dimanche 28 mars 2021

Açores : des morceaux de continent englouti ?

Açores : des morceaux de continent englouti ?

 

Carte du plateau des acores et des principales structures tectoniques dapres vogt 2004


Attention, il s'agit ici d'une compilation de données, mais qui repose sur les dernières données scientifiques concernant les Açores, donc des études géologiques, des carottages de sédiments en divers endroits des îles et de l'Océan, de la dorsale Atlantique, d'études des sédiments et de thèses publiées depuis 2014. Et ces données remettent en question en partie les précédentes, axées principalement sur la probabilité d'un point chaud pur classique pour expliquer l'endroit, dont la position exacte n'est pas connue et toujours en discussion. En fait, les choses sont beaucoup plus compliquées que ça et même uniques au niveau mondial, bien qu'on y retrouve certaines caractéristiques de l'Islande par exemple (qui vient de faire l'objet d'une nouvelle publication au sujet de la possible présence de masses de taille continentale profondes, liées à Théia ! : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/formation-systeme-solaire-restes-theia-sont-ils-enfouis-sous-surface-terre-86480/. J'en profite pour rappeler qu'il y a seulement quelques années, la science estimait que l'enfoncement et engloutissement d'une masse continentale était impossible, ce qui a été démenti finalement avec le nouveau continent en parti englouti officiellement reconnu, Zealandia.

Comme chacun le sait, la science n'admettait pas la possibilité qu'un continent ait pu disparaître sous les eaux, tout simplement parce que les croutes continentales, épaisses de 30 km en moyenne, sont censées flotter directement sur le magma, ce qui les distinguent de la croûte océanique, dont la moyenne en épaisseur n'est que de 7 kilomètres. Zealandia a été reconnu comme un continent, englouti certes à 94 %, parce qu'il a bien une épaisseur moyenne de 20 à 30 km, de toute façon plus élevé que les 7 km d'une croûte océanique, ainsi que d'autres paramètres que nous verrons. Mais le vaste plateau des Açores possède exactement cette même caractéristique, avec une épaisseur estimée entre 20 et 30 km, selon les dernières estimations. La question à l'étude est donc la possibilité d'une croûte océanique gonflée par un point chaud ou un possible bloc (ou plusieurs) continental, possiblement arraché à un talus continental, lors de la dérive tectonique engendré par la dorsale Atlantique et la division de la Pangée à cet endroit. Nous avons donc potentiellement également un morceau de continent englouti à cet endroit, puisque ce plateau est maintenant à environ 2000 mètres sous l'eau (alors que certaines études postulent qu'il a du être émergé à un moment donné), et est surmonté par quelques îles volcaniques, engendrées elles éventuellement par un panache fixe de chaleur magmatique qui contournerait ce plateau, ou la présence d'un rift actif et donc d'une tectonique locale, influencée par la tectonique de la dorsale à proximité et du point de jonction des trois plaques. Les dernières recherches prouvent également que ces îles ont été crées, détruites et recrées plusieurs fois au cours du temps. En fait, les scientifiques parlent bien de situations catastrophiques, y compris récemment (puisque la majorité de ces îles ont moins de 1 million d'années), avec l'effondrement complet de pans de ces îles, qui sont des îles volcaniques et donc facilement fragilisées par des séismes, éruptions et érosions (tsunamis et ouragans).


Commençons pas les données sur Zealandia et son acceptation officielle en 2018, après un premier soupçon dans les années 1970 (rejeté juste par des "à priori") et ensuite plus de 20 ans de discussions scientifiques et d'attente de données fermes. J'en ai parlé deux fois précédemment, dans un article de 2018 puis en 2020 avec les dernières confirmations : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-ile-malden-et-ses-mysterieuses-ruines-prehistoriques.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/zealandia-un-continent-disparu-retrouve.html


Zealandia2 1

Zealandia continent englouti exact1024x768 p


Le continent en question, bien qu'il s'étend sur quasiment l'équivalent des deux tiers de la surface de l'Australie est à 94% sous la surface de l'océan Pacifique, parfois sous des milliers de mètres d'eau et surtout recouvert par une épaisse couche de sédiments. Il n'émerge essentiellement que sous la forme des terres de la Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Calédonie et quelques îles. On sait aussi qu'il est nettement sous le niveau de l'océan depuis des dizaines de millions d'années et on ne peut donc logiquement le rattacher aux théories de l'Atlantide ou du continent Mu, car aucun représentant du genre Homo n'existait alors.

Un bilan des connaissances acquises ont été publiés en février 2020 dans un article du journal Geology.

Il est le fruit d'une équipe internationale de chercheurs qui comprenait plus de 30 scientifiques de Nouvelle-Zélande, des États-Unis, d'Italie, d'Espagne, de Nouvelle-Calédonie, de Chine, des Pays-Bas, d'Allemagne, du Brésil, du Japon, du Royaume-Uni et de Corée du Sud. Elle était dirigée conjointement par le professeur Rupert Sutherland de la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande) et le professeur Gerald Dickens de la Rice University au Texas (États-Unis). Les deux hommes ont de plus écrit un article de vulgarisation à ce sujet dans The Conversation et on peut les voir donner des explications dans la vidéo, ci-dessous, extraite d'un documentaire complet sur l'expédition 371 plus bas.

Ces nouvelles études révéleraient en fait un processus tectonique inédit avec la formation de la ceinture de feu (YH : comme quoi la principale théorie sur la tectonique des plaques n'est pas figée non plus et pourrait être incomplète, sans parler de l'autre théorie connue, celle de la tectonique hydraulique des plaques...).

En effet, pour résumer, les continents sont formés de roches moins denses que le basalte des plaques océaniques et c'est pour cette raison que l'on dit souvent que les continents sont insubmersibles (YH : ce qui ne serait donc pas si exact). Ils flottent sur les roches du manteau, peuvent être déchirés puis recollés par les mouvements des plaques tectoniques, voire s'enfoncer un peu dans ce manteau sous l'effet d'une couverture glaciaire importante, un inlandsis, mais jamais vraiment couler ou disparaître (à priori). C'est pour cette raison que l'on peut trouver sur les continents des roches datant de plusieurs milliards d'années (qui sont tout de même assez rares).

D'après ces chercheurs donc, ce serait l'occurrence de processus tectoniques jusqu'ici inconnus, et qui ont accompagné la formation de la ceinture de feu, lors de sa naissance toujours mal comprise il y a 50 millions d'années environ, qui aurait fortement contribué à l'enfoncement de Zealandia sous la surface de l'océan Pacifique. Ces processus se seraient ajoutés aux forces qui auraient étiré donc aminci la croûte continentale de Zealandia lorsque la dérive des continents a commencé à l'arracher à l'ancien supercontinent du Gondwana (qui comprenait l'Australie et l'Antarctique) il y a environ 85 millions d'années. Julien Collot dans son interview avait expliqué à cet égard que « la croûte continentale de Zealandia est plus fine que dans le cas des autres continents. En l'occurrence, son épaisseur est généralement comprise entre 10 et 25 kilomètres, ce qui fait que la majeure partie de ce continent se trouve entre 1.000 et 3.000 mètres sous la surface du Pacifique. C'est parce qu'il flotte sur les roches du manteau plus dense que cette plus faible épaisseur l'a conduit à s'enfoncer par rapport aux autres continents ». (YH : ce processus pourrait donc ne pas être unique)

Les professeurs Rupert Sutherland et Gerald Dickens précisent ce qu'eux et leurs collègues ont en tête sur ce qui se serait produit il y a 50 millions d'années dans la déclaration suivante extraite de l'article de The Conversation : « Nous proposons qu'un événement de "rupture de subduction" se soit propagé dans l'ensemble du Pacifique occidental à cette époque. Nous suggérons que le processus était similaire à un énorme tremblement de terre ultra lent qui a ressuscité d'anciennes failles de subduction qui étaient restées en sommeil pendant plusieurs millions d'années. Ce concept de "résurrection de subduction" est une idée nouvelle et peut aider à expliquer une gamme d'observations géologiques différentes. » (YH : car il existe plusieurs autres "anomalies tectoniques" dans le monde).

Les chercheurs sont arrivés à émettre cette hypothèse à partir des analyses des carottes prélevées sur six lieux de forages profonds. Il y avait parfois plus de 900 mètres d'épaisseur de sédiments accumulés depuis 50 millions d'années à traverser avant d'atteindre le continent proprement dit.

Voici la publication officielle de 2020 : ZealandiaZealandia (1.4 Mo)

Julien Collot : " Nous pensons que Zealandia est passé sous l'eau à la fin du rifting, il y a environ 80 millions d'années mais peut-être pas dans sa totalité et peut-être que d'autres événements plus tardifs l'ont réémergé puis resubmergé. La Grande Terre, qui est l'île principale de la Nouvelle-Calédonie, est largement le produit d'une obduction d'une plaque océanique sur la croûte continentale de Zealandia, il y a de 40 à 30 millions d'années environ. Ceci a conduit localement à un épaississement de la croûte ce qui a engendré l'émersion de la Nouvelle-Calédonie. Quant à la Nouvelle-Zélande, elle est le produit d'une collision similaire à celle en cours entre la plaque océanique du Pacifique et celle, continentale, de l'Amérique du Sud. Il y a donc subduction d'une portion de croûte océanique sous une croûte continentale, ce qui donne naissance à des montagnes par plissement et volcanisme. C'est d'ailleurs de cette façon que les Andes ont pris naissance."

Pour finir avec Zealandia, rappelons les critères qui l'ont fait retenir comme nouveau continent (des scientifiques réclament que ce nouveau continent apparaisse sur les cartes du monde) :


Zealandia3


1. Élévation

Les continents et leurs plateaux continentaux sont toujours élevés au-dessus de la croûte océanique, tout comme Zealandia. Contrairement à d'autres continents, cependant, il a des plateaux continentaux beaucoup plus larges et plus profonds et est submergé à 94% sous le niveau actuel de la mer. Le point culminant de Zealandia est Aoraki – Mount Cook à 3724 m. (c'est aussi le cas du plateau des Açores, de plus la Nouvelle Zélande fait partie de la « ceinture de feu » du Pacifique et toutes ses montagnes sont soit volcaniques, soit dûes à la tectonique, comme le plateau des Açores).

2. Géologie

Les continents sont composés de nombreux types divers de roches, comme le granite, le calcaire, le quartzite et le schiste. Les données géologiques collectées au cours des 20 dernières années fournissent suffisamment de preuves que Zealandia possède la structure nécessaire pour se qualifier en tant que continent. (Le Plateau des Açores est moins connu et étudié, mais les études des différences de magma lors des éruptions et la détection de roches plutoniques (dont du granit, du calcaire, du quartzite) ne diffèrent guère, bien que du granit dans une croûte océanique soit possible, même si c'est rare).

3. Structure crustale

La croûte continentale varie en épaisseur avec une moyenne de 30 à 46 km, contrairement à la croûte océanique, qui a généralement une épaisseur de 7 km. Zealandia est le continent avec la croûte la plus fine allant de 10 à 30 km mais l'analyse montre qu'il est partout plus épais que 7 km. (C'est le cas du Plateau des Açores, avec une épaisseur maintenant estimée à 20-30km comme indiqué ci-dessous, de toute façon supérieur aux 7 km. Un bombement thermique d'une telle dimension serait exceptionnel).

4. Limites et superficie

Les six continents géologiques communément reconnus (Afrique, Eurasie, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Antarctique et Australie) sont isolés spatialement par des caractéristiques géologiques. La croûte continentale de Zealandia est spatialement séparée de l'Australie par le Cato Trough - 3600 m de profondeur et recouvert par la croûte océanique. (Cela semble être aussi le cas d'au moins une partie du plateau des Açores, puisque qu'une micro-plaque (futur micro-continent donc) y est détectée maintenant, ainsi que des blocs tectoniques précédents (débris de la Pangée ?), mais sa superficie ne pourrait en faire un continent "normatif" bien sûr).

Voyons maintenant la situation du plateau des Açores et son environnement, voir la suite ci-dessous :

mercredi 24 mars 2021

Alaska : incendies et humains détectés datés de 32 000 ans ?

Alaska : incendies et humains détectés datés de 32 000 ans ?


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Lac bleu et toundra rouge dans la réserve nationale de Noatak / NPS


Les données convergent de plus en plus vers une entrée de l'homme moderne en Amérique du nord bien plus tôt que supposé jusqu'à présent. Il s'agit de plus du double que les datations reconnues officiellement jusqu'à présent.

Un groupe de chercheurs de l'Université Brown, financé par le Shared Beringian Heritage Program, recherche des preuves qui soutiennent une théorie nouvelle mais controversée sur le moment et la manière dont les êtres humains sont arrivés pour la première fois sur le continent américain. Le professeur Brown Yongsong Huang et son équipe de chercheurs pensent avoir trouvé des traces de matières fécales humaines et d'activité du feu dans le nord de l'Alaska remontant à plus de 30 000 ans - des milliers d'années avant que les archives archéologiques n'indiquent que des humains se trouvaient en Alaska. Bien que les résultats des derniers travaux de son laboratoire - une analyse des sédiments datant d'il y a 200 000 ans - n'aient pas encore été publiés, les recherches du Dr Huang au cours des cinq dernières années ont apporté de nouvelles données importantes au débat controversé sur le peuplement des Amériques via la Béringie, une masse continentale qui a existé entre la Sibérie et l'Alaska au cours de la dernière période glaciaire (YH : et aussi les précédentes, l'arrivée du mammouth - devenant américain - il y a 100 000 ans le prouve).

Pendant plusieurs décennies, les archéologues et les scientifiques ont supposé que les humains sont arrivés pour la première fois en Amérique du Nord en provenance d'Asie il y a près de 15000 ans, à la fin de la plus récente période glaciaire de la Terre. La théorie conventionnelle soutient que d'anciens chasseurs humains ont traversé le pont terrestre de Béring, suivant un mammouth à travers une steppe herbeuse maintenant submergée sous le détroit de Béring. Une fois sur le pont terrestre, la plupart des archéologues croient que les premiers Américains se sont déplacés régulièrement vers le sud et, au fil du temps, ont divergé dans les nombreuses communautés autochtones de l'Arctique canadien à la pointe sud du Chili. YH : tout comme pour l'Europe et le monde, les humains, avec le temps et leur dispersion en divers endroits colonisés, ont fini par oublier leur origine identique, et ont fini par considérer comme ennemis ou intrus leurs propres frères et sœurs, puisque issus des mêmes ancêtres à l'origine.

Mais les chercheurs ne savent pas exactement quand une migration, ou une série de migrations, a eu lieu et pendant combien de temps. Les découvertes archéologiques en Sibérie indiquent une présence humaine il y a environ 45 000 ans. Mais la seule preuve matérielle incontestée en Amérique du Nord marque l'habitation humaine beaucoup plus tard, il y a environ 14 500 ans. YH : la contestation systématique de données remettant en cause les études, récompenses, livres et notoriété de scientifiques reconnus n'est pas étonnante en soit, les scientifiques sont des humains et personne n'aime voir son travail et sa carrière, voir certitudes, remises en question profondément. Par contre, quand un site est découvert et a les "bonnes datations", la publication est aussitôt acceptée et validée, même si il peut y avoir des erreurs...

Pourtant, certains chercheurs pensent que les humains pourraient avoir habité la Béringie orientale pendant la dernière période glaciaire, isolés du reste de l'Amérique du Nord par une énorme calotte glaciaire. Selon des analyses récentes, des os de chevaux et de mammouths marqués coupés trouvés dans les années 1980 et 1990 aux grottes de Bluefish, dans le territoire du Yukon, remontent probablement à environ 25 000 ans, contredisant directement la théorie conventionnelle d'un «peuplement rapide» de l'Amérique du Nord, bien que d'autres chercheurs remettent en question l'âge des preuves de la grotte Bluefish et si les os ont en fait été modifiés par les humains. Les analyses ADN soutiennent l'idée que la constitution génétique des Amérindiens modernes a évolué à partir d'une population béringienne longtemps isolée, et les données climatologiques suggèrent que l'ancienne Béringie était plus hospitalière pour la vie humaine que de nombreuses parties de la Sibérie.

Au cours des dernières décennies, une nouvelle théorie s'est formée, appelée l'hypothèse du statu quo beringien (BSH). Selon le BSH, le Bering Land Bridge n'était pas seulement un pont, mais faisait partie d'un paysage que les humains ont longtemps habité. Peut-être que les humains ont peuplé la Béringie, du nord-est de la Sibérie au nord-ouest du Canada, pendant des milliers d'années, pendant le dernier maximum glaciaire (environ 25 000 avant notre ère) et avant de se déplacer vers le sud dans les Amériques. Plutôt que, ou en plus, un mouvement rapide en Amérique du Nord, une population humaine isolée aurait pu s'installer en Béringie, divergeant génétiquement et culturellement de leurs ancêtres eurasiens.


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péninsule de Seward, Alaska - Wikimedia


En 2018, le Shared Beringian Heritage Program a financé les chercheurs de Brown pour tracer l'hypothèse d'immobilisation béringienne en utilisant la géochimie organique. Le groupe a analysé les carottes de sédiments lacustres, à la recherche de preuves chimiques de matières fécales humaines et d'incendies pendant et même avant la dernière période glaciaire.  

Les chercheurs, dirigés par le Dr Huang, ont récupéré des échantillons de trois lacs formés dans des cratères volcaniques, jusqu'à 200 000 ans - sur la péninsule de Seward, dans le nord-ouest de l'Alaska. Leur objectif est de voir jusqu'où ils peuvent trouver des preuves d'excréments humains et d'activité du feu.

Lire la suite ci-dessous :

mardi 16 mars 2021

LES AÇORES, DÉBRIS DE L'ATLANTIDE? Direct-Live sur Facebook

LES AÇORES, DÉBRIS DE L'ATLANTIDE? Direct-Live sur Facebook le 16-03-2021


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Affiche du film, Yves Herbo en haut, Loïc Occhipenti en bas


Demain 16-03-2021, Loïc Occhipenti sera en direct accompagné de Yves Herbo.

Demain a partir de 19h45. Facebook Live

La première partie du direct concernera, l'association ECD et ses objectifs 2021.

Dans la Deuxième partie, nous parlerons de notre documentaire:

Les Açores, Débris de L'Atlantide ?

Nous apporterons des éléments supplémentaires concernant la première partie du documentaire.

Nous répondrons aux questions posées.

Nous partagerons des éléments qui viendrons appuyer notre théorie.

Loïc Occhipenti


https://www.facebook.com/101070322053017/posts/112420254251357

Facebook live

https://www.facebook.com/asso.civilisationsdisparues/?ref=page_internal

https://www.helloasso.com/associations/association-etude-des-civilisations-disparues/formulaires/


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Açores-Terceira - © Yves Herbo (cliquer pour agrandir)


La première partie du documentaire sur youtube (seconde partie en juin 2021) :



Le Bonus 1 sur la première partie du documentaire (sous-titres en plusieurs langues ajoutés) :



https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-acores-debris-de-l-atlantide-le-docu1-et-bonus-1.html


Venez nombreux demain soir à partir de 19h45, pour poser vos questions et avoir de nouvelles informations sur le sujet !


Plusieurs problèmes techniques lors de ce direct, avec deux coupures pendant et l'impossibilité pour un grand nombre de le rejoindre, y compris moi. Les trois parties de l'intervention en direct vont être encodées et réunies en une ou deux parties, qui seront visibles gratuitement sur Youtube. Merci de votre patience.


Yves Herbo, Sciences-Faits-Histoires, 16-03-2021, 18-03-2021

vendredi 5 mars 2021

L'origine de l'Homme moderne ne peut être attribuée à aucun lieu ou époque

L'origine de l'Homme moderne ne peut être attribuée à aucun lieu ou époque


Humansorigines

Les crânes d'Homo erectus, Homo heidelbergensis, un Néandertalien et un humain moderne. 


Une équipe de scientifiques européens a publié dans Nature son étude et réflexions liées ce mois, concluant que :

" L'origine des humains modernes ne peut être retracée à aucun point unique dans le temps ou dans l'espace ".


Les Homo sapiens sont aujourd'hui très différents de nos origines évolutives, c'est-à-dire des microbes se tortillant dans une boue primordiale. Mais notre émergence en tant qu'espèce distincte ne peut, sur la base des preuves actuelles, être attribuée de manière concluante à un seul endroit à un moment donné.

En fait, selon une équipe de scientifiques, qui ont effectué un examen approfondi de notre compréhension actuelle de l'ascendance humaine, il se pourrait même qu'il n'y ait jamais eu un tel moment. Au lieu de cela, les premières apparitions connues de traits et de comportements Homo sapiens sont cohérentes avec une gamme d'histoires évolutives.

Nous n'avons tout simplement pas un registre fossile assez grand pour statuer définitivement sur un moment et un lieu spécifiques dans lesquels les humains modernes ont émergé.

« Certains de nos ancêtres auront vécu dans des groupes ou des populations qui peuvent être identifiés dans les archives fossiles, alors que très peu de choses seront connues des autres », a déclaré l'anthropologue Chris Stringer du Natural History Museum de Londres au Royaume-Uni.

« Au cours de la prochaine décennie, la reconnaissance croissante de nos origines complexes devrait étendre la portée géographique du travail de terrain paléoanthropologique à des régions auparavant considérées comme périphériques à notre évolution, telles que l'Afrique centrale et occidentale, le sous-continent indien et l'Asie du Sud-Est. Nous avons quelques idées générales sur notre histoire. L'homo sapiens a divergé des ancêtres archaïques il y a quelque temps entre un million et 300 000 ans (à ce moment-là, neuf espèces humaines distinctes peuplaient la planète). "

Lire la suite ci-dessous :

vendredi 19 février 2021

Espagne : une dague préhistorique en cristal de 5000 ans

Espagne : une dague préhistorique et des outils en cristal de 5000 ans découverts


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Le superbe poignard a été conçu pour s'adapter à une poignée en ivoire (photo). Les experts disent qu'il appartenait probablement à une personne riche, car les matériaux étaient disponibles dans des endroits éloignés de cette partie de l'Espagne

 

Découverte rare en Espagne, de non seulement un poignard en cristal, mais aussi 10 pointes de flèches, quatre lames et un noyau pour fabriquer des armes, qui étaient toutes en cristal de roche.

Une équipe qui a fouillé la tombe mégalithique de Montelirio Tholos de 2007 à 2010 a découvert un poignard formé de cristal de roche qui, selon les experts, est le `` plus techniquement sophistiqué '' jamais découvert dans la péninsule ibérique et aurait demandé une énorme habileté à sculpter. L'artefact, qui a environ 5000 ans, mesure près de 8,5 pouces de long (21,59 cm).

Le lieu de repos final de l'arme est loin des mines de cristal, ce qui suggère qu'elles appartenaient autrefois à un individu d'élite qui a payé un prix élevé pour obtenir et façonner les matériaux.

Les chercheurs pensent également que le cristal de roche à cette époque peut avoir eu une signification symbolique et que de telles sociétés l'ont utilisé pour la vitalité, les pouvoirs magiques et les liens avec les ancêtres. « Ils représentent probablement un attirail funéraire accessible uniquement à l'élite de cette période », lit-on dans l'étude publiée dans la revue Quaternary International.

«  L'association de la lame de poignard à un manche en ivoire, également une matière première non locale qui a dû être d'une grande valeur, suggère fortement le statut de haut rang des personnes utilisant de tels objets ». L'excavation dans le sud-ouest de l'Espagne était une collaboration de chercheurs de l'Université de Grenade, de l'Université de Séville et du Conseil supérieur de la recherche espagnol.

Le tombeau est situé dans la basse vallée du Guadalquivir qui se trouve dans la zone métropolitaine de Séville - la colonie est appelée «Valencina de la Concepcion Castilleja de Guzman». Valencina est vénérée comme le site le plus important de la péninsule ibérique de l'âge du cuivre et est également le plus grand. (Voir carte en bas).

Les chercheurs ont découvert des cristaux de roche dans huit secteurs différents de la structure massive de 143 pieds de long qui comprend un couloir de 128 pieds de long menant à une chambre principale de plus de 15 pieds de diamètre.

Bien que des cristaux de roche aient été trouvés sur tout le site, les objets les plus sophistiqués - têtes de flèches et lames de poignard - ont été découverts dans le secteur sud.


Poignardcristal 5000ans espagne

L'étonnante lame de poignard a été découverte dans la région sud de la chambre intérieure et est rarement trouvée parmi les sépultures du néolithique tardif et de l'âge du cuivre.

" La fabrication de la dague en cristal de roche doit avoir été basée sur une accumulation de connaissances empiriques transmises et de compétences tirées de la production de lames de poignard en silex ainsi que du savoir-faire d'objets bifaciaux foliacés plus petits en cristal de roche ".

Lire la suite ci-dessous :

lundi 15 février 2021

Les Grecs antiques au Canada vers l'an 56 ?

Les Grecs antiques au Canada vers l'an 56 ?

Hypothèse de Liritzis, I .; Preka-Papadema, P .; Antonopoulos, P .; Kalachanis, K., et Tzanis, CG, 2018


Navigation grecs vikings

 

Un archéologue, Ioannis Liritzis, et une équipe de l'Université de la mer Égée, l'astronome Panagiota Preka-Papadema, le philosophe Konstantinos Kalachanis, le météorologue Chris G. Tzanis et le consultant en technologies de l'information Panagiotis Antonopoulos ont étudié le texte de Plutarque (biographe et essayiste grec entre 46-119 après JC) " De facie quae in orbe lunae (Le visage qui apparaît dans le disque de la lune) " et posent la question : Les informations astronomiques et géographiques du De Facie de Plutarque décrivent-elles un voyage au-delà de l'océan Atlantique Nord ?

« Notre intention est de prouver, avec la science moderne, qu'il était possible de faire ce voyage », a écrit Ioannis Liritzis, archéologue à l'Université de la mer Égée qui a proposé que ces anciens voyages aient eu lieu.

Cette étude, traduite, évidemment controversée, fait partie des données et théories, hypothèses, idées venant contribuer à une compilation de données concernant la navigation ancienne. Une compilation de données parmi d'autres, connectées ou non, visant à leur mémorisation, comparaisons, études et recherches selon les nouvelles découvertes du futur. L'auteur de ces compilations de données n'a aucune préférence les concernant, il peut parfois donner son avis ou mettre à jour les données selon les publications, ajouter ses recherches et vérifications d'autres liens les concernant directement ou pas. Toutes les sources et références sont toujours mentionnées dans ces compilations de données dès leur ajout.


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Santorin, fresque minoenne - 1700 AV JC


Résumé " Dans le livre de Plutarque De facie quae in orbe lunae, les interlocuteurs développent un dialogue autour d'un voyage sur le «grand continent» au-delà de l'Atlantique Nord. En appliquant des données scientifiques modernes, la présente réévaluation des éléments astronomiques et géographiques de ce dialogue a produit une nouvelle interprétation de la date et du lieu de la rencontre et un voyage vers le nord de l'océan Atlantique. Une éclipse solaire décrite est datée de 75 après JC, en utilisant la liste de la National Aeronautics and Space Administration (NASA) / Espenak / Meeus, ainsi que des informations historiques. Les voyages particuliers et récurrents décrits ont lieu tous les 30 ans (lorsque la planète Saturne atteint la constellation du Taureau) de la mer Méditerranée à la mer ouverte de Cronian, qui est identifiée aux côtes nord de l'océan Atlantique. Il a été suggéré que la dernière mission était revenue à la patrie en avril 56 après JC. Les informations fournies concernent, les distances entre les sites côtiers et les îles, la durée des trajets maritimes en jours, ainsi que le cadre et la taille signalés entre le lieu de destination et son golfe en ce qui concerne Azov (en Crimée) et la mer Caspienne. Les implications des courants marins et la géomorphologie côtière de ces terres sont données. En suivant strictement le courant du Gulf Stream, ainsi que d'autres courants marins connus dans le nord de l'océan Atlantique, et en introduisant la vitesse estimée du navire, l'emplacement géographique de destination des colons grecs est proposé avec le golfe du Saint-Laurent et l'île de Terre-Neuve. D'autres îles sans nom mentionnées dans ce dialogue sont identifiées avec les îles de Norvège, les Açores, l'Islande, le Groenland et les îles de Baffin."

Propulsés par des voiles et des rames, ils ont peut-être régulièrement visité Terre-Neuve, extrait de l'or et établi des colonies qui ont prospéré pendant des siècles, selon l'étude.

Cependant, disons-le tout de suite, il n'y a aucune preuve concrète de ces voyages et de nombreux historiens et archéologues maritimes ont rejeté le travail comme «non fondé». L'idée est entièrement basée sur un nouvel examen d'un dialogue écrit par l'influent auteur romain, la source est donc historique.

Mais, parmi les données déjà connues ou supposées (les archéologues extrapolant souvent dans leurs propos), n'y a-t-il réellement aucune possibilité, aucun "fondement" ? Ces données méritent d'être examinées et peut-être même complétées, comme ici plus bas :

dimanche 14 février 2021

OVNIs : Ufologues dans l'Histoire - Saison 4 -

OVNIs : Ufologues dans l'Histoire - Saison 4 -

MAJ épisodes 10 - 11 - 12 - 13 - FIN saison 4


Allen hynek jacques vallee 1

Années 1960-1970 : L'astrophysicien, professeur et ufologue américain Allen Hynek accompagné de l'astronome, informaticien et ufologue français Jacques Vallée

 

Mémoires de l'Ufologie Française - Ufologues dans l'histoire

Le but premier d'Ovni dans l'histoire Tv est de sauvegarder les Mémoires de l'Ufologie Française par le biais de vidéos ou podcast pour que les générations à venir puissent connaître le travail des anciens, des pionniers de l'ufologie et des enquêteurs.

En collaboration avec l'association SCEAU et bien d'autres, cette action qui a débuté en décembre 2011, consiste à interviewer l'ensemble de la communauté ufologique en France et dans les pays limitrophes.

Cette nouvelle saison 4 des Ufologues dans l'Histoire comporte déjà les interviews de Didier Gomez, de Bruno Botta, Rémy Fauchereau, Gérard Deforge, Thierry Rocher, Bernard Hugues, Franck Maurin, Jean-Louis Lagneau, Guy Coatanroch, Gilles Durand, Jean Librero, Gilles Thomas et Emma d'Area51-blog.

Soir ovni dans le monde

vendredi 12 février 2021

Un tsunami massif a touché le Moyen-Orient (11,700-10,500BP)

Un tsunami massif a touché le Moyen-Orient il y a 11,700-10,500 cal BP


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Une reconstitution du site d'Atlit Yam, englouti il y a 10 000 ans environ

 

L'excavation sous-marine, le forage de puits et la modélisation informatique suggèrent qu'un paléo-tsunami massif a frappé près de l'ancienne colonie de Tel Dor (qui n'existait pas à cette époque) il y a entre 9,910 à 9,290 ans (11,700 à 10,500 ans Calibrés BP), selon une étude publiée le 23 décembre 2020 dans la revue en libre accès PLOS ONE par Gilad Shtienberg, Richard Norris et Thomas Levy du Scripps Center for Marine Archaeology, University of California, San Diego, USA, et des collègues de l'Utah State University et de l'Université de Haïfa en Israel.

Les tsunamis sont un événement relativement courant le long de la côte est de la Méditerranée, avec des enregistrements historiques et des données géographiques montrant un tsunami par siècle au cours des six mille dernières années. En Méditerranée orientale ( figure 1 ), les tsunamis sont fréquents, se produisant à un rythme d'environ huit événements par siècle dans la région de la mer Égée au cours du passé ca. 2 000 ans et environ dix par siècle au cours des 3 000 dernières années dans le bassin du Levant. La plupart de ces événements sont de petite taille et n'ont que des impacts locaux. Cependant, 23 gisements de tsunami ont été reconnus dans la région depuis env. 6 000 ans, soit en moyenne un événement suffisamment grand pour quitter le faciès sédimentaire du tsunami tous les ~ 160 ans, ce qui suggère qu'il s'agit d'un phénomène répandu. L'enregistrement des événements antérieurs de tsunamis, cependant, est moins défini. Dans cette étude, Shtienberg et ses collègues décrivent un grand gisement de tsunami du début de l'Holocène (entre 9 910 et 9 290 ans - C14 non calibré) dans les sédiments côtiers de Tel Dor au nord-ouest d'Israël, une ville-monticule maritime occupée à partir de la période du bronze moyen II (2000-1550 avant notre ère) à travers la période des Croisés.


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Fig 1. Geological sketch of the eastern Mediterranean modified after natural earth (https://www.naturalearthdata.com in the public domain), showing the main near-shore sediment transport mechanism (black arrows), selected thrusts (CA–Cypriot Arc) and major fault lines (CF- Carmel fault; DSF- Dead Sea Fault system; SF- Seraghaya fault; MF-Missyaf fault; YF-Yammaounch fault; submarine landslides as well as tsunami deposits, geomorphological tsunami features and documented tsunami events.

The name compilation of the sites presented in the figure are: 1a-2a (Alexandria); 3a (Paphos, Polis, Cape, Greco); 4a-8a (Caesarea Marittima, Jiser al-Zarka); 9a (Byblos, Senani Island); 10a (Elos); 11a (Gramvousa, Balos, Falasarna, Mavros, Stomiou, Gramenos, Paleochora); 12a (Western Crete); 13a (Palaikastro); 14a (Pounta); 15a (Limni Moustou); 16a (Pylos, Porto Gatea, Archangelos, Elaphonisos); 17a (Limni Divariou); 18a (Santorini); 19a (Balos bay); 20a (Thera); 21a (Dalaman); 22a (Didim) for the previously dated tsunami deposits and 1 (Lebanon, Israel, Syria); 2 (levant coast); 3 (Paphos, Polis, Cape, Greco); 4 (S-E Cyprus); 5 (Akko); 6 (Yaffo); 7–8 (S-E Cyprus); 9–11 (Levant coast); 12 (The Nile cone); 13 (Lebanon); 14 (Levant coast); 15 (southern turkey); 16 (Cyprus); 17 (Israel); 18 (Lebanon–Israel) for the previously dated tsunami events. Further details regarding the tsunami data are discussed in S1 and S2 Tables.


Le paléo-tsunami peut être la raison pour laquelle les enquêtes archéologiques précédentes n'ont trouvé aucune preuve de villages côtiers de basse altitude dans la région sur une période de 4000 ans.

Pour mener leur analyse, les auteurs ont utilisé des techniques de télédétection photogrammétriques pour créer une maquette numérique du site Tel Dor, combinée à des fouilles sous-marines et des forages terrestres jusqu'à une profondeur de neuf mètres.

Le long de la côte de la zone d'étude, les auteurs ont trouvé une couche marine impactée brutalement et une couche de sable avec un âge de contrainte il y a 9 910 à 9 290 ans (non calibrés), au milieu d'une grande couche de zone humide ancienne s'étendant de 15 000 à 7 800 ans. Les auteurs estiment que la vague capable de déposer des coquillages et du sable au milieu de ce qui était à l'époque une zone humide fraîche à saumâtre (marais) a dû parcourir 1,5 à 3,5 km, avec une hauteur de vague côtière de 16 à 40 m. À titre de comparaison, les événements de tsunami précédemment documentés dans l'est de la Méditerranée n'ont parcouru que 300 m à l'intérieur des terres, ce qui suggère que le tsunami à Dor a été généré par un mécanisme beaucoup plus puissant. Les tsunamis locaux ont tendance à se produire en raison de tremblements de terre dans le système de faille de la mer Morte et de glissements de terrain sous-marins; les auteurs notent qu'un tremblement de terre contemporain du paléo-tsunami Dor (datant d'environ 10,000 ans) a déjà été identifié à l'aide de dommages causés sur des grottes dans la crête voisine du Carmel, ce qui suggère que ce tremblement de terre spécifique aurait pu déclencher un glissement de terrain sous-marin provoquant le tsunami massif à Dor.

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jeudi 11 février 2021

Fabrication de pate d'ivoire ramolli lors de l'âge de glace?

Fabrication de pate d'ivoire ramolli lors de l'âge de glace ?

 

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Alors que les scientifiques ne peuvent pas encore comprendre pourquoi ces formes ont été fabriquées, la technique de fabrication de la `` pâte à modeler '' les aide à se rendre compte que ces peuples anciens avaient des compétences beaucoup plus grandes qu'ils ne l'imaginaient. Photo: Evgeny Artemyev


C'est une possible découverte très étonnante et qui demande bien sûr des études poussées de niveau international si les choses sont confirmées. Le Dr Evgeny Artemyev, qui travaille pour le laboratoire d'archéologie et de paléogéographie de Krasnoïarsk de la Sibérie moyenne, et l'Institut d'archéologie et d'ethnographie de la branche sibérienne de l'Académie des sciences de Russie, depuis 1990 sur ce site archéologique connu, a réexaminé récemment les découvertes faites au début des années 2000 et publie ses premières conclusions surprenantes.

L'archéologue affirme en effet que " Les préhistoriques ont développé une technique pour fabriquer un matériau semblable à de la pâte à modeler à partir d'ivoire de mammouth ". La compétence de ramollissement de l'ivoire a été utilisée il y a plus de 12 000 ans pour fabriquer des outils - ou des décorations - qui déroutent encore la science moderne.

En effet, une douzaine de barres d'ivoire allongées solides fabriquées à partir d'ivoire ramolli et plusieurs figurines fabriquées à partir de parties spongieuses de gros os de mammouths et ressemblant à divers animaux ont été trouvées sur le site archéologique Afontova Gora-2 près de la rivière Yenisey à Krasnoïarsk.


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Dr Evgeny Artemyev et des barres d'ivoire de mammouths modifiées. Photos: Evgeny Artemyev


Le Dr Evgeny Artemyev a déclaré que les figurines peuvent être soit des jouets de l'âge de glace fabriqués par des personnes qui peuplaient cette région de la Sibérie moderne, soit une forme d'art primitif. « Quand vous les regardez sous différents angles, ils ressemblent à différents types d'animaux. Il est possible que ce soit une nouvelle forme d'art paléolithique, dont la communauté scientifique internationale n'est pas encore au courant ", a déclaré l'archéologue.

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mercredi 10 février 2021

Proxima Centauri : un signal radio étrange de plus

Proxima Centauri : un signal radio étrange de plus


Proxima centauri esa hubble nasa

Proxima Centauri (ESA/HUBBLE-NASA), l'étoile la plus proche de nous


Historiquement parlant, c'est le troisième signal de cette sorte qui est maintenant détecté en provenance de l'espace : des signaux ayant des caractéristiques techniques, distances et fréquences entrant dans le domaine de l'artificiel possible, et non encore résolus. Les milliers de “sursaut radio rapide” (FRB) maintenant repérés et même dans notre galaxie, ont pu être identifiés comme provenant de magnétars (des sortes de cadavres d'étoiles) disséminés dans l'univers visible. Mais deux signaux posaient encore question à la science, jusqu'au nouveau de Proxima Centauri, celui de "WOW !", dont j'ai parlé ici : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/le-signal-spatial-non-identifie-wow-localise.html

et celui de "SHGb02 + 14a": En mars 2003 Le projet Seti @ home, géré par l'Université de Californie à Berkeley avec des observations du radiotélescope Green Bank et du télescope Arecibo récemment effondré (mais qui va être reconstruit à priori), a également découvert un signal intrigant. La rafale d'ondes radio de 1420 MHz, connue sous le nom de SHGb02 + 14a, a été observée trois fois avant de disparaître. Le signal se trouve dans la zone tranquille du «trou d'eau» du spectre électromagnétique, que les scientifiques considèrent comme une bande intéressante pour les civilisations extraterrestres pour diffuser des signaux interstellaires.


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La bande de ciel étudiée par Arecibo : la trainée bleue foncée est notre galaxie, la ligne pourpre est la ligne de visée du télescope pour repérer les signaux radios.


" La tempête avait été déclenchée par un article du magazine New Scientist, qui a rendu compte du signal candidat le plus prometteur de SETI @ home à ce jour, et a spéculé sur ses origines possibles. Comme tous les 5 milliards de signaux potentiels de SETI @ home, ce candidat, étiqueté SHGb02 + 14a, s'est vu attribuer un score numérique représentant la probabilité statistique qu'il s'agit bien d'un signal extraterrestre intelligent. Son score relativement élevé l'a placé parmi les 200 «meilleurs candidats» sélectionnés pour les séances de réobservation ciblées qui ont eu lieu en mars 2003 à l'Observatoire de la radio d'Arecibo. Cependant, de tous les candidats ciblés lors des séances, SHGb02 + 14a était l'un des très rares à être confirmé lors des réobservations, et le seul dont le score à l'issue des séances a effectivement augmenté.

Bien que cela rende SHGb02 + 14a intéressant, les chances qu'il représente réellement un signal intelligent de l'au-delà restent extrêmement minces. Le hasard seul rendrait probable qu'au moins un des milliards de candidats détectés par SETI @ home soit observé à trois reprises, comme ce fut le cas pour ce candidat. De plus, comme nous l'avons signalé dans la mise à jour SETI @ home du 17 mai 2004, le fait que la fréquence de ce candidat dérive rapidement rend extrêmement improbable qu'il s'agisse d'une transmission d'extraterrestres. A cause de la dérive, a expliqué Werthimer, «si nous avions regardé le ciel même quelques secondes plus tard, nous n'aurions pas trouvé de correspondance» pour ce candidat. Un signal qui dérive si rapidement qu'il ne peut être entendu que quelques secondes à la fois à une fréquence donnée ne peut être détecté que par chance aveugle.

De plus, David Anderson, directeur du projet SETI @ home, de l'UC Berkeley, a souligné que SHGb02 + 14a est un candidat d'un type connu sous le nom de «gaussien à correction barycentrique». Une véritable transmission de ce type, a-t-il expliqué, resterait dans une fréquence à bande étroite plus ou moins fixe, et ne dériverait pas rapidement comme ce signal." 


http://seticlassic.ssl.berkeley.edu/Candidates/SHGb02+14a/SHGb02+14a.html

" La fréquence du signal a une dérive rapide, ce qui correspondrait à son émission depuis une planète en orbite près de 40 fois plus vite que la Terre autour du Soleil. Chaque fois que le signal était détecté, il était à nouveau à environ 1420 MHz, la fréquence d'origine avant toute dérive."

Alors que les études sur le signal WOW ! aient repris suite aux dernières publications (voir lien de l'article mentionné plus haut et plus bas), voilà donc qu'une autre publication annonce la détection d'un signal radio inattendu en provenance du système stellaire le plus proche du nôtre, le triple système Alpha du Centaure, dont la plus proche de ses trois étoiles par rapport au Soleil s'appelle Proxima Centauri, une naine rouge autour de laquelle tourne pour l'instant deux planètes, dont l'une légèrement plus grosse que la Terre et dans une zone à priori habitable. Inutile de dire qu'un tel signal, possédant un certain pourcentage de possible artificialité, dans le voisinage immédiat de notre propre planète, paraît peu probable selon nos critères actuels et connaissances, y compris des lois du hasard. 

Cette fois-ci, un faisceau étroit d'ondes radio a été capté pendant 30 heures d'observations par le télescope Parkes en Australie en avril et mai de l'année dernière (2019). L'analyse du faisceau est en cours depuis tout ce temps et les scientifiques n'arrivent pas encore à identifier un coupable terrestre tel qu'un équipement au sol ou un satellite de passage.

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mardi 9 février 2021

L'utilisation du meulage de pierre remonte à 350 000 ans !

Les premières preuves de l'outil de meulage de pierre remontent à 350000 ans ! 


Outils de meulage 350000ans montcarmel


La découverte montre que nos ancêtres jouaient à des jeux en utilisant des roches qui étaient chauffées et utilisées comme différentes pièces.

Des outils «simples» ont été utilisés pour façonner des pièces pour des jeux lors de découvertes trouvées dans les grottes de Tabun au mont Carmel et publiées dans le Journal of Human Evolution par le Dr Ron Shimelmitz, le Dr Iris Goman-Yaroslavski, le professeur Mina Weinstein-Evron et le professeur Dani Rosenberg du Département d'archéologie de l'Université de Haïfa. Le site de Tabun a hébergé par intermittence des personnes il y a entre 500 000 à 40 000 ans et a été déclaré par l'UNESCO comme ayant une «valeur universelle» montrant les étapes de l'évolution humaine.

Cette découverte montre qu'il y a 350 000 ans, nos ancêtres jouaient à des jeux en utilisant des roches qui étaient chauffées et utilisées comme des pièces différentes - un peu comme aujourd'hui où les différentes formes d'un jeu ont des valeurs différentes. Jusqu'en 2017, on pensait que l'Homo sapiens n'avait que 160000 ans. La découverte à Tabun permet de confirmer une découverte à Jebel Irhoud, au Maroc (voir lien en bas), qui suggérait que notre espèce est probablement plus proche de 350 000 ans.

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jeudi 28 janvier 2021

France : un bébé néandertalien de 2 ans enterré avec égard

France : un bébé néandertalien de 2 ans enterré avec égard

 

Neandertalien

Enfant néandertalien, reconstitution

 

Nous ne savons pas si c'était un garçon ou une fille. Mais cet enfant, un Néandertalien, n'a atteint l'âge que d'environ deux ans. Même si la majorité des spécialistes penchent maintenant vers des enterrements volontaires et organisés par les néandertaliens, les scientifiques qui peuvent encore avoir des doutes doivent maintenant prendre en compte cette nouvelle étude des ossements de ce site célèbre du sud-ouest de la France, La Ferrassie.

Cette courte vie, vécue il y a environ 41 000 ans, est la dernière découverte de ce site connu, puisque les restes de plusieurs Néandertaliens y ont été retrouvés, y compris la découverte la plus récente, l'enfant, connue uniquement sous le nom de La Ferrassie 8.

Lorsque les vestiges antiques ont été découverts pour la première fois - la plupart à divers stades du début du XXe siècle - les archéologues avaient supposé déjà que les squelettes représentaient des sépultures intentionnelles, les Néandertaliens déposant leurs parents décédés au repos sous la terre. Néanmoins, les partisans d'un plus grand anthropocentrisme (centré sur l'homme moderne), se basant aussi sur le fait que les techniques archéologiques et à la tenue de registres utilisées dans le passé, étaient des méthodes désuètes et peu fiables, se posent encore la question de savoir s'il s'agissait vraiment de cérémonies funéraires : si les néandertaliens enterraient leurs morts comme ça ou si il y avait réellement un rite derrière. 

Avec un tel mystère en tête, une équipe dirigée par des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du Muséum national d'histoire naturelle en France a mené une réévaluation approfondie des vestiges antiques de La Ferrassie 8, qui ont été conservés au musée pendant près de 50 ans après avoir été découverts entre 1970 et 1973.

" La découverte et le contexte de ce squelette ont généralement été considérés comme mal documentés, mais en fait cette carence provient d'un manque de traitement nécessaire des informations et des matériaux de La Ferrassie liés à l'avant-dernière phase de fouille (1968-1973) ", les chercheurs écrivent dans leur nouveau papier.

" En effet, une énorme quantité de données restait non évaluée avant notre étude actuelle. "

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mardi 12 janvier 2021

Un hominidé en Californie il y a 130 000 ans ?

Un hominidé en Californie il y a 130 000 ans, une autre confirmation ?


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Une nouvelle étude ajoute à la preuve que la proposition controversée selon laquelle les pierres et les os de mastodonte précédemment excavés en Californie, y compris ceux présentés ici, représentent la première preuve connue de l'activité humaine dans les Amériques, il y a 130 000 ans. LARRY AGENBROAD


Depuis 2017, un débat scientifique houleux s'est établi entre spécialiste au sujet d'une étude de l'époque affirmant qu'il y a environ 130000 ans, une espèce Homo non identifiée utilisait des outils en pierre pour briser les os d'un mastodonte près de ce qui est aujourd'hui San Diego, en Californie. Si cela est vrai, cela signifierait que les humains ou l'un de nos proches parents évolutifs ont atteint les Amériques au moins 100 000 ans plus tôt qu'on ne le pensait auparavant, remodelant considérablement la compréhension des scientifiques sur le moment où la région a été colonisée ( SN: 26/04/17 ). J'avais traduit les données d'ailleurs à cette époque : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/important-l-homme-en-amerique-il-y-a-130000-ans.html


Les critiques se sont demandé à l'époque si les pierres déterrées étaient réellement utilisées comme outils. Et d'autres chercheurs ont suggéré que des marques d'outils supposées sur les os auraient pu être créées lorsque les os étaient transportés par des cours d'eau rapides ou causés par des activités de construction qui ont partiellement exposé le site de Californie avant son excavation en 1992 et 1993.

Mais de nouvelles analyses renforcent l'affirmation controversée, dit une équipe qui comprend certains des chercheurs impliqués dans la découverte initiale. Des résidus chimiques d'os apparaissent sur deux pierres précédemment trouvées parmi les restes de mastodontes sur le site de Cerutti Mastodon, rapportent les scientifiques dans le Journal of Archaeological Science: Reports de décembre 2020. Les deux roches de Cerutti montrent également des signes d'avoir porté ou reçu des coups durs là où des résidus osseux se sont accumulés, selon l'équipe. La plus grosse pierre peut avoir servi de plate-forme sur laquelle les os ont été brisés avec la pierre plus petite, éventuellement pour enlever la moelle pour manger ou pour obtenir des morceaux d'os appropriés pour la mise en forme en outils.

« De nombreux coups répétés sont susceptibles d'avoir créé les concentrations d'os brisés [de mastodonte] » trouvés sur le site, explique Richard Fullagar, géoarchéologue à l'Université de Wollongong en Australie qui faisait également partie de la recherche originale. Des hominidés - peut-être des Néandertaliens, des Denisoviens, des Homo erectus ou des Homo sapiens - ont battu les restes de la grande créature lors d'une ou peut-être plusieurs visites sur le site, affirme Fullagar.

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lundi 14 décembre 2020

Navigation de Taiwan aux îles Ryukyu il y a plus de 30000 ans

Navigation de Taiwan aux îles Ryukyu il y a plus de 30000 ans

 

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Yonaguni, Japon

 

Dans une publication parue dans Nature, Scientific Reports, DOI: 10.1038 / s41598-020-76831-7, Yosuke Kaifu de l'Université de Tokyo et ses collègues précisent l'ancienne colonisation de l'archipel de Ryukyu (où se trouve la toujours discutée structure de Yonaguni) en argumentant que les anciens l'ont fait en voyageant au nord-est de Taiwan - un voyage qui impliquait des traversées océaniques de dizaines à centaines de kilomètres pour sauter d'île en île.

Les sites archéologiques sur plusieurs des îles Ryukyu suggèrent que les humains ont atteint les îles il y a environ 30 000 à 35 000 ans.

 

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Izena Island, Ryukyu archipel, Japan  - https://www.atlasobscura.com/users/caitlinfrunks



D'après leur étude et même reconstitution, les humains de l'âge de pierre ont traversé la mer de Taiwan aux îles Ryukyu du sud-ouest du Japon il y a des dizaines de milliers d'années - et il semble qu'ils l'ont fait délibérément, même si les îles sont trop éloignées pour être visibles de manière fiable depuis Taiwan.

Cette colonisation par voie maritime n'est pas discutée par la science, car ces îles en étaient déjà à cette période, mais on ignorait si la colonisation s'était produite par accident ou volontairement. Pour avoir une plus grande certitude dans un sens ou l'autre, les scientifiques se sont donc attelés à l'étude des courants, de plusieurs manières.

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dimanche 13 décembre 2020

Il y a 14 600 ans, la mer est montée très rapidement

Il y a 14 600 ans, la mer est montée très rapidement - 2012 - MAJ 07-2015, Up 10-2020

 

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Le DP Hunter au large de Tahiti

Il y a 14 600 ans, le niveau marin a connu une hausse brutale de presque 14 mètres en seulement 350 ans. Cette élévation impressionnante coïncide avec le début de la première période chaude qui marqua la fin de la dernière glaciation. De plus, la contribution de la calotte antarctique à cette élévation a été significative. Tels sont les résultats mis en évidence par une équipe du CEREGE (1) (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France), en collaboration avec des collègues anglais et japonais. Publiés le 29 mars 2012 dans la revue Nature, ces travaux confirment l'existence d'une accélération majeure de la remontée du niveau marin entre -14 650 et -14 300 avant maintenant : il s'agit d'un des événements climatiques les plus marquants des derniers 20 000 ans.

Les coraux édificateurs de récifs sont des organismes qui vivent exclusivement dans les eaux tropicales. Très sensibles à la luminosité et la température, ils croissent à fleur d'eau, dans un intervalle de profondeur très restreint, ce qui en fait de bons marqueurs du niveau de la mer. L'étude de ces coraux fossiles, qui se sont formés au cours des dernières centaines de milliers d'années, permet donc de reconstituer les variations du niveau marin et les changements environnementaux passés. Ces archives fournissent ainsi des informations précieuses sur la dynamique et le comportement des calottes de glace du passé. Mieux appréhender cette dynamique permettra d'améliorer à terme la modélisation et la prévision des variations futures du niveau marin.

Dans le cadre d'une campagne de forages internationale effectuée en 2005(2) sur les pentes des récifs actuels de Tahiti, les chercheurs du Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France) ont carotté trois sites situés dans des récifs coralliens, au large de l'île de Tahiti. En datant ces archives, ils ont pu reconstituer les variations du niveau marin sur les derniers 16 000 ans(3). Ces datations mettent en évidence une remontée extrêmement rapide du niveau de la mer au cours de la dernière déglaciation qui s'est déroulée entre -21 000 et -11 000 environ. Au cours de cette transition entre une dernière période glaciaire et le climat chaud que connaît actuellement la Terre, le niveau marin global est remonté d'environ 120-130 mètres sur presque 15 000 ans. Il était déjà acquis que cette augmentation n'avait pas été constante, mais qu'elle avait été ponctuée par des élévations rapides du niveau marin associées à des débâcles massives des calottes de glace. La plus importante de ces hausses, appelée Melt-Water Pulse 1A (MWP-1A), restait cependant par bien des aspects énigmatique.

Ces nouveaux travaux ont permis de confirmer l'existence de cet événement climatique majeur, tout en révélant pour la première fois son amplitude, sa chronologie et sa durée. Le début du MWP-1A a été daté à -14 650 ans, ce qui fait coïncider cet événement avec le début de la première phase chaude qui marqua la fin de la glaciation dans l'hémisphère Nord. Cette période, appelée Bølling(4), s'est étalée sur un peu moins de deux mille ans et a vu la température de l'hémisphère Nord augmenter de près de 5°C en quelques années. Selon les chercheurs du CEREGE, la remontée du niveau global des océans au cours du MWP-1A aurait été de presque 14 mètres en seulement 350 ans. La vitesse de la remontée du niveau marin aurait été au minimum de 40 mm/an (4cm), vitesse qu'il faut comparer au taux moyen de 10 mm/an estimé pour la dernière déglaciation ou à celui de 3 mm/an observé aujourd'hui par satellite. En s'appuyant sur des simulations de modèles géophysiques, les chercheurs ont aussi établi que la calotte antarctique avait contribué très significativement, probablement pour moitié, au MWP-1A. Ces travaux illustrent l'instabilité des calottes glaciaires, en particulier de la calotte antarctique, à une perturbation climatique majeure et imposent un regard nouveau sur la contribution future de la calotte antarctique à la remontée du niveau des mers dans le contexte actuel de réchauffement climatique.

Ces travaux ont notamment bénéficié du soutien de la Fondation Comer (USA), la Fondation européenne de la Science (ESF-EuroMARC), la Communauté européenne (Projet Past4Future), le Collège de France, le CNRS et l'IRD. 

Notes :

(1) Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement
(2) Cette campagne a été mise en œuvre grâce au programme international IODP (Integrated Ocean Drilling Program) au sein duquel la France est fortement impliquée, via le consortium européen ECORD, aux côtés de 17 autres pays. 
(3) La précision des datations obtenues par la méthode U/Th au CEREGE est de l'ordre d'une trentaine d'années pour de tels échantillons.
(4) Au cours de cette première phase de réchauffement des peuples de l'âge de pierre ont pu s'installer en Europe du Nord et jusqu'en Scandinavie avant que les températures ne redeviennent glaciales il y a 12 900 ans.

Références :

Ice sheet collapse and sea-level rise at the Bølling warming 14,600 yr ago. Pierre Deschamps, Nicolas Durand, Edouard Bard, Bruno Hamelin, Gilbert Camoin, Alexander Thomas, Gideon Henderson, Jun'ichi Okuno, Yusuke Yokoyama, Nature, 29 mars 2012. Presse CNRS l Priscilla Dacher 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2535.htm

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Europe : les terres hors de l'eau 12000 ans av.JC.

MAJ 07-2015 : Cette première étude datait de 2011-2012 mais d'autres publications, écrites par d'autres scientifiques, sont maintenant trouvables sur internet, et confirment toutes les mêmes tendances et probabilités qu'une telle chose pourrait bien se produire dans notre futur proche... un impressionnant défilé d'articles présents sur ce site et regroupés ici, et qui convergent tous, en parlant de géologie, d'études du Groenland ou de l'Antarctique, des fontaines de méthanes Arctiques, d'une même convergence de données sur de profonds bouleversements en cours et en accélération... et beaucoup de scientifiques sont déjà convaincus qu'il est déjà trop tard pour y faire grand chose... :

Augmentation des fontes de glaces sur les terres et montée des fleuves d'eau douce :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/climat-de-nouveaux-rapports.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/climat-le-bilan-2011-de-l-omm.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/la-fonte-estivale-des-glaces-de-l-arctique-s-accelere.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/nouveau-record-de-fonte-estivale-pour-la-banquise-arctique.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-automne-dernier-le-gulf-stream-a-devie-sa-trajectoire-de-200-km.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/l-est-de-l-antarctique-plus-fragile-que-prevu.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-antarctique-nous-preparerait-il-une-mauvaise-surprise.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/fontes-des-glaciers-et-eboulements.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/antarctique-la-fonte-des-glaciers-s-accelere-et-serait-irreversible.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-d-un-traceur-de-glace-et-etude-sur-la-fonte-du-groenland.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-un-tsunami-geant-provenant-de-l-antarctique.html​

Réchauffement et montée des océans, canicules et augmentation des cyclones :

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/le-changement-climatique-a-deja-provoque-une-acceleration-des-episodes-violents.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/la-terre-pourrait-se-rechauffer-plus-vite-que-prevu-d-ici-2050.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-previsions-pessimistes-ou-realistes.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-tsunamis-nord-europeens.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/tsunamis-en-europe-des-etudes-alarmantes.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-reactions-a-l-acceleration-pour-2100-groenland-bientot-vert.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/canicule-2012-de-nouvelles-sueurs-froides-pour-le-nucleaire-francais.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-climatique-les-canicules-seront-la-norme-en-ete.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climats-extremes-et-alertes-volcaniques.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/2-a-4-degres-de-plus-sur-la-region-parisienne-d-ici-2100-d-apres-meteo-france.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-la-montee-des-oceans-largement-sous-estimee.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-climatique-ou-pas-les-eaux-montent-plus-vite.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-cyclones-devraient-devenir-de-plus-en-plus-violents.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/montee-des-eaux-un-immense-aquifere-decouvert-au-groenland-bouleverse-tout.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/fontaines-de-methane-dans-l-ocean-arctique.html​

Augmentation des cancers de la peau à cause de la disparition des couches atmosphériques protectrices :

https://sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/augmentation-inquietante-des-cancers-de-la-peau-chez-les-trentenaires.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-afrique-australe-se-rechauffe-plus-vite-qu-ailleurs.html​

pollutions sur le toit du monde... :

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/des-pics-de-pollution-sur-l-everest-superieurs-a-ceux-de-grenoble.html

Un emballement irrémédiable et un manque total de réaction, de réalisme humain ? :

https://sciences-faits-histoires.com//blog/environnement-planete-terre/une-etude-predit-la-fin-de-notre-planete-avant-l-an-2100.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-climatique-le-catastrophisme-monte-pour-quand-la-panique.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-des-decouvertes-importantes.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/et-du-cote-du-pole-sud-quelles-oscillations.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/giec-aggravation-de-la-situation-et-mention-des-chemtrails-la-geoingenierie.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/des-fossiles-prouvent-le-brusque-changement-de-climat-au-dryas-recent.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/geologie-et-refroidissement-climatique-limites-du-taux-d-erosion-depassees.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/un-polluant-interdit-depuis-1987-detruit-toujours-la-couche-d-ozone.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/super-tempetes-et-deplacement-des-poles-magnetiques.html

 

Yves Herbo relai, Sciences, F, Histoires, 03-2012, up 07-2015, up 10-2020