haute densité. Immédiatement après l'impact, les zones compressées dépressurisent rapidement ce qui provoque une explosion violente. Lorsque les impacts sont de faible énergie, il en résulte un cratère simple en forme de bol. Dans les événements plus importants, les plus grands cratères sont produits avec des caractéristiques plus complexes, tels que des levées de pics centraux ou des fosses creuses. 

Une des hypothèses pour expliquer la formation du puits central est que lorsque la roche ou la glace a fondu lors de l'impact, elle s'écoule à travers les fractures sous le cratère laissant un trou.

Une autre explication serait que la glace sous la surface est chauffée rapidement, se vaporise dans une explosion. En conséquence, la surface rocheuse est creusée formant une fosse explosive entourée de débris rocheux. La fosse se situe au centre du cratère principal, là où la plupart de l'énergie d'impact est concentrée.
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Les cratères jumeaux, topographie
Crédit: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
Bien que les grands cratères dans cette vue aient des diamètres similaires, leurs puits centraux sont assez différents en taille et en profondeur, comme le relève la carte topographique. Par rapport au cratère Arima, de la glace était peut-être présente plus en sous-sol et plus facilement vaporisée dans le cratère sud, en perforant la croûte légèrement plus mince elle a laissé une plus grande fosse. 

De nombreux cratères d'impact de petits voisins montrent également des signes d'eau souterraine ou de glace au moment de l'impact, comme en témoignent leurs couvertures "rempart" d'éjectas.

Les couvertures d'éjectas sont des dépôts de débris autour du cratère, apparus lors de la formation du cratère. Ils ont des lobes en forme de pétales autour de leurs bords: ils résultent de l'eau liquide liée à la matière éjectée qui en coulant le long de la surface lui donne un aspect lisse. 
cratere-mars-contexte.pngLes cratères "jumeaux" dans leur contexte
Crédit: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
Les cratères d'impact comme ceux-ci peuvent ainsi fournir des fenêtres sur le passé de la surface de la planète. Dans ce cas, ils sont la preuve que la région Thaumasia Planum a autrefois hébergé de l'eau ou de la glace en sous-sol de manière abondante qui a été libérée lors de petits ou grands événements d'impact.
Yves Herbo : Juste un petit commentaire : si l'on compare certaines mines à ciel ouvert sur Terre a ces ronds parfaits avec des parois écroulées et aménagées pour descendre au fond avec des engins et ces cratères martiens, la différence ne saute pas aux yeux non plus sur leur origine naturelle : seule une vision rapprochée et une visite de ces puits (profonds ?) pour confirmer certaines choses...
Le robot Curiosity mis en autonomie tout le mois d'avril
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Vue d'artiste du rover Curiosity en exploration sur le sol martien. Crédits: NASA.
C'est un alignement planétaire qui ne se produit que tous les 26 moisla Terre, le Soleil et Mars se retrouvent presque parfaitement alignés. Le Soleil étant situé entre les deux planètes, notre étoile induit de fortes perturbations dans les transmissions radios entre les stations terrestres et les robots et sondes martiennes. En conséquence, le dernier arrivé sur Mars, le robot Curiosity, doit se débrouiller seul pendant ce mois d'avril.
La Nasa a en effet décidé de donner des directives simples au robot martien pour ce mois d'autonomie. Par sécurité, aucun déplacement du robot n'est effectué. Le risque est trop grand de le retrouver en mauvaise posture, voire bloqué. Curiosity se contente donc d'effectuer des relevés météorologiques, enregistrant par exemple pression et température. Une fois les communications rétablies, le robot transmettra à la Terre ces mesures pour analyse.
Ce mois d'autonomie pour Curiosity est mis à profit par les équipes terrestres pour étudier les résultats d'expériences précédemment effectuées par le robot. Notamment en ce qui concerne la composition du sol martien et la densité de son atmosphère.
La conjonction Terre-Soleil-Mars atteindra son niveau de meilleur alignement le 18 avril prochain, mais les communications sont perturbées avant et après cette date. Les équipes de la Nasa ont estimé qu'aucun ordre ne doit être envoyé à Curiosity entre le 4 avril et le 1er mai. Les risques de corruption des données sont trop importants, le robot pourrait mal interpréter une directive.
Le robot (ou rover) Curiosity est l'engin automatisé mobile le plus gros jamais envoyé sur une autre planète. En poste sur la planète Mars depuis le 6 août dernier, il opère dans la mission MSL (Mars Science Laboratory) qui doit durer une année martienne, soit environ deux années terrestres. De la taille d'une voiture, il possède une masse de 899 kg dont 75 kg d'instruments scientifiques. L'énergie permettant d'assurer son déplacement et l'alimentation électrique de ses équipements est produite par un générateur nucléaire embarqué.
Yves Herbo-Sciences, Fictions, Histoires-04-2013

dimanche 14 avril 2013

Articles, Podcasts et News SerieViewer du 30-03 au 05-04-2013


Articles, Podcasts et News SerieViewer semaines du 30-03 au 05-04-2013
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Vous trouverez ici les liens de toutes les News, Articles et Podcasts du Site de l'Association à but non lucratif (pas de transmissions de données personnelles ou non à des entreprises commerciales) SerieViewer, dont je suis membre-fondateur actif. Ces liens seront diffusés par semaine et nous aideront, ainsi que les visiteurs ou chercheurs d'infos à retrouver une news ou autre, sur ce blog, un petit ajout à la fonction Recherche du site SerieViewer (et de son Forum) qui fonctionne très bien.
SerieViewer organise régulièrement des Jeux Concours gratuits pour permettre de gagner des coffrets DVD de séries TV. Pareillement, l'Association ne revend pas de liens à l'extérieur et n'enregistre pas vos adresses ou Emails et aucune inscription au site ou forum n'est obligatoire (mais je vous y incite : en plus la partie Fiches Séries vient d'être ajoutée avec plein de données) : Visitez régulièrement notre page Concours pour tenter votre chance : ICI.
Note : Les liens sont classés par les plus récents en haut, par rubrique. Les liens menant à des articles mis à jour depuis ces dates ne sont plus valables (aller voir la mise à jour sur le site ci-dessus).

ARTICLES : (voir les commentaires sur le site pour les MAJ des Projets Nouveaux)

Yves Herbo-SFH 04-2013

samedi 13 avril 2013

Il y a 4900 ans, le Sahara s'est formé brutalement


Il y a 4900 ans, le Sahara s'est formé brutalement 
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Le Sahara était couvert de prairies voilà plus de 4.900 ans, durant la période humide africaine. Des poussières emportées par des vents, et déposées dans l’Atlantique, viennent de préciser l’histoire de cet épisode marqué par d’abrupts changements climatiques.
Le nord de l’Afrique émet chaque année plus d’un million de tonnes de poussières dans l’atmosphère, mais il n’en a pas toujours été de même. Nombre de ces particules minérales sont emportées vers l’Ouest, et voyagent alors au-dessus de l’Atlantique. Avec le temps, elles se déposent progressivement à la surface de cet océan, avant de couler. En d’autres termes, les sédiments marins renferment, au large de l’Afrique du Nord, de précieuses informations sur les flux de poussières sahariennes de ces derniers milliers d’années.
Or, l’importance de ces flux est directement proportionnelle à l’aridité de la région source, et donc à son climat. Un sol sec libère en effet plus de poussières qu’un sol humide. Ainsi, les conditions climatiques ayant affecté un territoire par le passé, comme la Mauritanie ou le Sénégal, peuvent être étudiées en quantifiant le nombre de particules minérales d’origine terrestre présentes dans des sédiments marins.
Grâce à cela, David McGee du Massachusetts Institute of Technology (États-Unis) vient de préciser l’histoire de la dernière période humide africaine de l'Holocène. Il y a plus de 5.000 ans, le Sahara était recouvert de prairies qui s’étaient étendues depuis le Sahel, et non de savanes ou de déserts comme aujourd’hui.
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Une tempête de sable issue du Sahara transporte avec elle de la poussière vers les îles Canaries. Sous certaines conditions, les poussières emportées peuvent atteindre les États-Unis.
© Nasa
Des changements climatiques abrupts et simultanés
La période humide africaine doit son existence à la survenue de deux changements climatiques brutaux. Le premier lui a donné naissance, tandis que le deuxième y a mis fin. Les informations actuelles ne permettent pas de savoir si ces changements ont affecté l’ensemble de l’Afrique du Nord simultanément et avec la même importance. Pour combler ces lacunes, David McGee et ses collaborateurs ont analysé les quantités de poussières présentes dans cinq carottes de sédiments, prélevées sur la pente océanique située au nord-ouest de l'Afrique et ce, entre le 31e et le 19edegré de latitude Nord. Ils ont en plus, pour compléter leurs informations, daté des minéraux par la méthode uranium-thorium. L’analyse des sédiments prélevés a ainsi révélée que ces derniers se sont agglutinés durant ces 20.000 dernières années.
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La nature brutale des changements climatiques survenus dans le nord de l’Afrique a été confirmée. Toutes les régions composant cette zone géographique ont été touchées simultanément et avec la même importance, ce qui a permis une datation précise de la période humide africaine (à 200 ans près). Elle aurait ainsi débutée voilà 11.800 ans (9800 ans avant JC), et se serait terminée il y a 4.900 ans, en donnant naissance au Sahara tel que nous le connaissons. Par comparaison, les flux de poussières étaient 5 fois plus faibles voilà 6.000 à 8.000 ans, par rapport au flux moyen de ces 2.000 dernières années. Ce chiffre, qui est nettement inférieur aux précédentes estimations, sera bientôt présenté dans la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL).
Cette étude est importante pour plusieurs raisons. Elle permet notamment de mieux comprendre les relations unissant la présence de poussières dans des sédiments et le climat de la région dont elles sont issues. Par ailleurs, elle fournit de précieuses références historiques auxquelles pourront être confrontés les résultats de divers modèles climatiques. Ce détail n’est pas négligeable, puisque la plupart d’entre eux n’arrivent pas à reproduire de manière satisfaisante l’évolution du climat au Sahara. Quoi qu’il en soit, et selon certains experts, cette région aurait connu, il y a 4.900 ans, l’un des plus abrupts changements climatiques de l’histoire.
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Algérie et Hoggart, les habitants du Sahara préhistorique
Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/voila-4900-ans-le-sahara-est-abruptement-passe-du-vert-au-jaune_45757/#xtor=RSS-8
Yves Herbo-SFH-04-2013