samedi 13 octobre 2018

Des super-Terres pas si loin de la Terre

Des super-Terres pas si loin de la Terre


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La multiplication de découvertes de planètes telluriques (solides comme la nôtre pour parler simplement) dans la banlieue de notre propre naine jaune (le Soleil est classifié comme étant une naine jaune) remet de plus en plus la notion de distances infranchissables, tout au moins (pour l'instant) pour notre technologie et inventivité actuelle, en ce qui concerne l'espace proche. On sait que les scientifiques de la NASA et d'autres envisagent déjà d'envoyer une sonde-robot vers le plus proche système stellaire du nôtre à l'aide de notre technologie actuelle, d'autant plus qu'au moins une de ces super-Terres y a déjà été trouvée.

En ce qui concerne les distances énormes considérées par la science par rapport à notre technologie actuelle (qui ne peuvent que diminuer avec nos progrès), je rappelle ici par un extrait de l'un de mes précédents articles (ne pas se fier au titre) certaines données établies et non démenties pour l'instant par Einstein lui-même : " (...) Un objet en mouvement « vieillit » moins vite qu'un objet immobile, son temps propre s'écoule plus lentement. Donc il suffit d'utiliser la dilata­tion du temps pour voyager dans le futur. Le principe est simple : si on s'éloigne de la Terre à très grande vitesse puis qu'on y retourne, on aura moins vieilli que ceux qui y sont restés. Nous aurons donc un aperçu du futur de notre pla­nète ! Subsiste toutefois un problème : pour atteindre cette vitesse élevée, il faut d'abord subir une longue phase d’accélération et ça, l'organisme humain ne le supporte pas très bien. Sauf si l'on s'en tient à une accélération de 9,81 m/s2, qui équivaut à la pesanteur terrestre que nous subissons tous les jours. Avec cette accé­lération, il est possible d'atteindre le centre de notre galaxie, distant de 30 000 années-lumière, en un peu plus de 39 ans. Le temps de freiner, de faire demi-tour et de revenir, près de 80 ans se seront écoulés dans le vaisseau... Alors que sur Terre, près de 60 000 années seront passées ! Reste un problème : pour effectuer un tel voyage, un vaisseau spatial consommera en un an l'équivalent de toute l'énergie produite sur Terre pour la même période... "

Le problème est donc principalement technique, mais la NASA estime déjà qu'il est possible, avec notre technologie actuelle, d'atteindre le système le plus proche (Proxima Centauri) en moins de 20 ans... Il est même possible d'utiliser en plus l'effet de "fronde gravitationnelle" autour de certaines planètes de notre système stellaire pour accélérer la vitesse, ce qui a déjà été fait par les sondes Pionner 10 et 11, ainsi que par Mariner 10...

Il est aussi important de souligner qu'au 20 septembre 2018, il y a 3845 exoplanètes confirmées à ce jour, situées dans 2866 système stellaires différents. Sur ce total, il y en a 200 dont la masse est inférieure à 8 masses terrestres et qui sont donc probablement telluriques avec peut-être une atmosphère. C'est sur ces planètes telluriques que l'on va rechercher les traces de vie, avec ce que l'on sait aujourd'hui de la vie...

Toutes ces nouvelles exoplanètes telluriques ont été découvertes à moins de 100 années-lumière, et le nombre commence sérieusement à augmenter, avec de plus certaines qui sont dans la zone d'habitabilité estimée par notre science actuelle, donc possédant très possiblement une atmosphère et de l'eau liquide. Faisons le point sur ces découvertes, dont certaines ne datent que de quelques jours :


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Ce schéma montre la zone habitable de 3 étoiles : notre Soleil (en haut), celle de HD 85512 (autour de laquelle a été trouvée la super-Terre HD 85512 b) et celle de Gliese 581 qui comprend plusieurs exoplanètes. On remarque que HD 85512 b est en limite de la zone habitable de son étoile qui est légèrement plus petite que notre Soleil. Les distances indiquées en UA signifient Unité Astronomique, soit la distance Terre-Soleil (150 millions de km).
Crédit : ESO/Enjoy Space (traduction)

mardi 9 octobre 2018

Les tatouages de la momie de Otzi révèlent la médecine de l'âge du cuivre

Les tatouages de la momie de Ötzi révèlent la médecine de l'âge du cuivre


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This bracelet-like tattoo adorns the wrist of the 5,300-year-old Iceman. (Photograph South Tyrol Museum of Archaeology/EURAC/Samadelli/Staschitz)

Selon une nouvelle étude, la communauté âgée de 5 300 ans de Ötzi, l'homme de l'âge du cuivre européen, découvert dans la glace des Alpes en 1991, pouvait se venter de techniques de soins de santé étonnamment avancées. Ses restes, trouvés par deux touristes allemands lors d'une randonnée de routine dans les Alpes en 1991, ont été ensevelis sous la glace peu après sa mort, et les conditions glaciaires ont involontairement préservé une grande partie de ses tissus, os et organes. Trois décennies de recherches ont fourni des détails intimes sur la vie d'Ötzi, sur son âge, sa taille et son poids à la mort, lorsqu'il a succombé à une flèche dans l'épaule gauche au début de l'été.

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Les tatouages ​​de "Iceman" s'alignent avec les points d'acupuncture classiques et les plantes trouvées dans ses affaires ont des applications médicales bien connues (Crédit Musée d'archéologie du Tyrol du Sud / EURAC / Samadelli / Staschitz)

samedi 6 octobre 2018

Guatemala : découverte de l'autel d'un roi maya inconnu

Guatemala : découverte de l'autel d'un roi maya inconnu

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Musée d'archéologie et d'ethnologie de Guatemala city, crédit Johan Ordonez

Un autel maya vieux de 1500 ans découvert dans un petit site archéologique du nord du Guatemala décrit des stratégies politiques de la dynastie Kaanul, décrite aussi comme le Royaume du Serpent, visant à placer des villes entières sous son contrôle. Cet autel montre et nomme aussi le dirigeant de la ville de cette époque, inconnu jusqu'à présent...

L’autel, taillé dans du calcaire et pesant environ une tonne, a été retrouvé sur le site archéologique de La Corona, dans la jungle proche du Mexique et du Belize, a déclaré à la presse Tomas Barrientos, co-directeur des fouilles et enquêtes du site.

Barrientos a déclaré que l'autel a été trouvé dans un temple et montrait le roi Chak Took Ich'aak, le dirigeant de La Corona, "assis et tenant un sceptre d'où émergent deux dieux protecteurs de la ville".

Guatemala lacorona autel

Musée d'archéologie et d'ethnologie de Guatemala city, crédit Johan Ordonez

mardi 2 octobre 2018

OVNIs : Ufologues dans l'Histoire - Saison 3

OVNIs : Ufologues dans l'Histoire - Saison 3 - MAJ épisode 4

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Mémoires de l'Ufologie Française - Ufologues dans l'histoire

Le but premier d'Ovni dans l'histoire Tv est de sauvegarder les Mémoires de l'Ufologie Française par le biais de vidéos ou podcast pour que les générations à venir puissent connaître le travail des anciens, des pionniers de l'ufologie et des enquêteurs.

En collaboration avec l'association SCEAU et bien d'autres, cette action qui a débuté en décembre 2011, consiste à interviewer l'ensemble de la communauté ufologique en France et dans les pays limitrophes.

Cette nouvelle saison 3 des Ufologues dans l'Histoire comporte déjà les interviews de Rémy Fauchereau et Sylvain Matisse...

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Années 1960-1970 : L'astronome, professeur et ufologue américain Allen Hynek accompagné de l'astronome, informaticien et ufologue français Jacques Vallée

samedi 29 septembre 2018

OVNIs : ODHtv - Actualités 3ème trimestre 2018

OVNIs : ODHtv - Actualités 3ème trimestre 2018
 MAJ 29-09-2018

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JT Ovni en France, vous partage les dernières observations d'ovni/oani, les conférences et événements ufologiques mais également un dossier sur les ovnis dans l'histoire d'un département ou d'une région. (ps: Toutes les images ou vidéos que vous pensez être des films d'ovni dans ces vidéos sont (sauf mention contraire) des reconstitutions selon le ou les dessins des témoins, comme indiquées en haut à gauche....).

mercredi 26 septembre 2018

Les mutilations et enlèvements étranges

Les mutilations et enlèvements étranges - MAJ 06-09-2018 en bas


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La plupart des articles parlant de ce sujet épineux titrent principalement "les mutilations animales", mais dans la mesure où les recherches des spécialistes ont prouvé des cas de telles mutilations sur des êtres humains, le sujet a traiter est plus vaste évidemment...

Je vais, par soucis de gagner du temps et de reconnaissance envers le travail déjà effectué depuis la fin des années 1960, commencer par l'historique connu et documenté sur ce sujet à l'aide d'articles cités, et donc partir des premiers cas avérés signalés en 1967 pour remonter jusqu'à nos jours pour confirmer ou non la constance du phénomène ainsi que son mode opératoire éventuel, et des hypothèses sur des motivations.

" Des têtes de bétail sont retrouvées mortes et mutilées principalement aux états unis. Le rapprochement avec le phénomène ovni peut étonner mais il est un fait que nous disposons de pas mal d'éléments et témoignages allant en ce sens. On peut très bien imaginer par exemple qu'une civilisation extraterrestre visitant notre planète cherche un jour à puiser dans nos ressources. C'est justement ce qui semble se passer ici. Les mutilations de bétails sont des "éléments annexes" au phénomène ovni qui méritent toute notre attention. Nous vous proposons de découvrir ces faits troublants dans ce dossier. De 10 à 20 000 têtes de bétail ont été retrouvées mortes et mutilées, essentiellement aux États-Unis, et ce depuis le premier cas signalé, c'était en 1967. Les animaux sont retrouvés dans les champs, certains de leurs organes ayant été prélevés après une découpe avec un instrument tranchant ou au laser, les parties mutilés parfaitement cicatrisés comme s'ils avaient été cautérisées avec une précision diabolique. Les nombreuses enquêtes effectuées par le FBI aux États-Unis, laissent à penser que ces prélèvements d'organes se produit après enlèvement de l’animal par voie aérienne : on ne trouve pas de traces de lutte ni de sang au sol, les animaux sont retrouvés parfois dans des lieux inaccessibles à pied.


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Devant l'inexplicable, plusieurs hypothèses ont été avancées : animaux prédateurs (qui demeure l'hypothèse officielle), agissements d’une secte satanique, enlèvements d’origine extraterrestre puisque des ovnis sont parfois repérés à proximité, ou encore opération secrète de l’armée du fait que des hélicoptères non immatriculés évoluent souvent sur les lieux des mutilations.

La difficulté à attribuer ce phénomène à une origine humaine réside dans son ampleur : quelle organisation pourrait en effet réussir à mutiler plus de 10.000 têtes de bétail sans être jamais découverte par un témoin ou par les enquêteurs de police ? Les médias ne proposent aucune solution et les autorités des pays touchés par ce phénomène cherchent très nettement, de part leur attitude ambiguë à étouffer l’affaire.

Des chèvres, des moutons, des chevaux, des vaches, des cerfs, des lapins et toutes sortes d'animaux domestiques sont pris pour cible par ces mutilations. Les bovins en général représente la plupart des animaux mutilés.

Enquête et compilation de données ci-dessous :

Grèce : L'antique ville de Kythnos sort de terre

Grèce : L'antique ville de Kythnos sort de terre


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Kythnos, Vryokastro, le bâtiment 5 durant l'excavation. Source: Site Web du projet Vryocastro de l'Université de Thessalie


On sait finalement assez peu de chose de l'île de Kythnos, qui apparaît pourtant dans les écrits historiques comme faisant partie des Cyclades et ayant fournit deux navires lors de la bataille de Salamine (La bataille de Salamine oppose la flotte grecque menée par Eurybiade et Thémistocle à la flotte perse de Xerxès Ier, le 29 septembre 480 av. J.-C. Malgré leur infériorité numérique, les forces grecques sortent victorieuses de cette bataille navale car leurs généraux obligent les Perses à combattre dans un étroit détroit, ceux-ci ne peuvent donc déployer la pleine puissance de leur flotte...), avant de devenir membre de la Ligue de Délos, c'est à dire sous dominance athénienne...

En fait, son histoire est très mêlée de mythologie car même le nom de l'île fait référence à un roi mythique, leader du peuple des Dryopes, qui a donné son nom à l'île (aussi appelée Thermia) et au fait que l'île a été habitée depuis des temps immémoriaux, grâce notamment à ses mines de fer, que les nazis ont épuisé durant la seconde guerre mondiale...

Kythnos map 1


Une île des Cyclades occidentales, entre Kéa et Sérifos, située à 52 milles marins du Pirée. Elle a une superficie de 99 km² pour un littoral de 97 km.


C'est tardivement que les premières recherches d'habitations ont été effectuées, sous la forme d'une enquête entre 1990 et 1995 et d'une fouille systématique à partir de 2002, tant dans la zone terrestre du site que (à partir de 2005) dans la zone maritime - le port et la mer. La recherche est menée par l'Université de Thessalie en coopération avec la 21ème Ephorate des Antiquités Préhistoriques et Classiques et l'Ephorate des Antiquités Sous-Marines.

Ces fouilles revêtent une importance immense quand les faits indiquent un peuplement remontant à l'âge du mésolithique grec (8500-6500 av. J.-C.). La découverte de ruines importantes et même d'un probable palais ou temple monumental aux abords de la ville actuelle de Vryocastro​ revêt une importance archéologique particulière. Vryocastro occupe une position particulière en tant que principale agglomération de l'île pendant l'Antiquité. Se répartissant chronologiquement entre le 10ème siècle Av. JC et le 7ème siècle après JC, la ville antique (connue sous le nom de Kythnos dans l'antiquité) consistait en un quartier résidentiel et d'un acropole avec des bâtiments d'état, tous entourés par un mur de fortification et deux nécropoles, et avait accès à la mer, où des traces d'un ancien port subsistent encore. Le sanctuaire (bâtiment 3) a été fouillé de 2002 à 2006. Le temple jumeau était intact, avec tous les précieux tributs en place. Deux autels ont été excavés au sud du temple, ainsi qu'un vaste "déposant" qui contenait également des centaines d'hommages précieux...


Villekythnos


Vue aérienne de l'ancienne ville de Kythnos (Vryokastro). Photo: Kostas Xenikakis - S. Gesafidis, 2016.
Plus de détails ci-dessous :

mardi 25 septembre 2018

Egypte : L'embaumement existait déjà dans sa préhistoire

Egypte : La momification existait déjà dans la préhistoire de Nagada


Mummy naqada

 credit: Dr Stephen Buckley, University of York


Une étude et publication scientifique à la mi-août a repoussé de 1500 ans l'âge d'un rituel d'embaument sur une momie conservée à Turin (Italie) depuis 1901, ainsi que les ingrédients et récipients d'embaumement liés. On pensait jusqu'à présent que les rituels de momification étaient contemporains des premières dynasties "officielles" égyptiennes, bien qu'aucune datation n'avait pu jusqu'à présent accrocher une date de "première momification" ou une date de l'invention de telles pratiques en Egypte (en se rappelant que les plus anciennes momies découvertes au monde, jusqu'à présent, l'ont été en Amérique Latine, et non pas en Egypte...). Cette étude prouve sans aucun doute possible que cette momie a bien été embaumée, avec les mêmes doses d'ingrédients que sous les dynasties "classiques" égyptiennes, vers -3600 ans Avant J.C., c'est à dire pendant la phase préhistorique de l’Égypte appelée "culture Nagada" (de vers - 3900 à - 3300 ans AV. J.C). Mais notons qu'une précédente étude de 2014, sur des tombes préhistoriques égyptiennes, avait déjà ouvert de grands soupçons, qui viennent donc d'être confirmés...

C'est la première fois que des tests approfondis ont été effectués sur une momie préhistorique intacte, consolidant ainsi les conclusions antérieures des chercheurs selon lesquelles l'embaumement existait 1 500 ans plus tôt que prévu.

Datant de 3700 à 3500 av. J.-C., la momie est conservée au musée égyptien de Turin depuis 1901, mais contrairement à la plupart des momies préhistoriques des musées, elle n'a jamais subi de traitement de conservation, offrant une opportunité unique pour des analyses scientifiques précises. En effet, à l'instar de son homologue Gebelein Man A au British Museum, la momie de Turin était supposée avoir été naturellement momifiée par l'action desséchante du sable chaud et sec du désert.

Grâce à l’analyse chimique (voir le .pdf ci-dessous), l’équipe scientifique dirigée par les universités de York et Macquarie a découvert que la momie avait subi un processus d’embaumement avec une huile végétale, une résine de conifère chauffée, un extrait de plante aromatique et un mélange gomme / sucre végétal. utilisé pour imprégner les textiles funéraires dans lesquels le corps était enveloppé. (YH : notons que ce processus très ancien serait intéressant à comparer avec celui possiblement employé pour les mystérieuses momies de Nazca découvertes par des huaqueros (pilleurs de tombes) péruviens fin 2015 et révélées fin 2016, et qui ont été datées pour certaines de plusieurs millénaires...).


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Le tissu en lin imprégné de produits d'embaumement. crédit: Dr Stephen Buckley, University of York

jeudi 20 septembre 2018

Chine : Retour à Shimao avec une pyramide à degrés de 70 m

Chine : Retour à Shimao avec une pyramide à degrés de 70 m de haut


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Un retour sur Shimao car j'ai déjà parlé de ce site étonnant en 2014/2015, l'un des plus anciens de Chine (et qui est encore probablement plus ancien que supposé, ses couches les plus profondes restant encore à être excavées), voir tout en bas de cet article, qui est une forme de Mise à Jour avec de nouvelles données...

" Une ville de 4300 ans, qui a une pyramide massive d’au moins 70 mètres de haut et qui s'étend sur 24 hectares à sa base ("230 feet (70 meters) high and spans 59 acres (24 hectares)"), a été fouillée en Chine, ont rapporté des archéologues dans le numéro d’août de la revue Antiquity.

La pyramide était décorée de symboles oculaires et de visages «anthropomorphes» ou partiellement humains (YH : notez qu'on retrouve exactement la même chose dans les Amériques centrales et du Sud ! - à Tiwanaku par exemple...). Ces figures " ont peut-être doté la pyramide à degrés d'un pouvoir religieux spécial et ont renforcé l'impression visuelle générale sur son large public ", ont écrit les archéologues dans l'article.

Pendant cinq siècles, une ville a prospéré autour de la pyramide . À une époque, la ville englobait une superficie de 400 hectares (988 acres), ce qui en fait l'une des plus grandes au monde, ont écrit les archéologues. Aujourd'hui, les ruines de la ville s'appellent "Shimao", mais son nom dans les temps anciens est inconnu.

Cette découverte a des conséquences historiques considérables car on a longtemps supposé que la civilisation chinoise s'était développée dans les plaines centrales vers le milieu du deuxième millénaire avant notre ère. Les découvertes archéologiques récentes sur le site de l'âge de bronze à Shimao remettent toutefois en cause la compréhension traditionnelle des «périphéries» et des «centres», ainsi que l'émergence de la civilisation chinoise. Cette recherche révèle que vers 2000 avant JC, les hautes terres de loess abritaient une société complexe représentant le cœur politique et économique de la Chine. De manière significative, il a été constaté que les symboles de base de l’Age du Bronze associés aux civilisations des Plaines centrales ont en fait été créés beaucoup plus tôt à Shimao. Cette étude fournit de nouvelles perspectives importantes sur les récits de la formation de l’état et l’émergence de la civilisation dans le monde.

Chine pyramideshimao

Cette figure montre des images de la pyramide à degrés. a) une partie des contreforts en pierre des deuxième et troisième degrés de la pyramide; b) des symboles oculaires qui décorent la pyramide c) une vue des contreforts sous excavation; d) une vue générale de la pyramide avant la fouille. Crédit: Zhouyong Sun et Jing Shao

lundi 17 septembre 2018

OVNIs : Etudes Géo-Ufologiques par ODHTV - Saison 7

OVNIs : Etudes Géo-Ufologiques par ODHTV - Saison 7


Asperatus nouveaunuage newzeeland

l'asperitas, un nouveau nuage admis par la science en 2017 : preuve formelle des changements climatiques, ou d'une adaptation de notre réalité, de notre conscience... ?

Créée en Septembre 2010l'étude géo'ufologique était au départ un nouveau thème pour les reportages d'odhtv (regroupé sur la saison 6)dont les buts étaient:

- Etudier les zones géographiques (lacs, montagnes, etc…) et la géologie des zones de RR2 et RR3.

- Vérifier des théories avec les failles géologiques, les centrales nucléaires, les industries, mégalithes, etc…

- Fournir  un  outil  de  recherche  pour  les  générations  futures.

- Établir des statistiques en fonction de l’année, la forme, les couleurs, les zones géographiques, etc…

Les petits reportages vidéos (regroupés sous la dénomination OEIL dans les archives d'ODHTV et ici), présentés par Gilles Thomas, sont des études géologiques liées au phénomène OVNI. Ces études font parties des recherches scientifiques du phénomène d'un point de vue géographique, géologique, hydrologique, tectonique, volcanique, karstique, etc... et sont tous filmés en France.

L’étude Géo’Ufo a mis en évidence des zones de recherches où seront implantées des caméras particulières.

(4 spots ont été choisis selon des paramètres précis)

Nous participons également à S.O.A.L.N (Station d'observation et d'analyse des lueurs nocturnes)

L'étude Géo'Ufologique phase 2 (Saison 7) traitera de la suite des recherches effectuées sur le terrain avec des ufologues participant à l'étude.


Voici le premier reportage de la Saison 7, celui-ci venant tout juste de sortir, vous y verrez l'intervention de plusieurs ufologues et aussi de témoins :

Saison 7: études géo'ufologiques

Chinaclouds seisme

Des nuages bas irisés (ce phénomène est décrit par les scientifiques comme des nuages de très haute atmosphère... ce qui est faux en ce qui concerne ceux-ci...) souvent décris juste avant un séisme, exemple en Chine, où des lueurs anormales ont été aussi rapportées... :

vendredi 14 septembre 2018

GLOZEL : entre Atlantes et Gaulois ?

GLOZEL : entre Atlantes et Gaulois ?

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Suite des Ecritures énigmatiques : Page 1, Page 2.

Une des pièces maîtresse trouvées à Glozel est une petite sculpture en ronde bosse, dite du "Chasseur ", ou du "Chaman" (ci-dessous). Tenant un épieu dans sa main droite, il est campé de ses deux pieds sur le ventre d'un animal expirant. La macrophotographie révèle autour du cou deux colliers, dont l'un est composé d’éléments sphériques, les fameux "hochets" ou "bolas" qui avaient tant intrigué le monde archéologique. L'homme est assurément ici dans une nudité rituelle, et le collier flottant, à symbole mammaire, une évocation au culte primordial, originel, de la Grande Déesse Mère. 

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Depuis plus de 90 ans, les objets trouvés dans une tranchée bouleversent le monde de la préhistoire.

Le lieu-dit de Glozel est à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Vichy, au bord de la D495 Cusset/Ferrières-sur-Sichon. Situé dans les montagnes du Bourbonnais chargées de légendes et haut lieu de l'histoire, Glozel est peut-être la clef qui ouvrira la porte du mystère des origines du monde ou du moins des origines de notre civilisation et du courant migratoire des hommes.

Le samedi 1er mars 1924, Emile Fradin, 17 ans, laboure en compagnie de son grand-père, Claude Fradin, un champ dit ‘Duranthon’ (dérivé de durant, signifiant endurant, endurci. Ajoutons que ‘duranger’ vient d'élan, de renne, animal qui existait sur le territoire français à une époque lointaine). Il s'agit d'une parcelle plus ou moins incultivée.


Tout à coup, une des deux vaches tirant la charrue trébuche et s'enfonce en partie dans la terre. En la dégageant, le grand-père et le petit-fils découvrent une cavité, dans laquelle ils distinguent un squelette et des poteries. Ces dernières sont extraites, puis cassées : ils espèrent découvrir un trésor ; ils n'y trouvent que de la terre. Claude Fradin se souvient que le précédent propriétaire du terrain avait trouvé, en creusant à proximité pour enterrer une bête, un vase décoréUn vase inscrit fut découvert par le métayer qui les avait précédé quand il voulut enfouir une de ses bêtes morte. A la fin des années 1880, des poteries furent détruites pendant le défrichage d'une parcelle de la ferme.

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Le lendemain, dimanche 2 mars 1924, Emile Fradin, le petit-fils, revient examiner les lieux et dégage la cavité qui se révèle être une fosse — d'environ trois mètres sur un — dont les parois sont de briques emboîtées les unes dans les autres, et le sol constitué de seize dalles d'argile. Quelques vases, des débris divers et une plaque d'argile portant des signes curieux forment le ‘mobilier’ de ce qui lui paraît être, à cause du squelette, une tombe.

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Plan de la fosse au niveau du dallage


  1. grosses pierres reposant sur les cailloux - "témoins"
  2. grandes briques du dallage
  3. murs latéraux
  4. terre à brique non agglomérée
  5. grande brique de dallage avec empreinte de main

(d'après un document établi par le Dr Antonin MORLET)


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Les jours suivants, d'autres découvertes s'ajoutent aux premières : trois tablettes avec des empreintes de mains, une aiguille en os et des galets comportant les mêmes étranges signes que sur la plaque d'argile. La nouvelle de la mise à jour de la sépulture franchit le hameau, parvient jusqu'au village voisin d’où le curé, le médecin et l'instituteur viennent constater sur place la découverte.

Du champ de labour au ‘Champ des Morts’

Une institutrice, Adrienne Picandet, vient aider aux fouilles. Plus tard, lorsque les polémiques se succéderont, elle témoignera que les toutes premières tablettes d'argile portaient bien des inscriptions ; quarante autres personnes signeront aussi une attestation.

Dès le 20 mars, Adrienne Picandet envoie un rapport à l'inspecteur de l'Académie de Moulins. En date du 15 août 1926, le Mercure de France publie une lettre de mademoiselle Picandet : « En outre de la superbe fosse que monsieur Emile Fradin avait fort bien conservée et dont les murs, recouverts d'un suintement de verre, resplendissaient au soleil, la collection comprenait déjà : deux empreintes de mains, la première brique à signes, deux tranchets, une petite hache, le tranchant d'une hache brisée, de nombreux débris de poteries et plusieurs morceaux de supports de creusets ».

Le docteur Antonin Morlet (1882 - 1965) apprend l'existence de Glozel. Il est passionné d'archéologie, auteur de plusieurs ouvrages et possesseur d'une importante collection d'objets gallo-romains recueillis dans la région. Pour couper court aux manœuvres de détournement et d'accaparement, le docteur Morlet loue aux Fradin le champ ‘Duranthon’ qu'on commence déjà à appeler le ‘Champ des morts’. Certains archéologues, éblouis par la richesse du site, veulent en être les découvreurs, à la place d'un jeune paysan qu'ils jugent inculte, et, dépités de ne pas s'en voir attribuer la découverte, en deviendront de farouches adversaires, allant jusqu'au mensonge et la diffamation.

Le docteur Morlet procédera à de nombreuses fouilles et restera un ardent défenseur du site et de la famille Fradin. Les plus grands experts - et rivaux - de l'époque, MM. Capitan, l'abbé Breuil, Peyrony, Camille Jullian, Salomon Reinach, Depéret viennent visiter le site.
Une authenticité reconnue

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Idoles phalliques bi-sexuées-Glozel

Depéret, doyen de la Faculté des sciences de Lyon, agrégé de géologie et vice-président de la Société géologique de France écrira : « Il ne saurait rester dans l'esprit d'un géologue aucun doute sur la situation parfaitement en place de ce précieux objet et nous pouvons vous donner à cet égard notre attestation la plus formelle (...) Le gisement de Glozel est un cimetière datant de l'extrême début du Néolithique. (...) La présence indiscutable, quoique sans doute très rare, d'un renne figuré à Glozel, s'ajoute à d'autres réminiscences magdaléniennes de l'outillage pour m'amener maintenant à admettre que le gisement de Glozel se rapproche du paléolithique final, avec lequel il s'apparente à la fois par la forme, par l'outillage et aussi par l'écriture ».

« Plus bas, écrit M. Depéret, dans l’argile jaune, tendre, qui contient à la  profondeur moyenne de 0 m. 60 à 0 m. 70 la couche archéologique, j’ai recueilli, dans  l’argile vierge de tout remaniement, entre autres objets, un beau fragment de tablette à  inscriptions alphabétiformes enserré dans une trame de racines et de radicelles d’arbustes  aujourd’hui disparus. Cette observation, continue-t-il, est, à mon avis, décisive et implique à  elle seule d’une manière irréfutable l’authenticité de la tablette et, par suite, de l’écriture  glozélienne. Pour penser autrement, il faudrait supposer qu’un faussaire aurait préparé le  terrain en y introduisant des objets il y a au moins vingt ans, temps nécessaire à la  croissance et au développement des racines qui entouraient la tablette. L’énoncé seul de cette hypothèse permet d’en saisir l’absurdité. […] ». Source :  Jean Piveteau, « A propos de Glozel » Revue de Paris, 1er mai 1928, pages 152-174.www.museedeglozel.com/Corpus/Piveteau.pdf

Joseph Loth (1847 - 1934), professeur au Collège de France depuis 1910, archéologue et spécialiste de l'histoire et de la langue celtique, recommande à Emile Fradin d'installer un petit musée, preuve qu'il croit à l'authenticité et à l'importance de ce qui a été découvert sur le site.

Nous n'entrerons pas dans la description de ce que fut la situation d'Emile Fradin en butte aux mesquineries, aux malversations, aux mensonges et tracasseries diverses occasionnées par les vanités, les égoïsmes et le refus de certaines instances ‘scientifiques’ de réviser non seulement leurs assertions (Emile Fradin fut accusé d'être un faussaire) mais de tenir compte des observations faites par leurs pairs, ou par eux-mêmes - car certains se contrediront -.

Procès en tous genres, même en diffamation, furent finalement gagnés par Emile Fradin, mais perturbèrent singulièrement sa vie, et nuisirent autant à la reconnaissance de son mérite de ‘découvreur’ qu'au fait que soient, à partir des mobiliers découverts à Glozel, envisagées différemment les sources de la connaissance européennes et occidentales.

L'exigence de la Vérité

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couteau-Glozel

Nous ne souhaitons pas, ici, entrer dans des polémiques toujours stériles. Cependant, nous ne pouvons ignorer les propos et l'attitude de ceux qui confondirent leurs intérêts avec ceux de la société qu'ils représentaient, et qui oublièrent ce à quoi leurs fonctions les obligeaient.

Tous les livres que nous avons consultés exposent la même ignominie de la part de scientifiques -vrais ou faux-. Preuve est faite, s'il en était nécessaire, de la faillibilité des hommes, fussent-ils couverts de diplômes, chargés de titres et de notoriété. Le vrai, le véritable scientifique n'oublie jamais la remise en question, démarche indispensable à l'approche de la vérité. L'examen de conscience n'est pas le monopole du domaine religieux. Peu d'hommes reconnaissent leurs erreurs, et publiquement. C'est pourtant là faire preuve de l'honnêteté à laquelle tous prétendent, et dont ils se réclament, face à leurs adversaires.

La science nous confirme constamment, par son évolution, la réalité d'une interdépendance des disciplines, en corollaire avec la réalité de l'univers, visible et invisible. Des hypothèses, certaines d'ailleurs du domaine du rêve -mais outre que le rêve n'est pas interdit, il peut se révéler prémonitoire- ont été proposées par des archéologues, des scientifiques, des dilettantes, hypothèses qui, même si elles n'ont pas été confirmées, même si elles ne correspondent pas aux thèses officielles, n'en sont pas moins dignes d'écoute.

L'oubli officiel est désormais tombé sur le site de Glozel, sur son inventeur -qui est aujourd'hui décédé- et sur les conclusions que l'on se doit d'en tirer. Ne subsistent que l'intérêt et la passion de quelques mordus d'archéologie qui exigent la vérité.

Un silence inexplicable
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Représentation animale sur ivoire: Renne blessé, flèche dans la gorge et le cœur

Pourquoi les instances responsables tiennent-elles à ne pas porter à la connaissance du public une découverte capitale ? La prudence se comprend, pourvu qu'elle ne s'accompagne pas d'immobilisme, et d'une certaine malhonnêteté intellectuelle.

Il est exact que les moyens d'investigations ont beaucoup évolué et qu'aujourd'hui nous pouvons dater avec une relative précision, ce qui n'était pas le cas dans les années 30. Des vieillissements peuvent être retardés ou accélérés selon le milieu dans lequel se trouvent les éléments à étudier. Les accidents géologiques aussi bien que climatiques interviennent dans des proportions pas toujours homologuées. La science doit être leçon d'humilité. Aucun homme, fut-il infiniment savant, ne peut prétendre tout savoir.

Il serait temps de reconsidérer le ‘cas Glozel’. Les fouilles qui y ont été effectuées depuis l'incident du 1er mars 1924, qu'elles aient été officielles ou non, révèlent des données qui bouleversent justement des certitudes trop souvent exprimées sans aucun esprit d'objectivité. Voici, brièvement résumé, ce qui a provoqué l'anathème jeté sur Glozel et son inventeur, puis déclenché la loi du silence :

— le renne n'était pas censé vivre sur le territoire français au Néolithique ; avec le recul des glaces, il était déjà remonté vers le Nord.

— L'écriture sous une forme alphabétique n'existait pas encore, au Paléolithique

— Les signes établis avec une volonté de coordination alphabétique provenaient du Moyen -Orient, et dataient du Néolithique.

Or, à Glozel, furent trouvés dans la même tranche de terrain des vestiges qui, selon certaines sommités fortes des acquis de la Science de l'époque, ne pouvaient cohabiter. Sur un galet étaient gravés un renne et une suite de signes s'apparentant à un alphabet. Des os, de l'ivoire, de la terre plus ou moins ouvrée présentaient un même art figuratif, et une écriture.

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tube en os, percé et gravé-Glozel

Comme s’il manquait encore quelque chose à notre perplexité, le Matin s’est chargé d’y ajouter : il a dépêché à Glozel deux de ses collaborateurs, MM. Pierre Guitet-Vauquelin et Clérisse. Ceux-ci ont réfléchi : « Si le ‘Champ des morts’ est réellement farci de débris préhistoriques, n'est-il pas vraisemblable qu'en fouillant ailleurs, dans les mêmes parages mais en un endroit que personne, jusqu'ici, n'a exploré, on trouve des vestiges analogues? ». Cet endroit vierge, ils l'ont soigneusement choisi, après quelques tâtonnements, au Sud et en contrebas du gisement classé, à quelques pieds au-dessus de la rivière. A défaut d'érudition préhistorique, ils avaient l'expérience des tranchées, qui leur avait appris à remuer la terre. Ils s'y sont employés courageusement, à la pioche, à la houe et au couteau. Au bout d'une heure, ils dégageaient de la couche archéologique un gros morceau de poterie de grès, puis de nombreux et menus fragments de brique et des morceaux de terre vitrifiée, puis, à 1 m. 35 du front de taille, par 60 centimètres de profondeur, au milieu d'une véritable chevelure de racines drues, un galet noirâtre, elliptique, portant trois signes glozéliens classiques : une barre inclinée, un V très ouvert et une échelle à trois échelons. Ce fut la récolte de la matinée.

Dans l'après-midi, pour écarter toute suspicion de fraude, -car ils étaient allés déjeuner dans l'intervalle-, ils ouvraient une nouvelle tranchée. Ils y déterraient bientôt un harpon cassé, de 6 centimètres de long. Une troisième tranchée leur livrait ensuite d'autres fragments de grès, une pointe en roche volcanique ayant dû servir d'outil à graver et un morceau d'os fossilisé, de 3 centimètres et demi, taillé en pointe. Sans préjuger de la valeur de ces différentes pièces, MM. Pierre Guitet-Vauquelin et Clérisse auraient ainsi fait la preuve, si vraiment leur expérience a été entourée de toutes les précautions de contrôle désirables pour qu'ils n'aient pas été eux-mêmes victimes de « truqueurs », que le sous-sol de Glozel recèle des « témoins » qui n'ont pu être ni fabriqués ni enfouis pour les besoins de la cause.

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Le lendemain, les deux fouilleurs se rendaient à un kilomètre et demi de Glozel, à la « goutte » Barnier -en langage local, on dénomme « gouttes » les vallonnements dont la région est semée- et pénétraient dans une grotte souterraine depuis longtemps obstruée à son orifice ; or, ils constataient qu’elle n’avait pas été envahie par la coulée de l’argile, ce qui infirmerait un des arguments invoqués contre l’ancienneté des deux tombes du « Champ des Morts ».

Des découvertes d'objets similaires furent effectuées aux alentours (à Moulin Piat, à 2,5 km au Sud; chez Guerrier, à 3 km sur la rive droite du Vareille; à Puyravel à 10 km en amont, sur la rive opposée).

A l'examen, certaines poteries révélaient une utilisation cultuelle, indice de l'évolution de ceux qui les avaient façonnées. La représentation animale gravée sur différents supports l'avait-elle été dans un but évocateur, votif, chamanique, ou n'était-ce que de l'art pour l'art ?

Personne, jusqu'à ce jour, n'est à même de dater cet ensemble avec cohérence. Le carbone 14 aussi bien que la thermoluminescence ne s'accordent sur les dates. En 1972, des techniciens du Commissariat à l'Énergie atomique ont analysé des tablettes et des objets en os : les tablettes dateraient de 700 avant J.-C. à 100 après J.-C. mais certains objets en os remonteraient à 17.000 av. J.-C. ! 17 millénaires d'écart, du paléolithique supérieur à la Guerre des Gaules dans le même ‘lot’ archéologique.

Seule certitude : il ne s'agit pas d'une supercherie, et Emile Fradin, inventeur du site, n'est pas le faussaire que certains, en mal d'explications, ont dénoncé.

Des mains de géants



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Une quinzaine d'empreintes de mains ont été découvertes à Glozel, toutes de la main droite. Deux ont été découvertes à l'intérieur des tombes (Fosse ovale et Tombe II), elles font en moyenne 35 cm de haut !

Ce qui n'a pas été souvent évoqué, c'est la dimension des mains, moulées dans la terre cuite. En appuyant fortement sa main dans de l'argile malléable, on agrandit l'empreinte de cette même main, mais le séchage entraîne une rétraction, si bien que l'empreinte garde une dimension proche de celle de l'original. Or, à Glozel, les mains sont grandes, très grandes, tout en restant proportionnées. Elles dépassent la norme d'une main d'homme du XXe siècle.

Idem pour l'épaisseur des os de la boîte crânienne retrouvée : épaisseur du double de celle d'un homme d'aujourd'hui. Quant à la boîte crânienne, elle est d'un volume supérieur à la moyenne de nos propres crânes. Peut-on parler de géants ou simplement d’une tribu d’hommes de grande taille, venus d’ailleurs, et qui se seraient retrouvés là, isolés, après un mystérieux exode ?

Les gravures, dans ce qu’elles représentent autant que dans leur technique de façonnage, correspondent, même si la facture en est inégale, à ce que l’on connaît du Paléolithique. Certains décors ressemblent à ce qui a été exécuté dans la péninsule ibérique, au Maroc ou aux Canaries, ainsi qu’aux abords de l’ancien bassin saharien. Que faut-il en déduire ? Une meilleure connaissance des Guanches, ce peuple disparu des Canaries lors de la conquête espagnole à l’époque de la Renaissance, aurait pu peut-être apporté des lumières sur l’énigme Glozel.



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Urne-Glozel

Notons au passage que tout ce qui aurait pu assurer un trait d’union entre les différentes histoires de l’Humanité a été délibérément détruit au cours des âges par les esprits forts du moment : la bibliothèque d’Alexandrie, les revêtements des pyramides, les ‘pages d’écriture’ de l’île de Pâques, tous les documents trouvés par les conquistadors, les témoignages païens d’Europe…Ainsi disparaît la mémoire des peuples, au profit de systèmes de pensées et d’actions provisoirement nouveaux…Au contraire des flots blancs du Léthée qui apportaient, à l’orée des Enfers, l’oubli aux âmes des morts, c’est dans un flot rouge dû à la cruauté des hommes que des Civilisations naissent puis disparaissent...

Un alphabet trait d’union

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« Or il y avait des géants sur la terre en ce temps-là ! » est-il écrit dans la Genèse, au chapitre IV, où est décrite la dépravation des hommes, cause du déluge.

« Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient constitué un empire grand et merveilleux. Cet empire était maître de l'île tout entière et aussi de nombreuses autres îles et de parties de continent. De notre côté, il possédait la Libye jusqu'à l'Egypte et l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie (l'Italie occidentale) » écrit Platon, dans Timée, lorsqu'il décrit l'Atlantide.

L'archéologie a permis de découvrir dans le monde différents signes et alphabets. Ils appartiennent à des peuples différents, situés si loin les uns des autres qu'il paraît difficile de soupçonner des liens entre eux. Et pourtant ! Si l'alphabet de Glozel pouvait trouver son Champollion ! Si l'alphabet de Glozel pouvait être précisément daté ! Ce serait toute une partie de notre lointaine histoire, qui veut que notre civilisation soit née dans les larges plaines du Croissant fertile, de l'autre côté de la Méditerranée, qui serait remise en cause. Cet alphabet que certains ont daté du néolithique (8000 av. J.-C. donc antérieur aux ‘premiers’ alphabets phéniciens - 4000 av. J.-C.), que d'autres ont qualifié d'amulettes de sorciers gaulois...

Nous sommes toujours à la recherche de nos origines et de la Vérité. Il faut donc ne pas craindre d'aller à l'opposé des concepts, fussent-ils accrédités par la majorité des instances qui, trop souvent, s'arrogent des pouvoirs qu'ils ont usurpés. L'archéologie ‘officielle’ est au service des contribuables, des citoyens, et non l'inverse. Qu'importent les querelles de chapelles, d'écoles, qui, hélas, durent parfois plus longtemps que ceux qui les provoquent, les élèves se révélant aussi fanatiques et aussi aveugles que les maîtres. Les passions et les rivalités l'ont emporté sur la nécessaire sérénité. Des rapports ont été rédigés sur Glozel. Pourquoi ne sont-ils pas publiés ?

Du nom de Glozel


Dans la région du Centre, le C se traduit souvent phonétiquement en G. Ainsi, les prunes ‘reine-claude’ deviennent-elles des ‘reine-glaude’.

Pour trouver les origines du lieu-dit Glozel, on peut chercher les racines dans les termes suivants, empruntés au patois local ou régional :

— Gleizes : voisins.

— Glaus : Glouton (langue d'oc), glaïeul (langue d'oïl)

— Clos : enclos cultivé (langue d'oïl)

— Claussel : dérivé de Claus, l'équivalent d'une closerie (métairie dans le Midi et dans le Centre), tout comme Cloux, Clouzard, Clouzet... Cluseau, Cluzel, Clusot, Cluzeau ; Cluzel veut aussi dire caverne, enclos...

Si Claude, par déformation phonétique, se transforme en Glaude, voire en Claudel, il est curieux de constater que Glozel est à la fois une déformation du prénom du grand-père d'Emile Fradin, avec lequel il découvrit le site, l'équivalent de métairie - la famille en exploitait une - et le nom d'une terre dans laquelle se trouvent sinon des cavernes, du moins des cavités. Gérard Bourgue

En 1972, de nouveaux moyens de datation (carbone 14, thermolumines­cence) établissent le caractère préhistorique d'une partie des objets. Henri François, ingénieur au Commissariat à l'Energie Atomique, en visite à Glozel, fait des prélèvements et les envoie à 3 laboratoires étrangers pour datation, qui utiliseront la méthode de datation au carbone 14 pour les os gravés et la thermoluminescence pour les céramiques et la terre cuite.

Pour les trois laboratoires indépendants, les résultats seraient les suivants :

Ø       les ossements auraient entre 15 000 et 17 000 ans,

Ø       les céramiques auraient 5 000 ans,

Ø       les tablettes gravées auraient 2 500 ans.

Henri François écrira à Emile Fradin :

"...Seuls quelques attardés mal informés pourront encore prétendre que vous êtes un faussaire, les regroupements des mesures faites indépendamment dans chaque laboratoire sont parfaits et indiscutables..."



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pointe d'harpon trouvé en 1974 à + 2km de Glozel


Ce dernier n'a pas hésité à demander au Docteur Zimmerman de l'Université de Washington, attaché au Mc Donnel Center for the Space Science, de réaliser une investigation qu'il était le seul à pouvoir mener à bien. Le but était de déterminer si les céramiques de Glozel étaient bien des objets authentiques, et non des faux, fabriqués modernement. Basant sa démonstration sur une propriété particulière des grains de zircon, le Dr Zimmerman concluait ses résultats, en y indiquant: "Nous écartons donc toute possibilité pour que ces deux prélèvements de Glozel puissent être des céramiques modernes, irradiées artificiellement dans le but de les faire paraître anciennes. Et nous concluons qu 'elles ont vraiment été fabriquées dans 1 'antiquité". Une position qui venait conforter celles déjà émises auparavant, dont celle de l'Ingénieur géologue M.E. Buet, qui avait pu déterminer, en 1928, que les briques à inscriptions n'avaient été cuites qu'à une température comprise entre 600 et 700 degrés...

Les objets Glozéliens, actuellement 2500 pièces, ont été trouvés dans une couche archéologique unique, bien différenciée. Cette couche avait été signalée comme étant du Néolithique par le Doyen Charles Deperret. Le récent congrès international 14C et Archéologie - Lyon 1998 fait état, pour ce processus de néolithisation en Europe, d'une mise en place dans les derniers siècles du 7ème millénaire, et d'une généralisation dans la première moitié du 6ème.

Ce Champ des Morts a fait l'objet d'une investigation au magnétomètre à proton, réalisée en 1974, par Madame Lemercier, du Centre d'Etudes Nucléaires de Grenoble, qui a permis de conforter les précisions laissées par le Dr Antonin Morlet. Ce dernier fouilla ce lieu, seul avec Mr Fradin, pendant plus de 15 ans et y a laissé de nombreux endroits vierges, afin que les générations futures puissent compléter, par de nouvelles fouilles ou de nouvelles approches techniques, les informations déjà possédées.

La confrontation et la comparaison de la couverture aérienne et des résultats de Mme Lemercier permettent de retrouver trace des structures inviolées, au niveau du Champ des Morts, mais aussi dans les terrains avoisinant, au dessus et à gauche du terrain en venant du Musée.

En 1974, des céramiques ont été confiées au laboratoire d'Édimbourg pour essais de datation par thermoluminescence; ces expériences, reprises aux laboratoires de dosimétrie du CEA (Fontenay-aux-Roses et Gif-sur-Yvette) par H. François, G. Poutal et G. Valladas, ont donné des résultats peu significatifs en raison de nombreuses perturbations dues au comptage, à la nature et à la profondeur du sol d'enfouissement. Des objets identiques ont été datés de 700 av. J.-C. à 100 apr. J.-C., puis de 350 av. J.-C. au XVIIIe s. Les glozéliens mettent ces disparités sur la très forte radioactivité naturelle de la région.



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L’ alphabets comporte un très grand nombre de signes (111 signes distincts suivant Morlet), beaucoup plus que dans les autres alphabets anciens auxquels il ressemble. Cette écriture présente de grandes ressemblances avec:

a) des formes très anciennes de l'écriture phénicienne, mais aussi avec

b) un certain nombre d'inscriptions alphabétiformes retrouvées dans des sites magdaléniens, au Portugal, en Roumanie et en France.

La même année, une équipe du Centre de Recherche Nucléaire de Grenoble passe le site au magnétomètre, montrant qu'il existerait encore des objets enfouis.

En 1975, après un congrès d'archéométrie tenu à Oxford, la lumière est enfin faite sur l'authenticité du site. L'Etat reconnaît l'authenticité de Glozel, mais la communauté scientifique continue de douter.

En 1983, Jack Lang, alors ministre de la Culture, décide d'une nouvelle campagne de fouilles (jusqu'en 1990). « Elles ont été menées à plusieurs kilomètres du site principal et dans des milieux stériles ou perturbés, estime Jean-Claude Fradin, fils d'Émile. Nous attendons toujours un rapport définitif sur ces fouilles. 

M. Remy Chauvin, biologiste, "père spirituel des hérétiques en France" :

"...S'ils ne publient pas c'est qu'ils ont probablement trouvé des choses qui les ennuient, alors pourquoi ?

De quoi a-t-on peur ?

On a peur de contrarier quelques vieux professeurs, on a peur de démolir les théories en cours ?

Mais, est-ce que les théories scientifiques sont des monuments religieux ?

Qu'y a-t-il donc à Glozel qui soit responsable d'une telle levée de boucliers ?

Faisons donc des fouilles méthodiques et raisonnées à l'endroit où Emile Fradin les fit ! ...
"

M. Emile Fradin s'est vu proposé des sommes fabuleuses pour ses découvertes mais il n'a cédé aucun objet. Le 16 juin 1990, il reçut les Palmes Académiques.

Alignement de pierres dressées (re)découvert en 1993 à Glozel.

Ces blocs dépassaient les 1m60 pour certains à l'origine. Cet alignement Nord-Sud visant le Champs des Morts, mesurait une centaine de mètres de long et se terminait par un demi cercle de pierres (christianisées au XIX ème siècle par la confection d'un sanctuaire marial). On pouvait en dénombrer environ 80. Ces blocs de granit furent en partie arrachés en 1921 pour édifier la grange de la ferme. Aujourd'hui on peut encore en compter une cinquantaine. Emile trouva deux rondelles d'argile sous ces pierres lors de leur dégagement.



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En 1995, suite à la diffusion d'une émission télévisée, le résumé provisoire des recherches précédentes est enfin publié mais ne révèle rien, si ce n'est ce que l'on savait déjà, qu'il y a une grande disparité dans l'âge des objets de Glozel.

Plus de 3000 objets ont été retrouvés, des poteries, des tablettes gravées, des pierres polies, des bijoux en os, des têtes de flèches, des aiguilles, et il ne semble pas que les signes écrits aient été superposés à des gravures animalières antérieures.



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Collier gravé-Glozel



Tous les ossements, humains ( n'appartenant pas à des squelettes d'homme moderne ), et d'animaux ( ayant été transformés en outils, bijoux, certains portant des signes d'écriture ), tous, présentent une fossilisation avancée.

Les haches en pierre polie ont leur tranchant trop peu usé et sont donc certainement votives,